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    Le Canadien passe en mode attente jusqu'à jeudi

    Campé en huitième position, le tricolore pourrait reculer au classement

    11 janvier 2010 |La Presse canadienne | Hockey
    Le joueur de centre du Canadien, Scott Gomez
    Photo: Agence Reuters Frank Polich Le joueur de centre du Canadien, Scott Gomez
    Équipe ayant joué le plus de matchs au sein de l'Association de l'Est, soit 47, le Canadien est en mode attente jusqu'à jeudi. Campé en huitième position du classement, avec 48 points, le Tricolore risque d'avoir perdu quelques rangs au moment où il renouera avec l'action, à l'occasion de la visite des Stars de Dallas.

    «Ce sera intéressant de voir où on sera rendu quand la plupart des équipes auront joué le même total de matchs que nous», a souligné Scott Gomez, samedi, au terme de la défaite en prolongation contre les Devils du New Jersey.

    L'étau va se resserrer sur le CH avant qu'il entreprenne son sprint préolympique de 16 affrontements, incluant 10 contre des rivaux d'Association, en 31 jours. Actuellement, la situation est la suivante.

    S'il regarde devant, le Canadien voit qu'il n'est qu'à trois points des Bruins de Boston, qui occupent la cinquième place avec 51 points, mais les Bruins ont trois rencontres en main. Il n'est aussi qu'à deux points des Rangers de New York, qui ont cependant deux matchs en main. Et il a le même total que les Sénateurs d'Ottawa, qui ont joué deux matchs de moins. Dans le pire des cas, il pourrait se retrouver à un minimum de quatre points de ce trio d'équipes.

    S'il jette un coup d'oeil dans le rétroviseur, il voit les Flyers de Philadelphie se profiler à un point, avec trois matchs en main; les Islanders de New York à deux points avec une rencontre de moins; et les Thrashers d'Atlanta à trois points avec trois matchs à jouer. Il pourrait même être rattrapé par le Lightning de Tampa Bay, qui est à six points derrière, mais avec quatre matchs en main. En théorie donc, le Tricolore pourrait glisser jusqu'au 12e rang.

    Ça n'arrivera pas d'ici à jeudi et c'est également improbable, mais les troupiers de l'entraîneur Jacques Martin pourraient même flirter avec la 13e place si les Panthers de la Floride remportaient les deux duels en main qu'ils possèdent.


    Fatigue?

    Tout en refaisant le plein d'énergie au cours des prochaines journées, les joueurs vont tout de même suivre l'évolution de leur positionnement au sein du peloton des équipes.

    En attendant, on assurait qu'on profiterait à fond de la trêve d'inactivité de quatre jours, semblable à une pause de match des étoiles.

    «De la fatigue? Je ne sais pas si on peut parler de fatigue de la façon dont on a joué contre les Devils, a fait remarquer l'ailier droit Brian Gionta. La concentration et l'effort étaient de la partie. On ne peut pas dire que nous paraissions épuisés.»

    N'empêche, Gionta estime que le congé ne pouvait pas mieux tomber. Même si l'équipe a mieux fait dans ses deux derniers matchs, il n'aurait pas préféré continuer de jouer. «Vous devez profiter des périodes de récupération quand elles se présentent en cours de saison, peu importe que vous traversiez une bonne séquence ou non», a-t-il argué.


    Halak, numéro un?

    Pause ou non, la sempiternelle controverse entourant les gardiens va continuer de battre son plein. C'est une certitude, n'en déplaise à Jacques Martin.

    La performance qu'a offerte Jaroslav Halak face aux Devils n'est pas de nature à calmer le jeu chez les observateurs et les amateurs. Le Slovaque a joué un rôle de premier plan dans la récolte de trois points du Canadien à ses deux dernières sorties. Jeudi, il a signé le jeu blanc contre les Panthers — son deuxième blanchissage de la saison.

    L'entraîneur Martin est confronté à un heureux dilemme, diront certains, ou à un dilemme qui n'en est pas réellement un, diront d'autres.

    Le raisonnement est pourtant simple: tant que Halak permet à l'équipe de connaître du succès, on doit avoir recours à ses services. Carey Price doit prendre son mal en patience, en attendant, et être prêt à prendre le relais le moment venu.

    Peu de temps après avoir demandé d'obtenir sa chance ailleurs, Halak est en voie de prouver qu'il possède l'étoffe d'un numéro un, avec son dossier de 12-6-1. Il fait grimper sa valeur marchande à chacune de ses sorties, en tout cas. Le directeur général Bob Gainey doit se frotter les mains de satisfaction. Avant les matchs d'hier, il affichait le cinquième meilleur taux d'efficacité tirs-arrêts de la LNH, soit 92,7 %, ex aequo avec Miikka Kiprusoff des Flames de Calgary. Ryan Miller des Sabres de Buffalo domine avec un taux de 93,5 %. Le taux de Price (91,5 %) n'est pas piqué des vers, mais le jeune espoir n'arrive pas à enchaîner les victoires comme le démontre sa fiche de 10-15-3.

    Il sera intéressant de voir si Martin va permettre à Halak de rejouer à la suite d'une défaite. Ce serait une première cette saison. Après chacun des six revers en temps réglementaire qu'il a subis, le gardien âgé de 24 ans ne s'est pas vu offrir la chance de se racheter immédiatement. Samedi, il a encaissé une défaite en prolongation.


    La Presse canadienne












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