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Canadien 2 Sénateurs 4 - Eller assommé, le Canadien aussi

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	La charge du défenseur Eric Gryba contre le centre Lars Eller en milieu de deuxième période a non seulement privé l'équipe d'un de ses meilleurs joueurs, mais elle a aussi porté un dur coup au moral des troupes. </div>
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La charge du défenseur Eric Gryba contre le centre Lars Eller en milieu de deuxième période a non seulement privé l'équipe d'un de ses meilleurs joueurs, mais elle a aussi porté un dur coup au moral des troupes. 
Le Canadien a largement dominé jeudi soir son premier match des Séries éliminatoires. Mais au final, c'est surtout l’image d’une mare de sang et d’un joueur assommé par un coup à la tête typiquement LNH qui aura marqué la soirée. Et malgré une performance de 50 tirs au but, le Canadien s’est incliné 4-2 contre Ottawa, qui prend les devants 1-0 dans la série.

Victime de multiples fractures au visage et aux dents ainsi que d’une commotion cérébrale avec perte de conscience, le centre Lars Eller a passé la nuit en observation à l’hôpital. Il a été frappé en milieu de deuxième période par le défenseur Eric Gryba, qui a été chassé du match après cette charge qui a semé un froid saisissant dans le Centre Bell.

À la suite de l’événement, le véritable match s’est joué en troisième période. Les Sénateurs ont alors marqué trois buts, comblant un déficit de 1-2 en moins de 10 minutes. Jakob Silfverberg, Marc Méthot et l’ancien Canadien Guillaume Latendresse ont inscrit les filets des Sénateurs.

Rene Bourque et Brendan Gallagher ont marqué pour le Canadien, qui a passé la soirée à tester la résistance du gardien Craig Anderson, qui a littéralement porté son équipe jeudi soir. Choisi première étoile du match, il a multiplié les arrêts clés.

«L’histoire du match, c'est Anderson, a commenté Michel Therrien, l’entraîneur du Canadien, après la partie. Il a été extraordinaire. C’est la seule raison pour laquelle on sort de ce match sans victoire. On a joué un très bon match, je suis très fier de mes gars.»

La faute au coéquipier...

Therrien a été moins loquace lorsqu’est venu le temps de commenter le coup de Gryba contre Eller. Visiblement furieux, il a pesé chaque mot. «Je ne peux pas commenter le coup, on n’a pas le droit, a-t-il dit. On a tous vu le jeu. La ligue va prendre une décision.» Therrien bouillait, mais en silence.

Son vis-à-vis, Paul Maclean, a pour sa part fourni une explication qui rejette la faute sur le Canadien. Ainsi, selon l’entraîneur des Sénateurs, si quelqu’un est à blâmer pour l'incident, c'est Raphael Diaz, qui a fait une passe à Eller «dans une zone dangereuse». «C’est juste un jeu de hockey qui s’est mal terminé pour Eller», a dit MacLean.

Le jeu est survenu à 13:28 de la deuxième. La foule du Centre Bell célébrait encore le premier but du Canadien, compté quelques instants plus tôt, lorsque Gryba a servi une mise en échec frontale à Eller. Ce dernier avait-il la tête trop basse alors qu’il était en possession de la rondelle? Aurait-il dû s’attendre à rencontrer un train parce qu’il traversait une «zone dangereuse»? Probablement que Don Cherry dirait oui. Mais ce énième coup à la tête dans la ligue a laissé Eller dans un sale état.

Gryba l’a épinglé alors qu’Eller était en pleine accélération. Le joueur du Canadien ne l’a jamais vu venir (il était dans son angle mort). Le coude de Gryba est venu frapper la tête d’Eller, qui s’est effondré d'un coup, face contre glace. «Ce qu’on a vu sur la glace n'était pas beau», a dit Therrien. Que non.

Pendant de longues secondes, Eller est demeuré inerte. Dans l’amphithéâtre, un mélange de stupéfaction et de colère. Comme un état de choc. L’équipe médicale du Canadien est accourue auprès du numéro 81. Eller a pu s’agenouiller après quelques minutes. Sous son corps, une mare de sang tachait la glace, tout juste sous la coupe Stanley peinte près de la ligne bleue du Canadien.

Eller est resté encore un bon moment sans bouger, saignant abondamment de la bouche. Geste rare: un soigneur a demandé à la foule de cesser de crier. Des «shhhh» ont fusé dans l’amphithéâtre. Rassemblés près de leur banc, les joueurs du Canadien étaient furieux. Eller est finalement sorti en civière, puis conduit à l’hôpital en ambulance.

Le geste a permis au Canadien de profiter d’un avantage numérique de cinq minutes, au cours duquel Brendan Gallagher — deuxième étoile du match — a marqué. Le gardien des Sénateurs a été bombardé de 27 lancers au cours de cette période.

La série s’était ouverte avec une première période plus égale, disputée à un bon rythme. L’as-défenseur Erik Karlsson fut le seul à marquer, après avoir porté la rondelle d'un bout à l’autre de la patinoire. Fluide. Élégant. Beaucoup plus, en toute chose, que le geste de Gryba.

Le deuxième match sera disputé ce vendredi, toujours à Montréal.
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	La charge du défenseur Eric Gryba contre le centre Lars Eller en milieu de deuxième période a non seulement privé l'équipe d'un de ses meilleurs joueurs, mais elle a aussi porté un dur coup au moral des troupes. </div>
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	Il y avait foule et gros soleil devant le Centre Bell jeudi. On y a tenu le désormais traditionnel party d’avant-match en fin d’après-midi. Marée de chandails rouges, bière, jeux «d’adresse», revendeurs de billets à l’œuvre, visages peints, la totale.</div>
 
 
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