lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Coupe du monde 2010 - L'Espagne a sa génération en or

Jean Dion   12 juillet 2010  Soccer
La Furia Roja a eu raison des Pays-Bas par la marque de 1 à 0 en finale hier.<br />
Photo : Agence Reuters Dylan Martinez
La Furia Roja a eu raison des Pays-Bas par la marque de 1 à 0 en finale hier.
Un houleux débat de société perdure quant à l'identité de celui qui a le premier eu l'idée d'appeler le soccer The Beautiful Game, mais ce dernier, s'il est toujours de ce monde, a eu 90 bonnes minutes, en ce dimanche de finale de la Coupe du monde, pour se demander s'il ne s'était pas un peu trompé. Du jeu intense, certes, mais bonté, quel carnage. Peut-être s'agissait-il d'une illusion imputable à une exposition pendant un mois au tintamarre de fond des vuvuzelas, mais il semblait qu'on voyait plus souvent le maillot bleu ciel de l'officiel Howard Webb qui fouillait dans sa poche à la recherche de jaune que les joueurs en orange ou en rouge (eux qui portaient d'ailleurs, sans doute par esprit de contradiction, un uniforme marine).

Heureusement, ça s'est amélioré en prolongation, mais histoire d'alimenter les discussions à l'infini, il aura fallu une erreur d'arbitrage, une autre dans un tournoi qui avait déjà souffert de plusieurs mauvaises décisions à des moments clés, pour susciter la controverse. Sur la séquence menant au but décisif d'Andres Iniesta à la 116e minute, le coup franc de Wesley Sneijder des Pays-Bas avait bel et bien touché un joueur espagnol dans le mur avant de rouler derrière la ligne de but. Ç'aurait dû être corner pour les Pays-Bas, mais M. Webb, dont paradoxalement l'Espagne redoutait la présence avant la rencontre parce que celui-ci avait fait l'objet de critiques après avoir dirigé la défaite de la Roja contre la Suisse en lever de rideau (0-1), ne l'a pas vu. Le défenseur Joris Mathijsen s'est d'ailleurs pris un carton jaune dès après le but tellement il était furax.

Voici donc les Espagnols abonnés au 1-0, score par lequel ils ont remporté toutes leurs joutes à élimination directe et sont devenus, avec huit buts en sept matchs, le champion du monde le moins prolifique de l'histoire. Là-dessus, on pourra observer que les Néerlandais ont un peu couru à leur propre perte, eux qui s'étaient mis dans de sales draps avec le deuxième jaune expulsant John Heitinga à la 109e et ont dû jouer les 10 minutes et des poussières restantes à court d'un homme.

Certains craignaient que la taille de l'enjeu et la présence de deux équipes qui n'avaient jamais accédé aux honneurs suprêmes ne fassent en sorte que l'on passe beaucoup de temps à s'étudier. La Roja a rapidement montré que cette tactique n'entrait pas dans ses intentions. Ils sont sortis fort, contrôlant le ballon comme c'est leur habitude. Dès la 5e minute, le gardien Maarten Stekelenburg devait se signaler sur un tir redirigé de la tête de Sergio Ramos. Un peu plus tard, Ramos et David Villa obtenaient aussi de bonnes chances, alors que l'adversaire paraissait débordé et se cantonnait dans la longue remise.

Puis les Néerlandais ont semblé se dire hé, ça va faire le niaisage, on ne va tout de même pas les laisser agir à leur guise, et la hargne s'est installée en milieu de terrain. Du sérieux à part ça. Cinq cartons jaunes en moins de 15 minutes, et on n'était pas encore au tiers du temps réglementaire que le carnet Webb (excusez-la) se trouvait déjà fort bien garni.

Il restait à Iker Casillas de plonger à sa gauche pour empêcher la frappe d'Arjen Robben de faire mouche dans les arrêts de jeu de la première demie pour qu'on rentre aux vestiaires sur un score vierge.

Robben voit rouge

Même défilé de jaunes en deuxième mi-temps, une période que préférera oublier l'attaquant Robben mais dont il se souviendra longtemps. Deux fois plutôt qu'une, de splendides balles lui sont expédiées, lui permettant de se trouver fin seul en possession du ballon derrière la défense adverse. Mais à chaque reprise, Casillas viendra se dresser devant lui, la première en tendant le pied in extremis. Villa disposera aussi d'un belle occasion à l'autre extrémité, mais son tir depuis l'embouchure sera dévié par un joueur allongé devant lui.

En prolongation, quatre autres cartons, pour un total de 14. Quatorze. Neuf contre les Pays-Bas, cinq contre l'Espagne. Mettons que les protège-tibias ont connu une grosse journée.

Quant à l'Espagne, la meilleure équipe au monde a réussi ce qu'elle avait fait auparavant: user son rival, et porter le coup de grâce tardivement. Contre le Portugal en huitièmes, c'était à la 63e minute; face au Paraguay en quarts, à la 83e; devant l'Allemagne en demies, à la 73e.

La Roja n'avait jamais fait mieux qu'une quatrième place en Coupe du monde, et encore était-ce à une époque aujourd'hui bien lointaine: 1950. Or voici sa génération en or détentrice du doublé, après avoir raflé l'Euro 2008. Seules l'Allemagne de l'Ouest (1972 et 1974) et la France (1998 et 2000) pouvaient jusque-là prétendre avoir été simultanément championnes d'Europe et du monde.

