Lettres - Irresponsables!
À l'heure où Sidney Crosby tente de se relever d'une deuxième commotion cérébrale et après avoir déjà été forcé de s'absenter pendant un an, il est inquiétant d'apprendre que les dirigeants de Hockey Québec autoriseront la mise en échec l'année prochaine pour les enfants qui seront inscrits dans la catégorie peewee (11 et 12 ans) sachant qu'à cet âge, le gabarit des joueurs est en formation. Cette décision irresponsable pourrait compromettre le parcours scolaire de plusieurs enfants, car nul ne sait quels seront les dommages cognitifs à long terme à la suite d'une commotion cérébrale.
Alors que faut-il comprendre de cette décision? Certains «experts» prétendent que si les joueurs évoluent dans un environnement où la mise en échec est autorisée, et ce, le plus tôt possible dans leur parcours d'athlète, ils deviendront de meilleurs joueurs et pourront par le fait même atteindre plus rapidement un haut niveau de jeu.
Belle illusion, car tous s'entendent pour dire que moins de 1 % des hockeyeurs qui pratiquent notre sport national atteindront la Ligue nationale de hockey. Avons-nous les moyens, comme société, de compromettre le développement cognitif de notre relève, d'autant plus que ce sport pourrait très bien survivre sans mises en échec tout en conservant ses lettres de noblesse, surtout à cet âge précoce?
Si nous poursuivons dans cette voie, nous serons collectivement responsables des graves blessures subies par nos enfants. Ce choix politique risque aussi de voir plusieurs bons joueurs quitter précocement ce sport par crainte de se faire blesser, et leur peur n'est certainement pas sans fondement. Il est aussi étonnant de constater l'absence de la ministre de l'Éducation et des Sports dans ce choix qui est grandement discutable. Réveillons-nous avant qu'il soit trop tard!
***
François Bellefeuille - Lachine, le 14 janvier 2012
Alors que faut-il comprendre de cette décision? Certains «experts» prétendent que si les joueurs évoluent dans un environnement où la mise en échec est autorisée, et ce, le plus tôt possible dans leur parcours d'athlète, ils deviendront de meilleurs joueurs et pourront par le fait même atteindre plus rapidement un haut niveau de jeu.
Belle illusion, car tous s'entendent pour dire que moins de 1 % des hockeyeurs qui pratiquent notre sport national atteindront la Ligue nationale de hockey. Avons-nous les moyens, comme société, de compromettre le développement cognitif de notre relève, d'autant plus que ce sport pourrait très bien survivre sans mises en échec tout en conservant ses lettres de noblesse, surtout à cet âge précoce?
Si nous poursuivons dans cette voie, nous serons collectivement responsables des graves blessures subies par nos enfants. Ce choix politique risque aussi de voir plusieurs bons joueurs quitter précocement ce sport par crainte de se faire blesser, et leur peur n'est certainement pas sans fondement. Il est aussi étonnant de constater l'absence de la ministre de l'Éducation et des Sports dans ce choix qui est grandement discutable. Réveillons-nous avant qu'il soit trop tard!
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François Bellefeuille - Lachine, le 14 janvier 2012








