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    « Je sais ce que j’ai à faire »

    Marc Bergevin devient le 17e directeur général du Canadien et s’attaque à la relance de l’équipe qui a atteint les bas-fonds

    3 mai 2012 | Jean Dion | Hockey
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	Comme il l’a répété plusieurs fois hier, Marc Bergevin n’en était qu’à sa première journée comme directeur général du Canadien. Mais il y a déjà plusieurs dossiers sur son bureau.</div>
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
    Comme il l’a répété plusieurs fois hier, Marc Bergevin n’en était qu’à sa première journée comme directeur général du Canadien. Mais il y a déjà plusieurs dossiers sur son bureau.
    Au fil de vingt saisons comme défenseur dans la Ligue nationale de hockey et de sept années en tant que membre de la direction des Blackhawks de Chicago, Marc Bergevin a su se tailler une réputation d’homme au sens de l’humour aiguisé. Et le nouveau directeur général du Canadien de Montréal a provoqué des éclats de rire à plusieurs reprises, dans un parterre de journalistes bondé au Complexe sportif Bell de Brossard hier après-midi, à l’occasion de l’annonce officielle de son embauche. « J’ai joué pour huit équipes, peut-être que j’en oublie », a-t-il lancé. Il a si souvent changé d’adresse, a-t-il poursuivi, que « mes valises étaient toujours une équipe en arrière ». Rigoler à une conférence de presse du CH ? Des lustres qu’on avait vu ça, en vérité.

    Celui qui, à 46 ans, est désormais le 17e patron du secteur hockey de l’histoire au sein de l’organisation la plus étroitement scrutée de la LNH reste cependant conscient que le boulot à abattre sera sérieux : quand un club termine au 15e et dernier rang de son association, comme ce fut le cas du Canadien en 2011-2012, il est clair qu’il y a « beaucoup de place à l’amélioration ». Cela dit, « nous avons un bon noyau. Nous avons de vraiment bons éléments. Nous ne repartons pas de zéro », a-t-il commenté, ajoutant : « Je suis sûr que je suis prêt, sinon je ne serais pas devant vous aujourd’hui. L’inconnu ne me fait pas peur, parce que je sais ce que j’ai à faire. »


    Le copropriétaire et président Geoff Molson a parlé de l’acquisition des services de Bergevin, qui était l’an dernier l’assistant du d.g. des Hawks Stan Bowman, comme de « la première étape pour créer une culture gagnante » au sein du Tricolore. « Il faut donner aux partisans ce qu’ils méritent : un bon produit sur la patinoire », a-t-il déclaré, tout en révélant que pendant le dernier mois, une vingtaine de candidats ont été considérés, une dizaine ont été rencontrés, et Bergevin s’est démarqué des autres par « son leadership, ses aptitudes à communiquer, sa forte détermination et son engagement envers la victoire ». Molson a seulement voulu confirmer que Julien BriseBois et Pierre Maguire avaient aussi été sollicités.


    Le premier geste du nouveau directeur général a consisté à mettre fin à l’intérim de Randy Cunneyworth au poste d’entraîneur-chef, hier matin. Celui-ci redevient adjoint et il appartiendra au futur pilote de décider de qui il veut s’entourer. Aucun échéancier n’est fixé pour trouver le prochain coach, mais Bergevin entend agir « plus tôt que tard ». Pour le reste, notamment le statut de certains joueurs - Scott Gomez et son faramineux contrat, Carey Price et P.K. Subban qui acquerront l’autonomie restreinte cet été -, il faudra tout analyser de fond en comble, mais Price a quand même fait l’objet d’un bel éloge. Aux nombreuses questions sur ses intentions, Bergevin a d’ailleurs répété « c’est ma première journée » à plusieurs reprises. Cependant, l’adjoint au d.g. Larry Carriere sera maintenu dans l’organisation et le responsable du dépistage Trevor Timmins « sera à la table du Canadien » lors du repêchage amateur qui aura lieu à Pittsburgh le mois prochain. Geoff Molson a ajouté que rien n’était encore décidé concernant le rôle futur de Serge Savard, qui l’a épaulé dans la recherche de candidats.


    Originaire du quartier Pointe-Saint-Charles, Marc Bergevin a raconté que lorsqu’il était plus jeune, il assistait fréquemment aux défilés de la Coupe Stanley dans la rue Sainte-Catherine, et il est bien au fait de l’importance du Canadien dans la collectivité. « Le Canadien de Montréal, c’est le Canadien de Montréal. Je suis parti en 1984, mais le Canadien, c’est moi. Aujourd’hui, je suis fier et ému. »


    À cet égard, il a confié qu’il n’y avait « aucun doute » que les efforts allaient être accrus pour que la présence francophone soit accentuée dans l’équipe. « Nous devrons avoir du personnel en place pour assurer qu’on ne manque pas les bons joueurs du Québec. Nous n’avons actuellement qu’un dépisteur au Québec. Il y en aura plus », a-t-il promis.


    Après avoir porté les couleurs des Saguenéens de Chicoutimi chez les juniors, Bergevin a été sélectionné par les Blackhawks au troisième tour, au 59e rang au total lors du repêchage amateur de 1983. Défenseur su style défensif, il a joint le club à 19 ans, puis il a joué à différentes époques à New York (Islanders), Hartford, Tampa Bay, Detroit, St. Louis, Pittsburgh et Vancouver, en plus de quelques séjours dans les Ligues américaine et internationale. Après sa retraite en 2004, il est retourné à Chicago, où il a tour à tour occupé les postes de dépisteur, d’entraîneur adjoint, de directeur du personnel des joueurs (c’est à ce titre qu’il a remporté la Coupe Stanley en 2010) et d’adjoint au directeur général. Hier, il a d’ailleurs tenu à remercier Dale Tallon, son ancien patron qui est aujourd’hui d.g. des Panthers de la Floride, « qui m’a ouvert les portes dans le monde du hockey » après que sa carrière fut terminée.


    Et en fin de rencontre, Bergevin avait un autre bon mot dans sa besace. S’il n’a pas voulu commenter le règne de son prédécesseur Pierre Gauthier - « je regarde en avant » -, il a clairement affirmé que sa famille et lui s’installeront dans la région de Montréal, même si la situation ne sera pas toujours facile : les trois enfants de Marc et Ruth, âgés de 16, 14 et 11 ans, ont passé toute leur vie aux États-Unis. Or on sait que Gauthier réside à Burlington, au Vermont. Quand donc on a demandé au nouveau d.g. s’il avait écarté toute possibilité de s’établir de ce côté lui aussi, il a répondu : « Je ne sais pas c’est où, Burlington. »


    Mais il sait où le Canadien doit désormais aller au classement, et c’est plus haut. De toute manière, il ne peut plus descendre.

     
     
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