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André Savard affirme que Therrien aurait mérité de revenir plus tôt dans la LNH

6 juin 2012 | La Presse canadienne | Hockey
André Savard n’est pas surpris de revoir Michel Therrien comme entraîneur du Canadien de Montréal. La surprise, selon lui, c’est que Therrien n’a pas été de retour plus tôt dans la Ligue nationale de hockey.

« Michel mérite de revenir et il aurait mérité de revenir plus tôt », a déclaré hier l’ancien directeur général du Canadien.


« Quand on regarde sa feuille de route, elle se compare avantageusement à celles d’autres entraîneurs de la Ligue nationale, a-t-il souligné. Plusieurs n’ont pas eu le même succès que lui. Il a emmené les Penguins de Pittsburgh en finale de la Coupe Stanley. »


Savard est arrivé en poste chez le Tricolore en même temps que Therrien, en novembre 2000, mais il précise que la décision de lui confier les rênes de l’équipe, à la place d’Alain Vigneault, avait été prise par son prédécesseur Réjean Houle.


« J’ai été nommé par M. Boivin [Pierre, alors président] après la nomination de Michel, mais j’étais d’accord avec le choix, a évoqué Savard. Michel avait connu beaucoup de succès dans les rangs juniors et ç’avait vite cliqué entre nous deux. »


Après la fin de leur association à Montréal, les deux hommes se sont d’ailleurs retrouvés à Pittsburgh. Therrien a fait appel à Savard comme un de ses adjoints.


Pourraient-ils renouer à Montréal ? Savard, qui se trouvait en vacances en Floride hier, n’a pas fermé la porte. « Je n’ai pas parlé à Michel depuis quelque temps. Si on me contacte, je vais prêter l’oreille », a-t-il répondu prudemment, en ajoutant du même souffle qu’il était heureux avec les Penguins de Pittsburgh.


Savard s’occupe de tâches de recrutement depuis qu’il n’est plus derrière le banc et il lui reste une année à écouler au contrat qu’il a paraphé l’an dernier.


Cela dit, Savard ne doute pas que Therrien soit un entraîneur amélioré depuis la fin de son association avec les Penguins il y a trois ans.


« Dans la vie, on apprend tout le temps. La personnalité demeure la même, mais quand on y met l’effort et qu’on est structuré, on va de l’avant. C’est le cas de Michel. Il a acquis une vaste expérience, il a beaucoup de vécu. Il a dirigé Sidney Crosby à Pittsburgh et il a eu plusieurs jeunes sous ses ordres. Il est sûrement un meilleur entraîneur. »


Peu enclin à revenir sur le congédiement de Therrien à Pittsburgh, Savard a reconnu qu’il est exigeant, mais que « c’est normal de l’être en autant que ça ne le soit pas de façon exagérée ». Il a relevé qu’il est un excellent communicateur, qui favorise les rencontres individuelles et qui n’hésite pas à sonder le pouls de l’équipe auprès de ses meneurs.

 
 
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