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    Charlie Lindgren, ce sauveur

    Les performances du gardien permettent au Canadien de gagner chaque soir malgré les difficultés de l’équipe

    13 novembre 2017 |Alexis Bélanger-Champagne - La Presse canadienne | Hockey
    La gardien du Canadien, Charlie Lindgren, réalise un arrêt contre les Sabres de Buffalo lors du match de samedi.
    Photo: Graham Hughes La Presse canadienne La gardien du Canadien, Charlie Lindgren, réalise un arrêt contre les Sabres de Buffalo lors du match de samedi.

    Les victoires n’ont pas toutes le même niveau de satisfaction et Claude Julien l’a rappelé samedi.

     

    Après la victoire en prolongation de 2-1 du Canadien face aux Sabres de Buffalo, l’entraîneur-chef de la formation montréalaise a reconnu que son équipe avait connu un lent début de rencontre. Le Tricolore a finalement profité d’une proie avec les jambes probablement un peu plus lourdes pour revenir de l’arrière et l’emporter.

     

    « J’ai été déçu parce que ce n’était pas notre meilleur départ. Les deux premières périodes ont été un peu inquiétantes, a affirmé Julien. On a réussi à mieux sortir en troisième période et on a trouvé un moyen de gagner. »

     

    « Ce n’est pas toujours beau. Contre Minnesota, on avait eu un bon match, mais on avait perdu [3-0, jeudi dernier]. Cette fois-ci, on a gagné, mais je ne peux pas dire que je suis très content. Je sais qu’on peut mieux jouer. Mais c’est difficile de gagner dans cette ligue et les victoires, tu les prends, peu importe la façon. »

     

    Depuis le début de la campagne, le Canadien (8-9-1) avait souvent eu besoin de performances explosives de l’offensive pour gagner. Face aux Sabres, qui en arrachent cette saison et qui avaient joué la veille, il a trouvé le moyen de l’emporter sans même présenter son meilleur visage.

     

    « Il y a eu des hauts et des bas. En première période, on ne jouait pas du bon hockey, a reconnu Max Pacioretty, qui a fracassé un record d’équipe avec un 10e but en prolongation en carrière. Charlie [Lindgren] nous a sauvés quelques fois en début de match. Puis on s’est replacés. »

     

    Une étoile

     

    « [Lindgren] brille vraiment. Il réussit de gros arrêts et se bat pour stopper chaque rondelle. Il mérite tout le crédit qu’il reçoit. Il travaille fort et c’est contagieux. Ce n’était que 1-0 après la première période parce qu’il a été excellent. On n’avait pas besoin d’un long discours pendant l’entracte. On voulait retourner sur la glace et jouer pour lui. »

     

    Lindgren en était à son quatrième départ de suite devant le filet du Canadien. Puisque Carey Price (blessé au bas du corps) n’a toujours pas réintégré le groupe régulier à l’entraînement et qu’on ne sait pas quand on reverra Al Montoya (commotion cérébrale), tout indique que Lindgren défendra à nouveau la cage du Tricolore mardi, quand les Blue Jackets de Columbus seront de passage au Centre Bell.

     

    Même si l’Américain âgé de 23 ans en est encore à ses premiers pas dans la LNH, il continue de briller, comme en fait foi son dossier de 3-1-0 au cours de la semaine. Lindgren présente aussi une moyenne de buts alloués de 1,24 et un taux d’efficacité de ,964.

     

    Sur la glace, Lindgren n’a pas tout à fait le même style que Price, qui est reconnu pour sa technique et sa manière de donner l’impression que chaque arrêt est facile. Lindgren n’est pas toujours parfaitement positionné et il accorde parfois des retours dangereux, mais il trouve le moyen de faire les arrêts.

     

    « C’est vrai que ce sont deux styles différents, a noté le centre Phillip Danault. En plus, l’un attrape de la gauche [Price] et l’autre de la droite [Lindgren]. Ça vient peut-être mêler un peu les autres équipes. Price est gros et bon techniquement. Lindy est différent, mais les deux sont capables de faire le travail sur la glace. »

     

    Pour ce qui est du principal intéressé, il préfère rester dans le moment plutôt que de se laisser emporter par l’enthousiasme des autres.

     

    « Je veux simplement garder ces bonnes sensations, a dit Lindgren. J’ai la chance de faire ce que j’ai toujours eu envie de faire. Je ne veux pas être surpris par ce qui se passe présentement. C’est ce à quoi je m’attendais et j’en profite pleinement. »

     

    « Jouer un samedi soir au Centre Bell, il n’y a rien de mieux que ça ! »

     

    Jusqu’ici, il donne la chance au Canadien de gagner chaque soir, même quand le reste de l’équipe n’est pas au sommet de sa forme. Et on ne peut pas lui en demander plus.













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