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Le match de hockey en plein air à Edmonton - Sous le casque, la tuque

17 novembre 2003  Hockey
On n'a pas idée de la charge de travail supplémentaire que la présentation du match historique en plein air procure au personnel de soutien du Canadien. Le gérant de l'équipement, Pierre Gervais, commence à peine à voir la lumière au bout du tunnel, à moins d'une semaine de l'événement.

«En 25 ans dans le hockey, c'est la première fois que je suis impliqué dans un événement semblable, lance Gervais. J'étais en voie de devenir fou.»

La rencontre entre le Canadien et les Oilers d'Edmonton, qui marquera l'histoire de la LNH, aura lieu samedi devant une foule record de 59 000 spectateurs au Stade du Commonwealth. Le Tricolore sera prêt à faire face à toutes les intempéries, ce qui n'empêche pas les joueurs d'être quelque peu préoccupés. Le gardien José Théodore plus que les autres.

«José est inquiet, admet Gervais. Il a parfois froid aux pieds à l'entraînement, surtout quand on va s'entraîner à McGill.»

Comme ses coéquipiers, Théodore a hâte de vivre l'expérience, mais il ne cache pas qu'il craint de geler devant son but.

«On dit que les joueurs auront des chaufferettes sur le banc, mais il n'y en aura pas pour les gardiens. Je ne sais pas si je vais porter de petits gants ou peut-être même une tuque», dit-il à la blague. «J'espère que je ferai face à une quarantaine de lancers pour me garder au chaud», ajoute-t-il.

Gervais et ses adjoints n'ont négligé aucun détail, faisant appel à l'expertise d'homologues d'équipes de football, comme Ronnie James des Alouettes et Gordon Batty des Packers de Green Bay, de la NFL.

Les joueurs auront cinq survêtements chacun, dont trois pour le froid. On s'est aussi procuré des passe-montagnes, des gants et des sacs chauffants. On préviendra les engelures au visage en utilisant de la vaseline. Le café et le thé remplaceront les boissons énergisantes entre les périodes et l'eau sur le banc sera plutôt tiède que froide.

«Notre principale préoccupation sera de garder tout le monde au chaud. On n'envisage pas de problèmes avec les joueurs qui auront beaucoup de temps de glace. On devra être vigilant avec ceux qui joueront moins.»

Côté équipement, les joueurs feront l'essai d'une visière anti-buée et on a aussi hâte de voir si les bâtons en composite résisteront au froid.

La LNH défraie les coûts liés à l'achat d'équipements et des vêtements. Une facture, selon Gervais, qui peut facilement atteindre 8000 $.

Le gérant a dû tout planifier en double puisque qu'il voit aussi à ce que l'équipe des anciens, qui se mesurera auparavant aux anciens Oilers, ne manque de rien.

«On a fait envoyer tout l'équipement aux couleurs de l'équipe à Edmonton. Les anciens utiliseront cinq chandails différents au cours de la séance d'entraînement et du match. Les boîtes de chandails ont été retenues aux douanes américaines pendant plusieurs jours, mais tout est rentré dans l'ordre.»
 
 
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