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Grand Prix du Canada - Alonso marque son territoire

Brian Myles   9 juin 2007  Jeux olympiques
Fernando Alonso (McLaren-Mercedes) a nettement dominé les premiers essais libres du Grand Prix du Canada, sixième épreuve du Championnat du monde de Formule 1, reléguant tous ses adversaires à plus d’une demi-seconde, hier, sur le circuit Gilles-V
Photo : Jacques Nadeau
Fernando Alonso (McLaren-Mercedes) a nettement dominé les premiers essais libres du Grand Prix du Canada, sixième épreuve du Championnat du monde de Formule 1, reléguant tous ses adversaires à plus d’une demi-seconde, hier, sur le circuit Gilles-V
Fernando Alonso a dominé les deux séances d'essais libres, hier au Grand Prix du Canada, mais la lutte pour la pole s'annonce très serrée en vue des qualifications aujourd'hui. Les McLaren et les Ferrari ont enregistré des chronos presque identiques sur un circuit aussi bouillant et glissant qu'à l'accoutumée.

Champion du monde en titre, Alonso a réalisé le meilleur temps de la journée, en 1 min 16 s 550 en après-midi, alors que la température sur la piste s'élevait à plus de 45 °C. Le pilote de McLaren a également réussi à s'imposer en matinée.

Les chronos les plus rapides ont tous été réalisés lors de la deuxième séance d'essais libres. Felipe Massa (Ferrari) est arrivé deuxième en 1 min 17 s 090. Il a été suivi par Lewis Hamilton (McLaren), la sensation de l'heure en F1 (1 min 17 s 307). En quatrième a suivi Kimi Räikkönen (Ferrari), avec un temps de 1 min 17 s 515. Nick Heidfeld (Sauber) s'est imposé comme le cinquième pilote de la journée (1 min 17 s 827).

L'ordre de la F1 n'a donc pas été chamboulé. Les deux superpuissances bataillant pour le titre des constructeurs, Ferrari et McLaren, se sont distancées par quelques précieux dixièmes de seconde du peloton sur un circuit favorisant la puissance du moteur et le freinage brutal. À la vitesse maximale dans la ligne droite avant les puits, les pilotes atteignent en effet une vitesse de 334 km/h et endurent, lors du freinage, 2,5 fois la force de gravité. Pour les autres écuries, la course semble ouverte. Nico Rosberg (Williams) est l'un de ceux qui ont le mieux fait en bouclant le tour sous la barre des 1 min 18 s.

Les premiers tours de piste sur le circuit Gilles-Villeneuve se sont avérés laborieux pour les pilotes, comme par le passé. Puisque le circuit ne sert que deux fois par année à la course automobile, il a tendance à manquer d'adhérence au début du week-end. Dans le jargon de la F1, la piste est «verte». Personne n'a cependant ruiné de précieuses mécaniques en matinée. Tout au plus Kimi Räikkönen a endommagé sa suspension en touchant le mur à la sortie du virage n° 3.

Compte tenu de ces conditions, Alonso a considérablement limité son temps de travail en matinée. Il n'a complété que 17 tours, comparativement à 37 en après-midi. McLaren a passé beaucoup de temps à évaluer le comportement des pneus. L'écurie a alterné entre les pneus à gomme molle et super molle développés par Bridgestone. «Nous avons aussi évalué les freins, parce que ce circuit a la réputation d'être dur sur les freins», a dit Lewis Hamilton, ravi par ses premiers tours de piste à vie sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Le pilote de Ferrari Felipe Massa a aussi éprouvé des ennuis à cause des conditions du circuit. «La piste était très glissante, surtout en matinée, et cela a rendu le travail sur la voiture difficile», a-t-il dit. «Nous avons réussi à nous améliorer en trois heures, mais il reste beaucoup à faire», a-t-il ajouté.

En résumé, il s'agissait d'une journée «assez compliquée», pour reprendre l'expression de l'ingénieur en chef de Ferrari, Luca Baldisseri. «Ce matin, la piste était littéralement dépourvue d'adhérence, et nous avons peiné à trouver les bons réglages pour la F2007.»

Quelques incidents notoires se sont déroulés en après-midi. L'Américain Scott Speed (Toro Rosso) a notamment embouti l'arrière de la voiture de Mark Webber (Red Bull). Jano Trulli (Toyota) a saboté la suspension de sa voiture en passant sur un vibreur. L'équipe a cependant indiqué que les problèmes de suspension de Trulli précédaient cet accident. Par mesure de précaution, son coéquipier Ralf Schumacher est resté au puits pendant 45 minutes, le temps que les ingénieurs vérifient la cause du problème sur les deux voitures. L'ingénieur en chef de Toyota, Dieter Gass, a mis ces pépins sur le compte de la piste encore trop verte. Décidément...






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