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    Le Canadien en vacances

    Les Flyers bouclent la boucle et passent à la finale

    25 mai 2010 |Jean Dion | Hockey
    Les joueurs du Canadien et leur entraîneur, Jacques Martin, affichaient des mines déconfites à la fin du match qui a signifié l’élimination de l’équipe, hier, à Philadelphie.
    Photo: Agence Reuters Mike Segar Les joueurs du Canadien et leur entraîneur, Jacques Martin, affichaient des mines déconfites à la fin du match qui a signifié l’élimination de l’équipe, hier, à Philadelphie.
    Pour la sixième fois des séries éliminatoires 2010, la Faucheuse regardait le Canadien de Montréal dans le bleu blanc rouge des yeux et, à un moment donné, il y a des limites à tromper la mort. Au cinquième match de la finale de l'Est, le carrosse de Cendrillon s'est finalement transformé en citrouille aux couleurs des Flyers de Philadelphie, et voici le Tricolore éliminé.

    Les Flyers l'ont emporté 4-2 à domicile hier soir, expédiant le Canadien en de tardives vacances et obtenant, par une domination de 4-1 dans la série, son ticket pour la finale de la Coupe Stanley face aux Blackhawks de Chicago. L'affrontement ultime démarrera samedi.

    On aura tout le temps de procéder aux bilans et de soupeser ce à quoi pourrait ressembler le proche avenir, mais le fait saillant de ce printemps aura certes été ce parcours inattendu, inespéré d'une équipe qui s'était taillé une place en séries au dernier match de la saison régulière et qui, à la surprise générale, s'est offert les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh en revenant sans cesse de l'arrière et en faisant preuve d'un esprit de corps qu'on ne lui soupçonnait pas.

    Dans ce dernier match, ce n'est pas l'effort qui a manqué, mais probablement le carburant dans le réservoir.

    Ça n'a cependant pas tardé pour les visiteurs. Il n'y avait pas une minute de jouée que Scott Gomez, entré chez l'ennemi sur le flanc droit, repérait Brian Gionta plutôt esseulé dans la zone privilégiée. Passe de palette à palette, Gionta a le loisir de s'avancer un peu, il dégaine et ça passe juste sous le bouclier de Michael Leighton pour aller ébranler le cordage. Vous dire, l'importance du premier but était sur toutes les lèvres.

    Survient ensuite une punition à Kimmo Timonen, mais ce sont les sanctionnés qui en profitent. Jeu bizarre: la rondelle est libre peu profondément en zone du Canadien. Halak fonce vers celle-ci, loin de son filet. Il arrive en même temps que Mike Richards et entre en collision avec Roman Hamrlik qui se replie. Le disque passe sous Halak et revient à Richards, seul devant une cage déserte. Nouvelle joute.

    Le Canadien n'a pas pu davantage s'imposer lors d'un avantage numérique subséquent; il s'est même vu montrer le chemin du cachot à la moitié quand Claude Giroux s'est échappé et que Marc-André Bergeron a dû avoir recours à des procédés illicites pour le gêner. Aucun dégât, cependant. Ni à l'occasion de quelques autres punitions imposées de part et d'autre.

    Après une période, c'était donc l'impasse, quoique la facilité du Philadelphie à se produire en surnombre ne laissât pas d'inquiéter pour la suite des choses d'un point de vue de l'autre équipe.

    Le Canadien a sauté sur la surface glacée en deuxième en donnant l'impression d'avoir l'intention de défendre chèrement sa peau, mais le lundi de la matraque attendait au détour.

    Quatrième minute, il y a confusion dans la cohésion défensive du CH, qui conduit Arron Asham laissé tout fin seul devant Halak à hériter du disque en provenance de Matt Carle. Il dispose de tout le temps voulu pour se retourner sur lui-même, se donner un angle et diriger un tir au-dessus de l'épaule gauche de Halak. Puis, une autre minute et demie n'est pas écoulée que Mike Richards, positionné dans le bureau, passe à Jeff Carter dans un attroupement devant. Ce dernier ne rate pas, et c'est, dans un développement violemment soudain, 3-1.

    Le score était tel à l'ouverture de la troisième, avec une odeur de boules à mites dans le fond de l'air. Les Flyers font d'abord dans le dégagement refusé à répétition, mais le Tricolore est contraint d'ouvrir le jeu, ce qui leur donne eux-mêmes quelques belles occasions de marquer, auxquelles Halak refuse de se prêter.

    Puis, paf. P.K. Subban venu prêter main-forte à l'attaque se retrouve derrière le but adverse. Il trouve Scott Gomez devant, le tir est précis, et c'est 3-2 avec une douzaine de minutes au cadran.

    Se présente ensuite une occasion inespérée: double mineure à Chris Pronger dont le bâton a coupé Subban au visage. Et non seulement l'avantage ne produit rien de concret, mais il est annulé aux cinq huitièmes par une autre punition à Glen Metropolit.

    Le Canadien se donnera bien des chances jusqu'à la fin, mais ce sera plutôt Jeff Carter qui, dans une cage déserte, viendra sonner le glas.












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