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Le Canadien visite les enfants hospitalisés

9 décembre 2005  Hockey
Pour Sheldon Souray, la visite du Canadien dans les hôpitaux pour enfants n'a plus la même signification depuis la naissance de sa fille Valentina. Aujourd'hui, il se rend compte encore plus de sa chance et celle de sa fille d'être en santé.

«J'ai toujours aimé mes visites dans les hôpitaux. Mais j'avoue que ces rendez-vous avec les jeunes malades ont une signification différente qu'à l'époque où j'avais 20 ou 21 ans. Aujourd'hui, ça veut dire tellement plus. Quand j'ai quitté la maison ce matin [hier], j'ai dit à ma fille que j'allais rentrer plus tard que d'habitude. Je la regardais et elle était en santé avec plein de jouets autour d'elle. Je me disais que nous étions chanceux.»

Souray ne peut se rappeler d'un souvenir en particulier de ses nombreuses visites à Sainte-Justine et à l'Hôpital de Montréal.

«Je ne me souviens pas d'un cas en particulier, dit-il. Par contre, je sais tout le bonheur qui m'habite quand je sors de l'hôpital. Ces visites me font autant de bien qu'aux enfants. Pendant cinq ou 10 minutes, ils oublient leurs souffrances. On leur apporte un court instant de bonheur. Ce qui me frappe aussi, c'est toute la joie qu'on apporte aux parents. Dans le couloir, des parents viennent nous voir les larmes aux yeux. Ils nous disent avoir vu leur enfant sourire pour la première fois depuis des semaines. C'est sûr qu'on ne peut rester insensible à de tels témoignages.»

Souray est un colosse de six pieds quatre pouces et 226 livres. Malgré son gabarit, il est toujours étonné par la force et le courage dont font preuve les petits malades.

«Ils possèdent une force morale incroyable, dit-il admiratif. Surtout ceux qui sont atteints d'un cancer. Ils sont tellement courageux.»

À Michigan

Mike Komisarek est toujours célibataire. Comme Souray, il apprécie et comprend l'importance de ces visites. Encore plus cette année puisqu'il vient de perdre sa mère, emportée par un cancer à l'âge de 51 ans.

«Chaque jeudi, on rendait visite aux enfants quand j'étudiais à l'université Michigan, raconte-t-il. Il y avait des joueurs de hockey mais aussi des athlètes des autres disciplines. On leur apportait des cadeaux, on leur donnait des casquettes et des photos. Le plus difficile était de voir les enfants atteints d'un cancer. Ça nous rendait heureux lorsqu'on parvenait à obtenir un sourire.»

Il y a maintenant 40 ans que le Canadien se rend chaque année à l'Hôpital Sainte-Justine durant la période des Fêtes.

«Les enfants sont pour la plupart des partisans du Canadien. Nous sommes un peu leurs idoles. Ces visites font aussi partie de la grande histoire de l'équipe», rappelle le jeune défenseur natif de l'État de New York.
 
 
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