Soccer - Le Ballon d'Or de la résurrection
L'année 2002 a marqué le retour au sommet de l'attaquant brésilien Ronaldo
17 décembre 2002
Soccer
Photo : Agence Reuters
Déjà lauréat du Ballon d’Or en 1997, le footballeur-vedette Ronaldo estime que les émotions sont encore plus fortes cette fois-ci. «Celui-ci a quelque chose de spécial, sans aucun doute une plus grande valeur», affirme-t-il.
Paris — Une Coupe du monde, un transfert au Real Madrid, une Coupe Intercontinentale, et finalement le Ballon d'Or France Football: l'année 2002 a marqué le retour au sommet de l'attaquant brésilien Ronaldo, déjà lauréat en 1997, après le calvaire vécu entre fin 1999 et début 2002.
«Je ne vais pas vous raconter les années de souffrance que j'ai connues mais, aujourd'hui, chaque but que je marque est une victoire. Je peux dire que le cauchemar est terminé», confiait «le Phénomène» après son but contre la Turquie (1-0) en demi-finale de la Coupe du monde au Japon en juin.
Son Ballon d'Or 2002 récompense d'ailleurs tout particulièrement l'excellent Mondial de Ronaldo, meilleur buteur du tournoi (huit buts) avec un nouveau doublé en finale contre l'Allemagne (2-0).
En quittant l'Inter Milan pour le Real Madrid l'été dernier à l'issue d'un transfert mouvementé, Ronaldo Luiz Nazario de Lima espérait avoir définitivement tourné la page la plus noire de sa carrière.
Ses trois premiers mois au Real ont toutefois été à l'image de celle-ci, avec un début météorique (deux buts pour son premier match en Liga contre Alavès le 6 octobre), puis une petite période de doute, avant un retour au bon moment, sous la forme d'un but en finale de la Coupe Intercontinentale contre le club paraguayen d'Olimpia Asuncion (2-0).
Ascension «météorique»
«Il Fenomeno» doit en grande partie son surnom à une ascension «météorique». En 1994, à 18 ans à peine, il explose au PSV Eindhoven (1re div. néerlandaise). En 1996-97 au FC Barcelone, Ronaldo confirme: 34 buts marqués, alors qu'il n'a pas disputé l'intégralité des matchs de la Liga (le Championnat d'Espagne), et une Coupe des coupes.
Ces succès lui valent, fin 1997, l'obtention d'un premier Ballon d'Or France Football quelques mois après avoir rejoint l'Italie. Au terme de la saison 1997-98, il remporte même une nouvelle Coupe, de l'UEFA, avec l'Inter Milan et son règne semble parti pour durer.
Mais les ennuis commencent le 12 juillet 1998 au Stade de France, le jour de la finale de la Coupe du monde France-Brésil (3-0). Avant le match, le «Phénomène» subit un malaise qui reste aujourd'hui encore inexpliqué. Pendant 90 minutes, il est transparent et ne peut empêcher la déroute de la Seleçao.
La saison suivante, Ronaldo ne dispute que 19 matchs de Championnat d'Italie. Mais le pire est encore à venir: Le 21 novembre 1999, il est victime d'une rupture partielle du tendon rotulien du genou droit.
Après une première opération par le professeur français Gérard Saillant à Paris, il revient sur les terrains le 12 avril 2000 pour la finale aller de la Coupe d'Italie contre la Lazio Rome. Entré en jeu depuis six minutes, l'attaquant brésilien part en dribble mais s'écroule soudainement en se tenant le genou droit: nouvelle déchirure du tendon, nouvelle opération et nouvelle indisponibilité pour dix-sept mois.
Ronaldo revient à l'automne 2001. Il fait quelques apparitions en Serie A (la 1re div. italienne) et en Coupe de l'UEFA, marquent quelques buts, mais les pépins musculaires s'accumulent.
Au début du Mondial 2002, il ne compte ainsi qu'une vingtaine de matchs dans les jambes en deux ans. Et les premières rencontres ne lèvent pas totalement l'incertitude: certes Ronaldo marque, mais il semble avoir perdu son pouvoir d'accélération.
