Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Michel Therrien revient derrière le banc du Canadien - «Je sais à quoi m’attendre»

6 juin 2012 | Jean Dion | Hockey
Michel Therrien, qui a déjà dirigé le Canadien de 2000 à 2003, que le nouveau directeur général, Marc Bergevin, a fait appel pour relancer l’équipe. Le nouvel entraîneur-chef a rencontré les médias, hier, au Complexe sportif Bell de Brossard.
Photo : La Presse canadienne (photo) Graham Hughes Michel Therrien, qui a déjà dirigé le Canadien de 2000 à 2003, que le nouveau directeur général, Marc Bergevin, a fait appel pour relancer l’équipe. Le nouvel entraîneur-chef a rencontré les médias, hier, au Complexe sportif Bell de Brossard.
Le Canadien de Montréal espère que la deuxième fois sera la bonne. Neuf ans après son congédiement à la barre du Tricolore — et cinq entraîneurs-chefs plus tard —, Michel Therrien est de retour derrière le banc de l’équipe, qu’il devra trouver le moyen de redresser après qu’elle eut sombré dans les bas-fonds du classement de la Ligue nationale de hockey. Comme il l’a fait à Pittsburgh, où il pouvait cependant compter sur les services de certains joueurs nommés Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Marc-André Fleury.

Retenu par le directeur général Marc Bergevin en raison de son « leadership », de son « expérience » et parce qu’« il a connu du succès à tous les niveaux » dans sa carrière, Therrien a estimé hier, lors de sa présentation aux représentants des médias au Complexe sportif Bell de Brossard, qu’il est maintenant « un meilleur entraîneur » qu’à son premier séjour à Montréal, de 2000 à 2003, et qu’il s’affairera à redonner aux partisans la fierté d’appuyer un club « reconnu pour travailler très fort ».


« C’est un privilège de diriger une équipe de la LNH, et c’est un honneur de diriger le Canadien de Montréal », a déclaré le nouveau pilote de 48 ans alors même qu’il mentionnait éprouver de la difficulté à exprimer ses sentiments tellement il était excité. Celui qui était ces derniers mois commentateur de hockey au Réseau des sports - il a été limogé début 2009 par les Penguins qui allaient remporter la Coupe Stanley sous Dan Bylsma quelques mois plus tard - a mentionné qu’il n’avait jamais perdu espoir de reprendre les rênes d’une formation de la grande ligue. Mais si on lui avait révélé il y a deux ans qu’il s’agirait du Canadien, a-t-il indiqué, il ne l’aurait pas nécessairement cru.


Du bon potentiel


Depuis le passage initial de Therrien avec le Bleu Blanc Rouge, l’organisation a énormément changé. Un seul joueur de l’époque porte toujours ses couleurs, soit Andrei Markov. De nouveaux propriétaires sont arrivés. Mais l’homme assure que s’il a été avantagé dans le processus de sélection, c’est certes dû à l’expérience qu’il a acquise depuis tant dans ses fonctions d’entraîneur dans la LNH et la Ligue américaine (il revendique maintenant exactement 1000 matchs dans le hockey professionnel) que de dépisteur, mais aussi au fait qu’il est parfaitement au courant des particularités du marché montréalais en perpétuelle ébullition.


« Je connais les attentes des partisans. Je connais les attentes des médias. À Montréal, il faut être en mesure de communiquer. Je sais à quoi m’attendre. Je me sens bien mieux là que je ne l’étais » lorsqu’il a été propulsé, en novembre 2000, derrière le banc de l’équipe la plus prestigieuse et certainement la plus scrutée au monde. Le jeune pilote de 37 ans avait d’ailleurs trouvé à ce moment que les choses allaient « un peu vite », a-t-il confié hier.


De la formation qu’il prend en mains et qui a terminé au 15e et dernier rang de l’association Est cette saison, Therrien dit apprécier le « très bon potentiel ». Il a fait allusion à son premier trio, mené par Tomas Plekanec, qui se compare, évalue-t-il, aux meilleures unités de la LNH. Au gardien Carey Price. Et à « Markov en santé », comme s’il souhaitait conjurer le mauvais sort qui s’acharne sur la santé du grand défenseur depuis un bon bout de temps. Cela dit, il sera nécessaire de se montrer patient. « Il faut apprendre à marcher avant de courir, parce que si tu cours trop vite, tu risques de t’enfarger. »


Le d.g. Bergevin, pour sa part, a reconnu que cette 15e place était « inacceptable » et qu’à court terme, l’objectif de l’organisation consistait à atteindre les séries éliminatoires. « Quand tu entres dans la danse des playoffs, tout est possible », a-t-il déclaré, citant en exemple les Devils du New Jersey, sixièmes dans l’Est, et les Kings de Los Angeles, huitièmes dans l’Ouest, qui se disputent actuellement la finale de la Coupe Stanley.


Pour ce faire, Therrien entend miser sur des éléments bien précis : « l’engagement de chacun », « une discipline exemplaire sur la patinoire et à l’extérieur », « une éthique de travail » et du « leadership » de la part de certains joueurs ; le premier de ceux-ci avec lequel il communiquera sera d’ailleurs son capitaine, Brian Gionta. Si tous les morceaux du casse-tête tombent en place, « on peut surprendre bien des gens », a-t-il dit.


Soulignant qu’il était à sa première journée en poste, le nouveau patron n’a par ailleurs pas voulu s’avancer sur la question de ses adjoints. On sait que son propre prédécesseur, Randy Cunneyworth, promu par intérim en décembre, est redevenu adjoint à l’arrivée de Bergevin. Des décisions devraient commencer à être prises d’ici quelques jours.


Therrien devient le cinquième entraîneur-chef de l’histoire du Canadien à être nommé deux fois, le dernier en date étant Claude Ruel, d’abord appelé à la rescousse en 1968, puis en 1979. Dans les années 1930, Newsy Lalonde, Léo Dandurand et Cecil Hart ont aussi obtenu une seconde chance. Plus près de nous, Bob Gainey a aussi ajouté deux fois le statut d’entraîneur-chef à son poste de directeur général, mais c’était à chaque reprise sur une base intérimaire.


En 499 matchs dans la LNH, Therrien présente un dossier de 212 victoires, 182 défaites et 68 matchs nuls ou défaites en prolongation en saison régulière, et de 21-16 en séries éliminatoires. Chez les juniors, il a remporté la Coupe Memorial avec les Prédateurs de Granby en 1996. Chez les pros, il a atteint la finale de la Coupe Calder dans la Ligue américaine avec les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton en 2004, et la finale de la Coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh, qui s’étaient inclinés en six matchs devant les Red Wings de Detroit, en 2008.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel