Soccer - Le président de l'UEFA est favorable à l'arrêt immédiat des matchs en cas de violence
10 février 2007
Soccer
Paris — Confronté au dossier de la violence dans le football après la mort d'un policier la semaine dernière en Italie, le nouveau président de l'Union européenne des associations de football (UEFA), Michel Platini, souhaite que les arbitres aient le pouvoir d'arrêter immédiatement un match en cas d'incidents dans les stades.
Interrogé dans le cadre de l'émission Le Talk de Paris, diffusée hier soir sur France 24, Platini juge cette idée «très bonne».
«Il faut le faire en accord avec le délégué et avec les forces de sécurité. Si vous arrêtez un match à la 30e minute avec 100 000 spectateurs dans le stade, il faut gérer la sortie et ce n'est pas simple», a-t-il déclaré. «Je suis prêt [...] à arrêter le match. Je suis pour la tolérance zéro. Nous devons combattre ces dérives et le football ne doit pas être un simple exutoire où tout le monde vient faire ce qu'il veut.»
L'élection de Platini a eu lieu quelques jours avant la mort du policier tué en marge d'un match entre les clubs de Catane et Palerme après un déchaînement de violence entre supporters.
Pour que de tels drames ne se reproduisent plus, l'ancien numéro 10 de l'équipe de France est persuadé qu'une meilleure collaboration avec la police est nécessaire.
«Je ne vois pas comment le président du club de Palerme ou de Catane peut arrêter des centaines de tifosi qui mettent le feu dans la ville», a souligné Platini. «Je ne sais pas comment nous pouvons régler ce problème, mais je pense que c'est le problème des forces de l'ordre et de la police.»
Platini a ensuite expliqué qu'il était favorable à la décision prise par la fédération italienne de suspendre pendant quelques jours tous les matchs, mais ne voit pas de solution dans les matchs à huis clos, alors que les autorités italiennes ont annoncé jeudi que seuls six stades sur les 31 du pays sont en mesure d'accueillir
du public.
«Je trouve que c'est dommage de toujours pénaliser les clubs alors que ce sont les personnes qui créent des problèmes», a-t-il dit. «Quand quelqu'un envoie des fusées incendiaires sur un terrain, c'est le club qui paie une amende et pas celui qui l'a envoyé. Aujourd'hui, je pense que nous devrions prendre conscience que nous devons responsabiliser les supporters ou les interdire complètement. [...] Si des personnes viennent pour casser, ce sont elles qu'il faut écarter.»
Contre la Bourse
Platini a par ailleurs rappelé son opposition à la cotation des clubs. Hier matin, l'Olympique Lyonnais est devenu le premier club de football français à être coté en Bourse.
«C'était une recommandation de Bruxelles alors que le gouvernement français était contre. Je suis également contre», a déclaré Platini. «Si c'est l'évolution du football, c'est là que nous avons besoin d'une spécificité et de l'apport des politiques pour dire que ce n'est pas forcément obligatoire de mettre des clubs en Bourse. On va jouer un mercredi après-midi et, en même temps, à côté, on va voir la cote baisser et monter en fonction des buts qu'on va prendre. On joue pour un aspect sportif. C'est ma philosophie et j'essaierai de me battre là-dessus. Néanmoins, je ne suis pas certain de gagner.»
Interrogé dans le cadre de l'émission Le Talk de Paris, diffusée hier soir sur France 24, Platini juge cette idée «très bonne».
«Il faut le faire en accord avec le délégué et avec les forces de sécurité. Si vous arrêtez un match à la 30e minute avec 100 000 spectateurs dans le stade, il faut gérer la sortie et ce n'est pas simple», a-t-il déclaré. «Je suis prêt [...] à arrêter le match. Je suis pour la tolérance zéro. Nous devons combattre ces dérives et le football ne doit pas être un simple exutoire où tout le monde vient faire ce qu'il veut.»
L'élection de Platini a eu lieu quelques jours avant la mort du policier tué en marge d'un match entre les clubs de Catane et Palerme après un déchaînement de violence entre supporters.
Pour que de tels drames ne se reproduisent plus, l'ancien numéro 10 de l'équipe de France est persuadé qu'une meilleure collaboration avec la police est nécessaire.
«Je ne vois pas comment le président du club de Palerme ou de Catane peut arrêter des centaines de tifosi qui mettent le feu dans la ville», a souligné Platini. «Je ne sais pas comment nous pouvons régler ce problème, mais je pense que c'est le problème des forces de l'ordre et de la police.»
Platini a ensuite expliqué qu'il était favorable à la décision prise par la fédération italienne de suspendre pendant quelques jours tous les matchs, mais ne voit pas de solution dans les matchs à huis clos, alors que les autorités italiennes ont annoncé jeudi que seuls six stades sur les 31 du pays sont en mesure d'accueillir
du public.
«Je trouve que c'est dommage de toujours pénaliser les clubs alors que ce sont les personnes qui créent des problèmes», a-t-il dit. «Quand quelqu'un envoie des fusées incendiaires sur un terrain, c'est le club qui paie une amende et pas celui qui l'a envoyé. Aujourd'hui, je pense que nous devrions prendre conscience que nous devons responsabiliser les supporters ou les interdire complètement. [...] Si des personnes viennent pour casser, ce sont elles qu'il faut écarter.»
Contre la Bourse
Platini a par ailleurs rappelé son opposition à la cotation des clubs. Hier matin, l'Olympique Lyonnais est devenu le premier club de football français à être coté en Bourse.
«C'était une recommandation de Bruxelles alors que le gouvernement français était contre. Je suis également contre», a déclaré Platini. «Si c'est l'évolution du football, c'est là que nous avons besoin d'une spécificité et de l'apport des politiques pour dire que ce n'est pas forcément obligatoire de mettre des clubs en Bourse. On va jouer un mercredi après-midi et, en même temps, à côté, on va voir la cote baisser et monter en fonction des buts qu'on va prendre. On joue pour un aspect sportif. C'est ma philosophie et j'essaierai de me battre là-dessus. Néanmoins, je ne suis pas certain de gagner.»
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