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Cyclisme - Martin Gilbert est satisfait malgré sa mésaventure

Le Montréalais Martin Gilbert (à droite) et son compatriote Zach Bell lors de la finale de la course «Madison»
Le Montréalais Martin Gilbert (à droite) et son compatriote Zach Bell lors de la finale de la course «Madison»
Pékin — Martin Gilbert ne sait pas trop ce que l'avenir lui réserve en cyclisme sur piste. Ce qu'il sait toutefois, c'est qu'il souhaite continuer d'en faire afin de ravoir la chance de participer aux Jeux olympiques.

«Je suis ultra motivé, a affirmé le cycliste de Châteauguay, hier. J'ai déjà hâte de participer à une prochaine course. Le hic, c'est que je ne sais pas quand j'aurai la chance. La suite des choses est de l'inconnu pour moi.»

Gilbert et son coéquipier Zach Bell, du Yukon, ont terminé 12es sur les 16 pays représentés au vélodrome de Laoshan, mardi. Gilbert a pédalé sur la selle d'un vélo de l'équipe danoise à la suite du bris de sa bicyclette, quelques jours avant l'épreuve.

«Ma mésaventure a bien tourné. J'avais un très bon vélo», a mentionné l'athlète âgé de 25 ans.

C'était un vélo fabriqué au Canada, de surcroît, par une compagnie qui commandite l'équipe nationale du Danemark.

Quelque peu déçu du résultat, il estime que la 12e place obtenue est le fidèle reflet de l'inexpérience des cyclistes canadiens dans ce type de course aux points parce que la forme, elle, y était.

«On se sentait réellement bien, peut-être trop même, parce qu'on a poussé trop fort trop tôt dans la course. On a gagné un sprint et on a pris un tour sur les autres, mais on s'est rapidement fait rattraper.

«Ce que je retiens, c'est qu'on pouvait rivaliser avec les meilleures équipes. Avec plus d'expérience et de sagesse, on aurait fait mieux», a-t-il analysé.

Gilbert s'est dit prêt à poursuivre sa carrière. A son retour au Québec, il va s'informer des ressources que la Fédération canadienne des sports cyclistes a à sa disposition afin de fournir un encadrement de qualité aux athlètes des épreuves sur piste.

«J'espère obtenir un tableau précis de la situation au cours des prochaines semaines, voire des prochains mois. Si on n'a pas d'argent pour soutenir les athlètes au Canada, je devrai élaborer un plan B, soit me dénicher des commanditaires et une équipe professionnelle.»

Parallèlement aux démarches qu'il va faire, Gilbert va reprendre les études universitaires en pharmacie, à l'Université de Montréal, qu'il avait mise en veilleuse depuis un an.






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