Tremplin de trois mètres - Heymans 10e, Hartley 5e
27 août 2004
Jeux olympiques
Photo : Agence Reuters
Blythe Hartley a terminé cinquième au tremplin de trois mètres.
Athènes — Émilie Heymans a terminé au dixième rang du tremplin de trois mètres hier. C'est la Chinoise Guo Jingjing qui a remporté la médaille d'or. Blythe Hartley, originaire d'Edmonton mais établie à Montréal, s'est pour sa part classée au cinquième rang.
Heymans n'a jamais été dans le coup en finale du tremplin de trois mètres. Mais la médaille de bronze aurait pu être à la portée de Blythe Hartley si elle n'avait pas raté son quatrième plongeon.
La décevante quatrième place, dimanche, de la championne du monde en titre à la plate-forme a provoqué un tourbillon de négativisme. Le fait qu'elle ait refusé d'avoir une discussion avec Larouche la veille de la finale a alimenté le moulin à rumeurs.
«Un athlète a toujours des hauts et des bas avec son entraîneur, a mentionné Heymans. Ça ne peut pas tout le temps bien aller. Dans mon cas, je ne veux pas changer d'entraîneur.»
Qualifiant également la rumeur de non fondée, Larouche a dit qu'on est sans doute à la recherche d'un coupable parce qu'on n'a pas obtenu le résultat escompté. «Si elle avait réussi son dernier plongeon, on ne parlerait pas de ça. C'est une affaire d'une fraction de seconde.»
Heymans, qui quittera la Grèce avec une médaille de bronze acquise en synchro au 10 mètres avec Blythe Hartley, devra se résoudre à concentrer ses efforts sur la compétition de haut vol. Elle a répété qu'elle n'a aucun regret, mais la décision de participer aux quatre épreuves olympiques féminines à Athènes n'était peut-être pas la bonne, selon son entraîneur.
«Avec le recul, on constate que ce n'était pas une bonne chose, a affirmé Larouche. On avait même discuté de la spécialisation avant les Jeux olympiques. C'est un défi qu'elle voulait relever. Je suis content qu'elle l'ait fait. Ce n'était pas facile, mais elle l'a fait au meilleur de ses capacités. Ce qui est surtout difficile, ce n'est pas de prendre part à quatre épreuves mais de s'entraîner pour les quatre.»
Aux championnats mondiaux aquatiques de Montréal, l'an prochain, Heymans pourrait donc ne participer qu'aux épreuves individuelles et en synchro à la plate-forme.
«On va regarder de près la possibilité d'une spécialisation, mais au bout du compte, ça va être son choix», a insisté Larouche qui, à mots couverts, a aussi laissé entendre qu'elle devra modifier ses méthodes d'entraînement.
Bien qu'il ait assuré que Heymans n'était pas la cible, l'entraîneur a éveillé des soupçons en disant que certains athlètes devront être prêts, notamment Alexandre Despatie, à échelonner leur volume et leur intensité de travail sur une longue période.
Heymans, âgée de 22 ans, a manifesté le désir d'être de la partie aux mondiaux parce que ceux-ci auront lieu «à la maison» l'an prochain, mais elle n'est pas prête à se commettre pour un troisième cycle olympique.
«Il est tôt pour dire que je vais continuer pour quatre autres années. Je vais aborder les années une à la fois et je verrai après les mondiaux aquatiques. Quatre ans, c'est long, et beaucoup de choses peuvent arriver.»
Heymans n'a jamais été dans le coup en finale du tremplin de trois mètres. Mais la médaille de bronze aurait pu être à la portée de Blythe Hartley si elle n'avait pas raté son quatrième plongeon.
La décevante quatrième place, dimanche, de la championne du monde en titre à la plate-forme a provoqué un tourbillon de négativisme. Le fait qu'elle ait refusé d'avoir une discussion avec Larouche la veille de la finale a alimenté le moulin à rumeurs.
«Un athlète a toujours des hauts et des bas avec son entraîneur, a mentionné Heymans. Ça ne peut pas tout le temps bien aller. Dans mon cas, je ne veux pas changer d'entraîneur.»
Qualifiant également la rumeur de non fondée, Larouche a dit qu'on est sans doute à la recherche d'un coupable parce qu'on n'a pas obtenu le résultat escompté. «Si elle avait réussi son dernier plongeon, on ne parlerait pas de ça. C'est une affaire d'une fraction de seconde.»
Heymans, qui quittera la Grèce avec une médaille de bronze acquise en synchro au 10 mètres avec Blythe Hartley, devra se résoudre à concentrer ses efforts sur la compétition de haut vol. Elle a répété qu'elle n'a aucun regret, mais la décision de participer aux quatre épreuves olympiques féminines à Athènes n'était peut-être pas la bonne, selon son entraîneur.
«Avec le recul, on constate que ce n'était pas une bonne chose, a affirmé Larouche. On avait même discuté de la spécialisation avant les Jeux olympiques. C'est un défi qu'elle voulait relever. Je suis content qu'elle l'ait fait. Ce n'était pas facile, mais elle l'a fait au meilleur de ses capacités. Ce qui est surtout difficile, ce n'est pas de prendre part à quatre épreuves mais de s'entraîner pour les quatre.»
Aux championnats mondiaux aquatiques de Montréal, l'an prochain, Heymans pourrait donc ne participer qu'aux épreuves individuelles et en synchro à la plate-forme.
«On va regarder de près la possibilité d'une spécialisation, mais au bout du compte, ça va être son choix», a insisté Larouche qui, à mots couverts, a aussi laissé entendre qu'elle devra modifier ses méthodes d'entraînement.
Bien qu'il ait assuré que Heymans n'était pas la cible, l'entraîneur a éveillé des soupçons en disant que certains athlètes devront être prêts, notamment Alexandre Despatie, à échelonner leur volume et leur intensité de travail sur une longue période.
Heymans, âgée de 22 ans, a manifesté le désir d'être de la partie aux mondiaux parce que ceux-ci auront lieu «à la maison» l'an prochain, mais elle n'est pas prête à se commettre pour un troisième cycle olympique.
«Il est tôt pour dire que je vais continuer pour quatre autres années. Je vais aborder les années une à la fois et je verrai après les mondiaux aquatiques. Quatre ans, c'est long, et beaucoup de choses peuvent arriver.»
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