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Canadien de Montréal - Komisarek reste la solution

23 février 2004  Hockey
New York — Mike Komisarek reconnaît qu'il a connu des moments difficiles samedi à Toronto, où il a néanmoins obtenu son premier point en 30 matchs cette saison, le deuxième de sa carrière en 51 rencontres.

Mais le jeune défenseur de 22 ans se dit satisfait de l'ensemble de son oeuvre jusqu'ici, et Claude Julien a été très clair pour ceux qui croient qu'on aurait mieux fait de le laisser passer la saison chez les Bulldogs.

«Avec les blessés qu'on a eus, Mike était le choix logique à Hamilton», a affirmé l'entraîneur. Autrement dit, malgré ses fautes d'inexpérience, on pense chez le Canadien qu'il est présentement le septième défenseur dans la hiérarchie.

«Il n'a pas eu l'occasion de jouer régulièrement cette saison et il avait connu un camp difficile, a toutefois constaté Julien. Comme tous les autres, il a de meilleures soirées que d'autres. Il va apprendre de ses erreurs et on espère que ça va rapporter pour les saisons à venir.»

Komisarek avoue lui-même avoir vécu un mauvais camp d'entraînement. «Il m'a fallu du temps pour m'adapter et j'ai eu des hauts et des bas», a-t-il dit à son tour hier à son arrivée à l'hôtel du Canadien, sur Times Square, où il attendait la venue de ses parents, qui habitent toujours Long Island.

«Mais ça s'en vient. J'ai fait quelques mauvais jeux hier [samedi] mais dans l'ensemble je suis satisfait de mes performances, a-t-il ajouté. Je découvre encore quelque chose de nouveau presque chaque jour et je réalise que la force mentale est ce qui différencie les meilleurs joueurs de ceux qui sont moyens.»

Komisarek, qui mesure 6'4" et pèse près de 240 livres, a été présenté comme un gaillard qui aimait distribuer des mises en échec qui punissent l'adversaire. Mais il n'a que 26 minutes de punitions et s'il est sans doute fort, il n'est pas malin.

«On me demande ça depuis que je suis à l'école, explique le charmant bonhomme aux allures juvéniles: comment peux-tu être un aussi bon gars dans la vie privée et jouer aussi durement une fois sur une patinoire? Mais je suis capable de me transformer.» Il estime d'ailleurs avoir été suffisamment combatif jusqu'ici. «Mais je ne vais pas me mettre à courir après tout le monde sur la patinoire», prévient ce gentilhomme qui n'a effectivement rien d'un matamore, sinon sa taille imposante.

Julien s'est encore porté à sa défense. «Il veut tellement jouer de façon robuste que quelquefois il a cherché à donner une mise en échec alors qu'il aurait dû se concentrer sur la rondelle.»
 
 
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