La demi-finale contre la Turquie et le sacre face à l'Allemagne viendront prouver le contraire. «On peut dire que j'ai vécu une année incroyable! On pourrait en faire des films pour Hollywood et écrire plein de livres», se réjouit à présent l'heureux lauréat dans les colonnes de France Football.
«Je ne vais pas vous raconter les années de souffrance que j'ai connues mais, aujourd'hui, chaque but que je marque est une victoire. Je peux dire que le cauchemar est terminé», confiait «le Phénomène» après son but contre la Turquie (1-0) en demi-finale de la Coupe du monde au Japon en juin.
Son Ballon d'Or 2002 récompense d'ailleurs tout particulièrement l'excellent Mondial de Ronaldo, meilleur buteur du tournoi (huit buts) avec un nouveau doublé en finale contre l'Allemagne (2-0).
En quittant l'Inter Milan pour le Real Madrid l'été dernier à l'issue d'un transfert mouvementé, Ronaldo Luiz Nazario de Lima espérait avoir définitivement tourné la page la plus noire de sa carrière.
Ses trois premiers mois au Real ont toutefois été à l'image de celle-ci, avec un début météorique (deux buts pour son premier match en Liga contre Alavès le 6 octobre), puis une petite période de doute, avant un retour au bon moment, sous la forme d'un but en finale de la Coupe Intercontinentale contre le club paraguayen d'Olimpia Asuncion (2-0).
Ascension «météorique»
«Il Fenomeno» doit en grande partie son surnom à une ascension «météorique». En 1994, à 18 ans à peine, il explose au PSV Eindhoven (1re div. néerlandaise). En 1996-97 au FC Barcelone, Ronaldo confirme: 34 buts marqués, alors qu'il n'a pas disputé l'intégralité des matchs de la Liga (le Championnat d'Espagne), et une Coupe des coupes.
Ces succès lui valent, fin 1997, l'obtention d'un premier Ballon d'Or France Football quelques mois après avoir rejoint l'Italie. Au terme de la saison 1997-98, il remporte même une nouvelle Coupe, de l'UEFA, avec l'Inter Milan et son règne semble parti pour durer.
Mais les ennuis commencent le 12 juillet 1998 au Stade de France, le jour de la finale de la Coupe du monde France-Brésil (3-0). Avant le match, le «Phénomène» subit un malaise qui reste aujourd'hui encore inexpliqué. Pendant 90 minutes, il est transparent et ne peut empêcher la déroute de la Seleçao.
La saison suivante, Ronaldo ne dispute que 19 matchs de Championnat d'Italie. Mais le pire est encore à venir: Le 21 novembre 1999, il est victime d'une rupture partielle du tendon rotulien du genou droit.
Après une première opération par le professeur français Gérard Saillant à Paris, il revient sur les terrains le 12 avril 2000 pour la finale aller de la Coupe d'Italie contre la Lazio Rome. Entré en jeu depuis six minutes, l'attaquant brésilien part en dribble mais s'écroule soudainement en se tenant le genou droit: nouvelle déchirure du tendon, nouvelle opération et nouvelle indisponibilité pour dix-sept mois.
Ronaldo revient à l'automne 2001. Il fait quelques apparitions en Serie A (la 1re div. italienne) et en Coupe de l'UEFA, marquent quelques buts, mais les pépins musculaires s'accumulent.
Au début du Mondial 2002, il ne compte ainsi qu'une vingtaine de matchs dans les jambes en deux ans. Et les premières rencontres ne lèvent pas totalement l'incertitude: certes Ronaldo marque, mais il semble avoir perdu son pouvoir d'accélération.
La demi-finale contre la Turquie et le sacre face à l'Allemagne viendront prouver le contraire. «On peut dire que j'ai vécu une année incroyable! On pourrait en faire des films pour Hollywood et écrire plein de livres», se réjouit à présent l'heureux lauréat dans les colonnes de France Football.
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