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Judo - Une longue carrière qui se termine sur une mauvaise note pour Keith Morgan

Pékin — Le judoka Keith Morgan aurait souhaité un dénouement différent. Le quadruple olympien a mis fin à sa longue carrière, hier, en s'inclinant en 26 petites secondes à son deuxième combat chez les moins de 100 kg. Et il n'a même pas pu faire un dernier tour de piste au repêchage.

«C'est évidemment décevant pour moi, a avoué le vétéran de 34 ans. En venant aux jeux, j'avais de grandes attentes, probablement plus élevées que ce que les autres avaient pour moi.

«J'ai perdu aujourd'hui contre un très bon judoka. Ce n'est pas la façon dont je voulais partir. J'aurais aimé pouvoir disputer un autre combat au repêchage. Mais il n'y a pas de seconde chance dans ce sport.»

Morgan s'est incliné face au Roumain Daniel Brata, qui a inscrit un Ippon rapidement.

Il reconnaît qu'il n'est pas facile de tirer son épingle du jeu dans un sport aussi exigeant que le judo.

«La dernière année et demie a été difficile au niveau des blessures, a poursuivi celui qui avait pris sa retraite en 2005 avant d'effectuer un retour l'année suivante. Je vieillis et je dois composer avec des gars plus jeunes. Mais j'ai eu du plaisir et je n'ai aucun regret d'avoir essayé.»

La compétition a été remportée par le Mongol Tuvshinbayar Naidan.

Quand il fait le bilan de sa carrière, Morgan, originaire de Calgary mais installé à Montréal depuis quelques années, se montre satisfait de ce qu'il a accompli.

«Quand je regarde en arrière, je peux être fier de ma carrière. Évidemment, je n'ai pas gagné de médaille d'or. Mais j'ai connu une longue et fructueuse carrière. Je suis fier d'avoir représenté le Canada pendant toutes ces années.»

Diplômé en science en anatomie et physiologie de l'exercice à l'Université McGill, Morgan aimerait bien aider la prochaine génération de judoka canadien à se développer.

«Je ne connais pas l'avenir de mon sport. La tendance au Canada est de financer seulement les sports qui obtiennent des résultats. Mais les dirigeants doivent comprendre qu'à moins de financer le sport, on n'aura pas d'athlètes au plus haut niveau. C'est un cercle vicieux.»






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