La course au gène du coureur
Les coureurs originaires du Kenya, en Afrique de l'Est, dominent outrageusement la course d'endurance. Pourquoi cela?
La question ne date pas d'hier. Il y a longtemps que des chercheurs cherchent «le gène du coureur». Or le fait qu'autant de champions proviennent non seulement d'Afrique de l'Est mais d'un nombre restreint de peuples d'Afrique de l'Est, dont les Kalenjin, dans la vallée du Rift, est-il le résultat d'une combinaison de raisons sociales (peuples d'éleveurs, l'altitude, la pauvreté qui pousse les jeunes à tenter leur chance comme athlètes, etc.) ou d'une combinaison génétique très particulière?
Difficile de croire que la génétique n'ait pas son mot à dire, quand les Kenyans, depuis 1968, ont décroché les records du monde du 3000 mètres, du 15, du 20 et du 25 km, et du marathon (41 km). Et que les Kenyanes détiennent également les records féminins aux 20, 25 et 30 km, et qu'elles sont en train de monopoliser les records au marathon.
Une des clefs, découverte par le physiologiste suédois Bengt Saltin dans le cadre d'études poursuivies depuis plus d'une décennie, est la capacité des Kalenjin à résister à la fatigue. Le lactate, généré par nos muscles lorsqu'ils sont en manque d'oxygène, s'accumule plus lentement dans leur sang. Ce qui leur permet, littéralement, de faire 10 % plus de kilomètres qu'un Européen avec la même quantité d'oxygène! Et s'il en est ainsi, c'est en partie à cause de leurs jambes: plus fines, avec des mollets qui contiennent moins de muscles (400 grammes de moins qu'un Danois, en moyenne), il faut donc moins de «carburant» pour les mouvoir — d'où l'économie.
Mais ça n'explique pas tout, et d'autres physiologistes, biochimistes et généticiens sont encore à la recherche du secret des Kalenjin. Pendant que les «dépisteurs» des équipes olympiques gardent un oeil intéressé sur les jeunes talents de ce peuple de moins de trois millions de personnes...
La question ne date pas d'hier. Il y a longtemps que des chercheurs cherchent «le gène du coureur». Or le fait qu'autant de champions proviennent non seulement d'Afrique de l'Est mais d'un nombre restreint de peuples d'Afrique de l'Est, dont les Kalenjin, dans la vallée du Rift, est-il le résultat d'une combinaison de raisons sociales (peuples d'éleveurs, l'altitude, la pauvreté qui pousse les jeunes à tenter leur chance comme athlètes, etc.) ou d'une combinaison génétique très particulière?
Difficile de croire que la génétique n'ait pas son mot à dire, quand les Kenyans, depuis 1968, ont décroché les records du monde du 3000 mètres, du 15, du 20 et du 25 km, et du marathon (41 km). Et que les Kenyanes détiennent également les records féminins aux 20, 25 et 30 km, et qu'elles sont en train de monopoliser les records au marathon.
Une des clefs, découverte par le physiologiste suédois Bengt Saltin dans le cadre d'études poursuivies depuis plus d'une décennie, est la capacité des Kalenjin à résister à la fatigue. Le lactate, généré par nos muscles lorsqu'ils sont en manque d'oxygène, s'accumule plus lentement dans leur sang. Ce qui leur permet, littéralement, de faire 10 % plus de kilomètres qu'un Européen avec la même quantité d'oxygène! Et s'il en est ainsi, c'est en partie à cause de leurs jambes: plus fines, avec des mollets qui contiennent moins de muscles (400 grammes de moins qu'un Danois, en moyenne), il faut donc moins de «carburant» pour les mouvoir — d'où l'économie.
Mais ça n'explique pas tout, et d'autres physiologistes, biochimistes et généticiens sont encore à la recherche du secret des Kalenjin. Pendant que les «dépisteurs» des équipes olympiques gardent un oeil intéressé sur les jeunes talents de ce peuple de moins de trois millions de personnes...
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