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Boston 2, Montréal 0 - Le Canadien est blanchi deux fois en deux jours

29 octobre 2003  Hockey
L’attaque est en panne sèche et le Canadien a essuyé un troisième revers d’affilée, un deuxième par jeu blanc, face aux Bruins de Boston, vainqueurs 2-0 hier devant 19 245 personnes au Centre Bell.

Bafoué 5-0 lundi par les Flyers à Philadelphie, le Canadien n’a guère mieux paru devant ses partisans, qui ont manifesté leur mécontentement à plusieurs reprises. Les joueurs ont ouvert la machine au cours de la troisième période, mais Félix Potvin a fermé la porte. Potvin a réalisé 23 arrêts, au total, pour réussir son 29e blanchissage dans la LNH.
Les troupiers de Claude Julien perdent tous leurs moyens dès que les adversaires marquent les premiers. Ils ont perdu leurs cinq matchs quand ça s’est produit cette saison. À l’opposé, ils ont acquis leurs cinq victoires après avoir pris les devants.
Quand le plus jeune joueur de la LNH, Patrice Bergeron, a marqué au cours d’un jeu de puissance vers le milieu du premier tiers, on savait que le Canadien était dans le pétrin.
Bergeron a réussi son troisième filet de la campagne, récoltant son huitième point déjà en 10 matchs, ce qui lui permettrait d’être le meilleur marqueur du Canadien, l’équipe qu’il «détestait» dans son enfance comme partisan des Nordiques.
Quand Mike Knuble a fait mouche à mi-chemin du deuxième vingt, le tour était joué pour les Bruins, qui montrent une impressionnante fiche de 6-2-2.
Mathieu Garon n’a rien à se reprocher, lui qui a fait face à 33 lancers.

«Ça va finir par débloquer»
L’entraîneur Claude Julien a longuement parlé du gros trio des Bruins, qui est difficile à contenir. «Quand tu joues contre les Bruins, tu dois passer la soirée à tenter de maîtriser le trio de Thornton. Chacun doit peser 230 livres. C’est tout un trio. Pour nous, c’était important de garder le match serré. On a réussi, mais on doit aussi saisir les occasions à l’attaque, ce qu’on a été incapable de faire.»
Le Canadien «ne trouve plus de façons de gagner, ne fait plus les petites choses», comme c’était le cas il y a pourtant une semaine à peine. Les joueurs manquent de confiance près du filet adverse, c’est visible.
«Dans une saison, on traverse des séquences du genre. L’important c’est de redoubler d’ardeur pour passer au travers. Ça va finir par débloquer et on souhaite qu’on aura du succès comme c’était le cas tout dernièrement. aux Sénateurs d’Ottawa, samedi.»
Qu’on se le dise, ce ne sera pas plus facile à Boston demain.
 
 
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