Le Canadien: Gallant et Jodoin épauleront Therrien comme entraîneur adjoint
Dès sa nomination la semaine dernière, Therrien a élaboré son plan pour composer son personnel d’instructeurs et rapidement les noms de Gallant et de Jodoin se sont imposés.
« Je ne connais pas très bien Gerard, mais c’est un nom qui a tout de suite fait partie de ma liste. En me renseignant à son sujet, je n’ai entendu que de bons commentaires », a révélé Therrien, quelques heures après l’annonce de l’embauche de l’ex-entraîneur-chef des Sea Dogs de Saint John de la Ligue junior majeure du Québec.
« J’aime bien son cheminement de carrière comme joueur. Comme entraîneur, il a fait ses classes. Il sait ce que c’est le métier d’entraîneur dans la LNH. Il n’a pas hésité à retourner dans le junior et il a fait du très bon travail avec ses jeunes joueurs à Saint-Jean », a expliqué Therrien.
Dans le cas de Jodoin, il s’agit d’un retour à Montréal, puisqu’il a occupé diverses fonctions avec le Canadien de 1997 à 2003, notamment celle d’adjoint à l’entraîneur. Il était l’entraîneur des Bulldogs de Hamilton, le club-école dans la Ligue américaine, la saison dernière.
« Clément a beaucoup à offrir, a poursuivi Therrien. C’est un pédagogue et un passionné de hockey, des éléments que je recherchais. »
Therrien a ajouté qu’il est toujours à la recherche d’un autre adjoint, dont la responsabilité sera de travailler avec les défenseurs.
Gallant pas surpris
Ravi de recevoir l’appel de Therrien, Gallant, âgé de 48 ans, a reconnu qu’il n’en a pas été surpris. « Une fois la saison terminée à Saint John, j’ai mandaté un agent afin qu’il s’informe des occasions pour un poste d’entraîneur-chef dans la LNH », a dit celui qui était aussi courtisé par deux autres formations du circuit Bettman. « Quand les choses n’ont pas fonctionné pour les postes d’entraîneur-chef disponibles, j’ai commencé à recevoir des appels pour des postes d’adjoint. »
Gallant reconnaît ne pas être un proche de Therrien — il a joué contre lui dans la LHJMQ et la LAH avant de diriger contre lui dans la LNH —, mais il connaît bien Marc Bergevin, le nouveau directeur général du Canadien, et Martin Lapointe, embauché jeudi.
« Marc et moi avons joué deux saisons à Tampa Bay et nous habitions sur le même parcours de golf, alors nous nous rendions ensemble à l’aréna. Peut-être mon nom a-t-il été glissé dans une discussion qu’il a eue avec Michel. »
Il croit cependant que sa réputation et son expérience auront joué en sa faveur pour l’obtention du poste. « J’aimerais pouvoir dire que c’est parce que j’ai connu du succès, que ma fiche comme entraîneur et comme joueur dans la LNH parle d’elle-même », a indiqué Gallant, qui ne sait pas encore quelles seront précisément ses responsabilités. « Mais une chose est certaine, le respect est très important pour moi. Je respecte les gens avec qui je travaille et c’était un mot d’ordre à Saint John : respecter l’organisation, les gens à l’extérieur de celle-ci, ne pas créer de problèmes. Et j’ai de l’expérience, que ce soit dans la LNH, la Ligue américaine ou la LHJMQ. »
Au final, il a opté pour le Tricolore puisque c’est la seule équipe à lui avoir fait une offre concrète. « Je n’avais pas encore d’offre contractuelle des deux autres formations avec lesquelles je négociais et je sais que Marc voulait mettre son personnel en place très rapidement. Alors quand j’ai reçu cette offre, j’étais très excité. Quand vous recevez une offre que vous voulez, vous l’acceptez. »








