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    Sergei Kostitsyn représente la clé de l'énigme chez le Canadien

    19 janvier 2010 |La Presse canadienne | Hockey
    Jacques Martin a donné congé à ses joueurs et il a peut-être fait de même, hier, afin d'évacuer la frustration d'avoir vu les siens échapper bêtement quatre précieux points au classement au cours du week-end.

    On peut soupçonner toutefois qu'au minimum, il aura pris la peine de communiquer avec Graham Rynbend, le thérapeute en chef du Canadien, pour s'enquérir de l'état de santé de Sergei Kostitsyn et de Benoit Pouliot en prévision du prochain entraînement, prévu aujourd'hui.

    Ce dernier s'est blessé à la main lors d'un combat avec Wade Redden, des Rangers de New York, dimanche. Martin doit évidemment espérer que ça ne s'avérera qu'un mal mineur, qui n'empêchera pas Pouliot d'affronter les Blues de St. Louis au Centre Bell, demain. Car on sait que l'attaquant franco-ontarien est devenu un élément important du club depuis ses débuts dans l'uniforme tricolore, le 23 décembre dernier. Il a tendance par moments à écoper de mauvaises pénalités, mais il compense le tout par sa volonté de foncer au filet. Cet atout lui a permis de marquer six buts en 12 rencontres jusqu'ici.

    Si Pouliot devait s'absenter, Martin se verrait privé d'un joueur qui apporte un bel équilibre à son meilleur trio des trois dernières semaines. Grâce à la présence de Pouliot, Scott Gomez n'est pas obligé de se fier constamment à Brian Gionta pour compléter ses jeux. Pour s'assurer que l'unité continue de produire sans Pouliot, l'entraîneur du Canadien devrait alors probablement y ramener Michael Cammalleri.

    Sauf que le deuxième trio se retrouverait à nouveau dégarni et Tomas Plekanec, encore seul. Et Martin ne serait pas plus avancé.

    Le vétéran entraîneur doit donc espérer que Pouliot a un seuil de douleur suffisamment élevé pour continuer de jouer au même rythme. Et aussi, que Sergei Kostitsyn guérisse suffisamment de sa blessure à la cheville pour revenir au jeu contre les Blues, demain, les Devils du New Jersey à Newar, vendredi, ou les Rangers de New York au Centre Bell, samedi.

    Pour le meilleur ou pour le pire, le cadet des frères Bélarusses représente la clé de l'énigme à l'attaque chez le Canadien. À court terme du moins, en attendant le retour au jeu d'Andrei Kostitsyn, ou encore une éventuelle transaction salvatrice de Bob Gainey.

    Car pour l'instant, Sergei représente le seul joueur capable de redonner du tonus au trio mené par Plekanec et Cammalleri. De toute évidence, Matt D'Agostini n'est pas la solution — il l'a prouvé match après match... après match, en se montrant d'une telle inutilité qu'on se demandait, par moments, comment il a pu récolter 127 points en 159 matchs dans la Ligue américaine.

    La patience dont Martin a fait preuve à l'endroit de D'Agostini doit d'ailleurs être interprétée comme une preuve que les solutions de rechange ne sont pas légion, ni à Hamilton, ni à l'interne à Montréal. S'il y avait eu une relève digne de ce nom à l'attaque, D'Agostini aurait vite été dégommé parce que le pilote de 56 ans a montré, dans sa façon de traiter Guillaume Latendresse plus tôt cette saison, qu'il avait la mèche courte avec les joueurs incapables de respecter ses consignes ou de tenir le rythme.












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