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Il y a des histoires, comme celle-ci, qui ne s'inventent juste pas.
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Même pas 24 heures que la Coupe du monde FIFA Afrique du Sud 2010 est terminée au moment d'écrire ces lignes, et on s'ennuie. Comme une sorte de vague sentiment de manque. Le fond de l'air est rempli de vide: on n'entend plus les vuvuzelas. C'est qu'on finit par s'attacher à ces petites bêtes-là, qui nous permettent d'oublier ce que Camus appelait «le silence déraisonnable du monde».
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Un houleux débat de société perdure quant à l'identité de celui qui a le premier eu l'idée d'appeler le soccer The Beautiful Game, mais ce dernier, s'il est toujours de ce monde, a eu 90 bonnes minutes, en ce dimanche de finale de la Coupe du monde, pour se demander s'il ne s'était pas un peu trompé. Du jeu intense, certes, mais bonté, quel carnage. Peut-être s'agissait-il d'une illusion imputable à une exposition pendant un mois au tintamarre de fond des vuvuzelas, mais il semblait qu'on voyait plus souvent le maillot bleu ciel de l'officiel Howard Webb qui fouillait dans sa poche à la recherche de jaune que les joueurs en orange ou en rouge (eux qui portaient d'ailleurs, sans doute par esprit de contradiction, un uniforme marine).