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    Le Canadien fait son cinéma

    17 novembre 2009 |Jean Dion | Hockey
    Avant de fouler le tapis rouge à l'occasion de la première du film «Pour toujours les Canadiens», l'ancien capitaine Yvan Cournoyer en a profité pour signer quelques autographes
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Avant de fouler le tapis rouge à l'occasion de la première du film «Pour toujours les Canadiens», l'ancien capitaine Yvan Cournoyer en a profité pour signer quelques autographes
    Ces temps-ci, les prestations du Canadien de Montréal tournent souvent au film d'horreur, mais c'est plutôt pour que plusieurs milliers de spectateurs puissent assister à un conte en son honneur que le Centre Bell s'est transformé en gigantesque salle de cinéma, hier soir.

    On avait voulu faire de la première du long métrage Pour toujours les Canadiens un événement, le tapis rouge a donc été déroulé et une constellation de vedettes se sont pointées au rendez-vous, la projection constituant l'un des derniers moments des célébrations entourant le centenaire du grand club.

    Réalisé par Sylvain Archambault et scénarisé par Jacques Savoie — qui ont aussi travaillé ensemble pour Les Lavigueur, la vraie histoire —, Pour toujours les Canadiens est une oeuvre de fiction, où apparaissent cependant de multiples éléments de l'histoire bien réelle de l'équipe.

    Que s'y passe-t-il au juste?

    L'action démarre lorsque Daniel (Antoine L'Écuyer), 12 ans, est emmené d'urgence depuis Val-d'Or jusqu'à l'hôpital Sainte-Justine. Il souffre d'insuffisance rénale aiguë, et une transplantation sera nécessaire. Pendant qu'il attend qu'on trouve un donneur compatible, il est notamment soigné par Michelle (Céline Bonnier), infirmière.

    Le fils de Michelle, William (Dhanaé Audet-Beaulieu), 17 ans, est le joueur étoile de l'équipe de hockey du Collège français. Mais il traverse une mauvaise passe. Il essuie les critiques de ses coéquipiers et de son entraîneur, qui lui reprochent son individualisme et son manque d'esprit d'équipe. À la maison, ça ne va guère mieux: William ne pardonne pas à ses parents d'avoir déménagé et il trouve que son père, Benoît (Christian Bégin), ne lui consacre pas assez de temps, accaparé qu'il est par la production d'un documentaire sur l'histoire du Canadien. Ce documentaire, du reste, permettra d'insérer dans le récit de nombreuses photos et vidéos d'archives.

    Rendant visite à sa mère à l'hôpital, William fait la rencontre de Daniel, avec qui il se lie d'amitié et dont la passion pour le hockey lui donne la force d'espérer pendant qu'il lutte pour sa vie. Les destins des deux s'en trouveront transformés, de même que celui de Gerry (Jean Lapointe), le chauffeur de la Zamboni du Centre Bell, dont William a fait la connaissance lorsqu'il s'était aventuré dans une zone de l'amphithéâtre où il n'avait pas le droit d'aller.

    Bref, une histoire feel-good, pour reprendre la formule chère au poète.

    Ironie du sort, plusieurs joueurs du Canadien apparaissent dans le film, mais, vu ce qui s'est passé l'été dernier, ils sont presque tous partis... Cinq joueurs font une visite à l'hôpital: Saku Koivu (qui y va de quelques mots en français), Christopher Higgins, Francis Bouillon, Mike Komisarek et Carey Price. Seul Price est encore en bleu-blanc-rouge. Gerry fait visiter le vestiaire à William, et les cinq premiers chandails qu'on aperçoit sont ceux de Tom Kotsopoulos, Robert Lang, Sergeï Kostitsyn, Alex Kovalev et Koivu. Mais, comme le fait valoir Sylvain Archambault, un Canadien est un Canadien pour toujours... Ou, pour reprendre les mots de Jacques Savoie, «le film porte sur les 100 premières années, et ces gars-là en font partie».

    Pour toujours les Canadiens sortira en salles le 4 décembre, jour du 100e anniversaire des Glorieux. Son distributeur, TVA Films, a fait une demande auprès de l'éditeur du Livre des records Guinness pour que la première d'hier y figure pour le plus grand nombre de spectateurs présents à une séance dans un aréna, dans toute l'histoire du cinéma. On attendait jusqu'à 14 000 personnes.












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