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    Le Tricolore connaît son plus mauvais début de saison depuis le lockout

    17 novembre 2009 |La Presse canadienne | Hockey
    Le Canadien est bien mal parti. Sa récolte de 18 points, au quart de la saison, est sa plus faible — et de loin — depuis le retour du lockout, en 2005-06.

    Au cours des quatre saisons précédentes, le Tricolore n'avait jamais obtenu moins de 25 points au cours des 20 premiers matchs du calendrier. Ces bons départs, comme celui de la saison dernière quand il a engrangé 26 points, n'ont pas été étrangers au fait qu'il a pu coiffer des adversaires à l'arrivée, et accéder aux séries éliminatoires. En 2007-08, la saison de 104 points, l'équipe avait 25 points en banque après 20 rencontres.

    Cette saison, le Canadien se retrouve déjà en situation de «hockey de rattrapage», comme on dit. Campé au 12e rang de l'Association Est, avec un dossier de 9-11, il était avant-hier à trois points des Islanders de New York, détenteurs de la huitième et dernière position donnant accès aux séries dans l'association.

    Au-delà des statistiques, les explications de ce départ chaotique sont nombreuses. Arrivée d'un nouveau groupe d'entraîneurs et d'un nouveau noyau de joueurs, changements dans les habitudes de travail et le style de jeu, ainsi que le manque de contribution des plus jeunes attaquants sont autant de facteurs. Mais le plus important, celui qui figure au haut de la liste, est assurément la perte du défenseur vedette Andrei Markov, à la deuxième rencontre de la saison.

    Le Canadien est méconnaissable sans Markov, un des meilleurs à sa position dans la LNH. Son absence se fait particulièrement sentir au sein des unités spécialisées. Avant les matchs d'hier, le bleu-blanc-rouge était 23e en supériorité numérique et 17e en infériorité, où il a réalisé des progrès dernièrement.

    La perte de Ryan O'Byrne, qui avait connu un excellent camp, et de Hal Gill, deux autres défenseurs, a agrandi la brèche devant les gardiens Carey Price et Jaroslav Halak. Parlant des gardiens, ils ont été à l'image de l'équipe: inconstants.

    À l'attaque, le rendement d'Andrei Kostitsyn représente la plus grande déception. Il suffit de mentionner que le Bélarusse n'a qu'un but — et cinq points — à sa fiche. Les jeunes Guillaume Latendresse, Max Pacioretty et Sergei Kostitsyn, qui fait son purgatoire dans les rangs mineurs, déçoivent également.

    Au rayon des agréables surprises, il y a Tomas Plekanec, qui est le meilleur marqueur avec 17 points, et Glen Metropolit, qui totalise déjà 10 points en 14 matchs seulement.

    Le trio de gros canons, que le directeur général Bob Gainey est allé chercher l'été dernier, s'acquitte bien de sa tâche. Le problème, c'est que Scott Gomez, Mike Cammalleri et Brian Gionta forment le seul trio productif.

    On ne peut pas dire que l'entraîneur Jacques Martin ne multiplie pas les expériences afin de trouver des solutions. Il devra faire preuve d'ingéniosité, et vite, avant que la saison du nouveau départ ne vire au cauchemar. Gionta a repoussé du revers de la main, la semaine dernière, la suggestion que l'équipe avait besoin de renfort.

    «Nous avons les atouts pour connaître du succès», avait-il affirmé.

    Le défi du Canadien est de demeurer dans le groupe d'équipes qui luttent pour une place en séries jusqu'au retour de Markov, en février.

    Vivement les «Canes»

    Quand on se compare, on se console, dit l'adage. Le Tricolore peut se consoler en se disant qu'il y a bien pire que lui. Les Hurricanes de la Caroline, les visiteurs au Centre Bell ce soir, sont dans un piteux état même s'ils viennent de mettre fin à une séquence de 14 défaites — y compris quatre en prolongation ou en fusillade. C'est un affrontement que les Montréalais ne peuvent pas se permettre d'échapper, même si les «Canes» sont leur bête noire par excellence.

    Les Hurricanes, derniers dans l'Est avec 10 points (3-12-4), ont évité d'améliorer une marque de médiocrité, dimanche, en défaisant le Wild du Minnesota 5-4, aux tirs de barrage, au RBC Center de Raleigh. «Une grosse victoire, énorme pour les joueurs et tout le personnel de l'équipe», a lancé l'entraîneur Paul Maurice.

    Depuis le 9 octobre que les finalistes de l'Est le printemps dernier n'avaient pas savouré la victoire. Peut-on imaginer débandade semblable à Montréal?

    Les Hurricanes sont privés de leurs deux meilleurs éléments: le joueur de centre Eric Staal et le gardien Cam Ward, blessés. Le capitaine Rod Brind'Amour porte le poids de ses 39 ans, lui qui n'a que sept points et qui affiche le pire différentiel de l'équipe en défense (moins-16).

    Comme si ça n'allait pas suffisamment mal, l'équipe de la Caroline a perdu les services de trois joueurs dimanche: le défenseur Joni Pitkanen ainsi que les attaquants Scott Walker et Stéphane Yelle.

    Mais attention. Les «Canes» ont le numéro du Canadien, surtout au Centre Bell. Ils ont remporté sept des huit duels disputés à Montréal depuis la saison 2005-06. Ils ont subi leur seule défaite, la saison dernière, au compte de 3-2 en fusillade. Au total des huit matchs, les Hurricanes ont eu l'avantage 33-14 au chapitre des buts. Oui, vous avez bien lu, 33-14! Il n'y a donc rien d'acquis.

    Après aujourd'hui, le Canadien va terminer la semaine en livrant deux matchs en autant de soirs, vendredi et samedi. Il va d'abord se rendre à Washington, où Alexander Ovechkin devrait avoir réintégré la formation des Capitals, avant d'accueillir les Red Wings de Detroit, samedi.












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