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    Lettres - La violence au hockey

    13 mars 2010 |Robert Spickler - 11 mars 2010 | Hockey
    J'ai enfin compris d'où Jean Dion, le plus sportif des journalistes, avait tiré le titre de sa chronique.

    Il passe presque aux aveux dans sa chronique (Le Devoir, 11 mars) traitant, à sa manière, de la violence au hockey.

    Paraît-il que les directeurs généraux de la LNH vont réglementer la décapitation sur glace. Enfin, pas tout à fait. Ils laisseront encore aux arbitres le soin de psychanalyser les intentions légitimes ou malveillantes des joueurs.

    Les directeurs généraux, ces gérants de viande sur patin qui la détaillent au prix moyen de 125 000 $ les 100 livres, ne veulent surtout pas que cette belle viande — à part la tête — ne puisse pas, de temps à autre, être équarrie comme elle se doit, dans ce SEUL sport qui tolère (encourage?) encore la violence ouverte.

    Il faut bien nourrir l'enclos, sinon à quoi servirait la ligue junior, cette pépinière des «tough» dont Patrick Roy s'est fait l'ardent défenseur en enseignant, un jour, à son fils comment attaquer un joueur qui refuse de se battre et, le lendemain, en s'indignant de la presque décapitation dont fut victime l'un de ses protégés, tout en concédant, néanmoins, que le hockey est un sport de «contact» (sic).

    Je parie que ceux qui suivent le hockey depuis moins de 10 ans auront eu du mal à ne pas qualifier le match de finale entre le Canada et les États-Unis, aux Jeux olympiques de Vancouver, de passablement ennuyant.

    Pas de bataille, pas de sang, pas de commotion cérébrale, pas de civière, pas même de joueur pour déclarer «je fais juste le travail qu'on me demande de faire». Simplement du hockey, du vrai hockey, comme il se pratique quand les directeurs généraux ne sont pas là, quand la viande reste au frigo et que la fierté du sport bien pratiqué par des joueurs talentueux prend le dessus.

    Il m'aura fallu le prétexte de la violence au hockey pour enfin demander à Jean Dion de reconnaître, en bon sportif, avoir plagié le titre de sa chronique Et puis euh de la pensée commune des directeurs généraux de la LNH sur la violence de notre sport «national».

    ***

    Robert Spickler - 11 mars 2010
     
     
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