L'avenir de Gratton dans la LNH
22 décembre 2003
Hockey
Toronto — Lors du dernier passage du Canadien à New York, Joël Bouchard, laissé de côté pour un neuvième match de suite, confiait: «Si je m'appelais Boucharov, je jouerais régulièrement dans la Ligue nationale.»
Il voulait dire par là qu'il arrive qu'on étiquette des athlètes une fois pour toutes, comme réservistes ou joueurs des ligues mineures par exemple, au point qu'il n'y a presque plus rien à faire pour convaincre les décideurs de revoir leur opinion.
«Je vais vous donner un autre exemple, devait ajouter le défenseur montréalais: Benoit Gratton.»
Rappelé par le Canadien pour affronter les Maple Leafs à Toronto samedi, Gratton ne pouvait que donner raison à son compatriote québécois. «C'est un peu ça, disait-il, et moi je suis étiqueté Ligue américaine.»
Convaincu qu'il peut se débrouiller dans la Ligue nationale, Gratton n'a pas caché que sa situation était frustrante. «C'est sûr: quand tu vois des gars de ton calibre dans la Ligue nationale...»
Autre mystère du monde du sport: comment expliquer qu'un joueur jugé pas assez bon pour jouer dans la Ligue nationale, rappelé pour cause de blessures à des réguliers, soit utilisé à toutes les sauces dès son premier match, en désavantage et même en désavantage numérique?
«Ce n'est pas à moi à répondre à ça», a confié Gratton, lui-même surpris de son utilisation contre les Leafs, avec un sourire qui en disait long sur ce qu'il pensait.
Honnête, Gratton reconnaît que les blessures ne l'ont pas aidé. Il a subi une grave et bizarre blessure à une main, qui a résulté en un caillot de sang, alors qu'il dominait les compteurs de la Ligue américiane la saison dernière, ce qui a mis fin prématurément à sa saison, et il s'est blessé à un genou au camp d'entraînement du Canadien, qui est ensuite allé chercher un Steve Bégin tellement vanté. Or, Claude Julien est le premier à répéter que Gratton est le type de joueur dérangeant qui donne tout ce qu'il a à tous les matchs et qui ressemble beaucoup à Bégin. Comme ce dernier vient d'être opéré à une épaule et devra s'absenter pour une période estimée à trois mois, la chance tournera peut-être du côté de Gratton cette fois.
Il voulait dire par là qu'il arrive qu'on étiquette des athlètes une fois pour toutes, comme réservistes ou joueurs des ligues mineures par exemple, au point qu'il n'y a presque plus rien à faire pour convaincre les décideurs de revoir leur opinion.
«Je vais vous donner un autre exemple, devait ajouter le défenseur montréalais: Benoit Gratton.»
Rappelé par le Canadien pour affronter les Maple Leafs à Toronto samedi, Gratton ne pouvait que donner raison à son compatriote québécois. «C'est un peu ça, disait-il, et moi je suis étiqueté Ligue américaine.»
Convaincu qu'il peut se débrouiller dans la Ligue nationale, Gratton n'a pas caché que sa situation était frustrante. «C'est sûr: quand tu vois des gars de ton calibre dans la Ligue nationale...»
Autre mystère du monde du sport: comment expliquer qu'un joueur jugé pas assez bon pour jouer dans la Ligue nationale, rappelé pour cause de blessures à des réguliers, soit utilisé à toutes les sauces dès son premier match, en désavantage et même en désavantage numérique?
«Ce n'est pas à moi à répondre à ça», a confié Gratton, lui-même surpris de son utilisation contre les Leafs, avec un sourire qui en disait long sur ce qu'il pensait.
Honnête, Gratton reconnaît que les blessures ne l'ont pas aidé. Il a subi une grave et bizarre blessure à une main, qui a résulté en un caillot de sang, alors qu'il dominait les compteurs de la Ligue américiane la saison dernière, ce qui a mis fin prématurément à sa saison, et il s'est blessé à un genou au camp d'entraînement du Canadien, qui est ensuite allé chercher un Steve Bégin tellement vanté. Or, Claude Julien est le premier à répéter que Gratton est le type de joueur dérangeant qui donne tout ce qu'il a à tous les matchs et qui ressemble beaucoup à Bégin. Comme ce dernier vient d'être opéré à une épaule et devra s'absenter pour une période estimée à trois mois, la chance tournera peut-être du côté de Gratton cette fois.
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