Dominique Maltais gagne le bronze en snowboard cross
18 février 2006
Jeux olympiques
Photo : Agence Reuters
Dominique Maltais montrant fièrement sa médaille de bronze.
Bardonecchia, Italie — Quand on a vu Dominique Maltais quitter brusquement la piste au milieu du parcours en finale de snowboard cross hier, on se demandait si elle allait pouvoir se relever.
Tous étaient convaincus que la course était terminée pour elle. Mais c'était mal connaître cette grande blonde de 25 ans, une pompière de métier, qui carbure à l'adrénaline.
Elle n'a pas pensé à sa sécurité. Non. Elle a d'abord pensé au résultat de la course.
«La première chose à laquelle j'ai pensé était que j'avais certainement raté une porte et que j'allais être disqualifiée», a dit Maltais, qui a finalement mérité la médaille de bronze. «Je sais que tout peut arriver dans notre sport. Je ne voulais pas terminer quatrième de la finale. La quatrième, c'est la grande perdante. J'ai continué de descendre, mais je ne savais pas. Je ne savais même pas si Maelle Ricker avait repris le parcours. Quand j'ai vu mon nom au troisième rang en arrivant en bas, j'étais soulagée.»
Pourtant, elle a bien failli tout perdre, même si sa compatriote Ricker avait déjà effectué elle-même une vilaine chute et qu'elle n'allait pas terminer l'épreuve.
«J'ai connu un mauvais départ, comme c'est souvent le cas», a dit Maltais, qui faisait l'objet d'une fête chez elle à Petite-Rivière-St-François. «J'ai tout fait pour rattraper les deux filles qui me devançaient. En arrivant près de Tanja [Frieden], j'allais très vite et je pouvais la dépasser. Je lui ai crié que j'allais passer par l'intérieur. Elle ne m'a sans doute pas entendue. Nos planches se sont touchées et j'ai perdu l'équilibre. Tout ce que je voulais, c'était de me relever. Le parcours est déjà épuisant. Ce n'est pas facile de remonter la pente en planche.»
Maltais voulait surtout retenir de toute cette aventure qu'elle venait d'écrire une page d'histoire. «En venant ici, je voulais remporter une médaille, a-t-elle dit. Maintenant, je ferai partie de l'histoire de mon sport en ayant été une des premières médaillées olympiques. Mais je ne compétitionne sur la scène de la Coupe du monde que depuis trois ans et je suis encore très jeune. J'ai encore beaucoup à apprendre. Je veux être là en 2010 et remporter une autre médaille.»
Maltais n'en revient pas de sa progression et croit que c'est en quelque sorte un couronnement que cette médaille de bronze olympique. «J'ai performé de façon constante cette saison. Je me classais souvent dans le groupe de tête dans les qualifications, mais rien n'allait en course. Puis j'ai remporté une première victoire en Coupe du monde, puis j'ai pris une deuxième et une cinquième place avant d'arriver ici. Ça m'a redonné confiance.
«Mes objectifs, c'était d'avoir du plaisir. C'est ma première participation aux Jeux, c'est la première fois qu'il y a du snowboard cross ici. Je voulais en profiter. Je veux aller voir un tas d'autres épreuves, encourager les autres athlètes canadiens.
«Je me disais que de gagner une médaille, ce serait un boni. Je ne voulais surtout pas terminer quatrième en finale. Mais une fois en finale, je voulais gagner. Maelle est une de mes grandes amies. Je suis très déçue pour elle. J'aurais tellement aimé qu'elle soit sur le podium avec nous. Mais ces choses-là se produisent tout le temps en snowboard cross.»
Tous étaient convaincus que la course était terminée pour elle. Mais c'était mal connaître cette grande blonde de 25 ans, une pompière de métier, qui carbure à l'adrénaline.
Elle n'a pas pensé à sa sécurité. Non. Elle a d'abord pensé au résultat de la course.
«La première chose à laquelle j'ai pensé était que j'avais certainement raté une porte et que j'allais être disqualifiée», a dit Maltais, qui a finalement mérité la médaille de bronze. «Je sais que tout peut arriver dans notre sport. Je ne voulais pas terminer quatrième de la finale. La quatrième, c'est la grande perdante. J'ai continué de descendre, mais je ne savais pas. Je ne savais même pas si Maelle Ricker avait repris le parcours. Quand j'ai vu mon nom au troisième rang en arrivant en bas, j'étais soulagée.»
Pourtant, elle a bien failli tout perdre, même si sa compatriote Ricker avait déjà effectué elle-même une vilaine chute et qu'elle n'allait pas terminer l'épreuve.
«J'ai connu un mauvais départ, comme c'est souvent le cas», a dit Maltais, qui faisait l'objet d'une fête chez elle à Petite-Rivière-St-François. «J'ai tout fait pour rattraper les deux filles qui me devançaient. En arrivant près de Tanja [Frieden], j'allais très vite et je pouvais la dépasser. Je lui ai crié que j'allais passer par l'intérieur. Elle ne m'a sans doute pas entendue. Nos planches se sont touchées et j'ai perdu l'équilibre. Tout ce que je voulais, c'était de me relever. Le parcours est déjà épuisant. Ce n'est pas facile de remonter la pente en planche.»
Maltais voulait surtout retenir de toute cette aventure qu'elle venait d'écrire une page d'histoire. «En venant ici, je voulais remporter une médaille, a-t-elle dit. Maintenant, je ferai partie de l'histoire de mon sport en ayant été une des premières médaillées olympiques. Mais je ne compétitionne sur la scène de la Coupe du monde que depuis trois ans et je suis encore très jeune. J'ai encore beaucoup à apprendre. Je veux être là en 2010 et remporter une autre médaille.»
Maltais n'en revient pas de sa progression et croit que c'est en quelque sorte un couronnement que cette médaille de bronze olympique. «J'ai performé de façon constante cette saison. Je me classais souvent dans le groupe de tête dans les qualifications, mais rien n'allait en course. Puis j'ai remporté une première victoire en Coupe du monde, puis j'ai pris une deuxième et une cinquième place avant d'arriver ici. Ça m'a redonné confiance.
«Mes objectifs, c'était d'avoir du plaisir. C'est ma première participation aux Jeux, c'est la première fois qu'il y a du snowboard cross ici. Je voulais en profiter. Je veux aller voir un tas d'autres épreuves, encourager les autres athlètes canadiens.
«Je me disais que de gagner une médaille, ce serait un boni. Je ne voulais surtout pas terminer quatrième en finale. Mais une fois en finale, je voulais gagner. Maelle est une de mes grandes amies. Je suis très déçue pour elle. J'aurais tellement aimé qu'elle soit sur le podium avec nous. Mais ces choses-là se produisent tout le temps en snowboard cross.»
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