Les Pays-Bas, pour leur part, perdent une troisième finale, les deux premières ayant été aux mains du pays hôte, la RFA en 1974 et l'Argentine en 1978.

Et peu importe qui allait gagner cette joute, on savait déjà qu'il s'agirait de la première sélection européenne à mettre la main sur le titre mondial hors d'Europe.

Pour sa part, Paul la pieuvre, le pouple oracle de l'aquarium d'Oberhausen, en Allemagne, boucle son parcours Afrique du Sud 2010 avec un dossier parfait de huit prédictions exactes en huit tentatives.

Comme ils disent: Olé.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    12 juillet 2010 07 h 40
    Le héros du Mondial
    La pieuvre allemande qui ne s'est jamais trompée. Un pied de nez, que dire de pattes, à tous les Ron Fournier du monde entier.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Gervais - Abonné
    12 juillet 2010 09 h 38
    Bravo à l'Espagne !
    Bravo, en effet, à l'équipe d'Espagne pour sa magnifique victoire au Mondial ! Comme plusieurs journalistes l'ont déjà écrit, un véritable « baume » pour ce pays qui connaît ces temps-ci de graves problèmes économiques. Plus de 20 % des Espagnols sont actuellement sans emploi.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    12 juillet 2010 10 h 09
    Je vous l'avait prédit moi.
    1-0 pour l'Espagne.J'ai eu une bonne prédiction sur 32, mais moi je n'ai que 4 pattes, dont deux bras. Ça a combien de pattes un poulpe ? D'ailleurs sont-ce des pattes ou des bras hein ? Pour ce qui est de la partie, j'en ai manqué les trois-quart parce qu'il faisait trop beau dehors, ce dimanche après-midi. Quand je me suis enfin débarrassé des mes invités, on étai à la 70ème minute. Mais j'ai rien manqué, sauf un superbe jeu de passe de l'Espagne.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Walkyre - Inscrite
    12 juillet 2010 10 h 55
    Titre peu mérité ...
    La seule chose que les deux équipes nous ont démontré hier, c'était, que le foot peut être très laid (un carton rouge et une "tonne" de cartons jaunes) et très endormant (incompétence presque totale devant le filet, les passes d'un joueur à l'autre ne trouvaient presque jamais le bon joueur et comme les "Brits" à CBC ont mentionné : not one single good free-kick in this game).

    Pour une grande finale un résumé plutôt mauvais : un jeu très très décevant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    12 juillet 2010 11 h 25
    @ Walkyre
    je tiens à m'inscrire en faux concernant le match «endormant« dont vous faites référence. On a eu droit à certains moments excitants et de belles chances de marquer. Mais comparé à la petite finale de samedi, le match de la grande finale a été beaucoup moins enlevant.

    Et pour ceux et celles dont le coeur était avec l'Espagne(j'en étais) qui basait leur appui sur l'institutionnalisation du racisme implanté en Af. du Sud par les Néerlandais au début de XXième siècle, il faudrait tout de même ne pas oublier que dans l'histoire de l'humanité, l'Espagne a commis les pires génocides répertoriés. (Incas, Aztèques, Mayas, etc).
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    12 juillet 2010 11 h 42
    Ninguno Bafala en la Roja
    Personne n'a mentionné que l'Équipe espagnole était à 100% espagnole. Contrairement à l'Angleterre, à la France, à la Hollande et même à l'Allemagne, la Roja ne comptait aucun Africain

    @Mehdi: lis-tu les journaux des fois? On annonce de terribles massacres xénophobes en Afrique du Sud.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Dugal - Abonné
    12 juillet 2010 12 h 14
    L'anti-tournoi
    Un anti-tournoi, des équipes qui font de l'anti-jeu arbitrés par des anti-arbitres; ça fait des maudites joutes plates. L'Espagne devrait s'excuser d'avoir gagner.
    Une chance qu'ils ne remettent ça que dans quatre ans; c'est fini, youppi!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Edflo - Inscrit
    12 juillet 2010 23 h 25
    Un arbitre anglais a été un mauvais choix
    Même si l'arbitre Webb est réputé être compétent, la FIFA aurait dü nommer un arbitre asiatique ou un non-européen.
    On sait que les colonisateurs anglais ont dominé les premiers colons hollandais en Afrique du Sud, de plus le fait que l'équipe anglaise a été éliminée dès le début, il ne fallait pas choisir un arbitre anglais qui allait inconsciemment favoriser l'équipe espagnole contre l'équipe hollandaise.
    Comment l'arbitre Webb a-t-il refusé un corner pour l'équipe hollandaise à un moment aussi crucial?
    Pourquoi cet arbitre a toléré l'effraction de 2 joueurs espagnols qui ont bloqué le jeu de Robben prêt à marquer un but certain?
    Mon opinion: les 2 équipes méritaient la coupe du monde, pour les démarquer, j'aurais mieux aimé une série de 5 tirs de punition par équipe. Le résultat final aurait été plus juste sur plan sportif.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
8 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012