L'Avalanche gâche la fête
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
À retenir
- Un but de l'Avalanche à six minutes de la fin a fait la différence
- Roman Hamrlik et Tomas Plekanec ont compté pour le Canadien
Le tout ne relevait que de la coïncidence, mais il était particulièrement ironique qu'au moment même où un retour hypothétique du hockey de la Ligue nationale à Québec fait beaucoup jaser, le Canadien de Montréal ouvre sa saison locale, la 101e de son histoire, contre les anciens Nordiques. Depuis la retraite de Joe Sakic, annoncée il y a quelques semaines, il ne reste plus guère qu'Adam Foote comme lien sur la glace entre l'Avalanche du Colorado et ses prédécesseurs, mais on y trouve quand même Paul Stastny, l'un des fils d'un dénommé Peter.
Toujours est-il que comme les Fleurdelysés l'ont fait à plusieurs reprises dans le vieux Forum, l'Avalanche s'est chargée de venir gâcher la fête et est repartie hier soir du Centre Bell, bondé et survolté comme d'habitude, mais certainement déçu au bout du compte, avec une victoire de 3-2.
C'est un but de la recrue de 18 ans Ryan O'Reilly, son tout premier dans la Ligue nationale, à la 14e minute de la troisième période, qui a permis au Colorado de s'imposer et de remporter une troisième victoire consécutive. Pour le Canadien, qui a encore eu du mal à faire honneur au cliché voulant qu'il faille jouer 60 minutes pour espérer gagner, il s'agit d'un quatrième revers de suite. Son dossier est maintenant de 2-4-0.
À la suite du chambardement des effectifs survenu au sein de l'équipe pendant la saison morte, le match était l'occasion pour quantité de joueurs de faire connaissance officielle, après quelques matchs préparatoires, avec leur nouveau domicile. Les attaquants Mike Cammalleri, Brian Gionta, Scott Gomez et Travis Moen, de même que les défenseurs Jaroslav Spacek, Hal Gill et Paul Mara disputaient tous une première rencontre de saison régulière au Centre Bell dans l'uniforme des locaux. L'arrière Shawn Belle, récemment rappelé de Hamilton, faisait aussi son entrée.
Après un début de rencontre aux élans partagés, le Canadien a exercé une certaine domination, qui a contraint l'adversaire à commettre une infraction. Et conformément aux voeux de l'entraîneur-chef, Jacques Martin, qui voulait voir une attaque à cinq plus soutenue des siens, ceux-ci devaient profiter de la punition imposée au défenseur Kyle Quincey pour prendre les devants 1-0 à la 10e minute de jeu. Roman Hamrlik recevait une passe parfaite en croisé de Tomas Plekanec au cercle de mise en jeu à la droite du gardien Craig Anderson et l'expédiait d'un tir du poignet dans une cage béante.
Le Tricolore a continué de mettre une sérieuse pression en zone adverse par la suite, mais deux autres punitions à l'Avalanche n'ont pas apporté les résultats espérés. Plusieurs bonnes chances de marquer ratées, tirs imprécis ou arrêts clés. Après 20 minutes, on est rentré au vestiaire avec ce score de 1-0, qui illustrait plutôt mal le contrôle du jeu presque total exercé par les locaux.
Au deuxième engagement, le Tricolore s'est montré hésitant, ce qui a permis à l'Avalanche, méthodique, d'orchestrer les meilleures occasions. En milieu de période, Carey Price a dû s'illustrer à au moins trois reprises pour préserver la courte avance.
Il restait une trentaine de secondes à la deuxième visite au cachot de Quincey lorsque la supériorité numérique a été annulée par une punition à Tomas Plekanec à la 14e minute. Tout de suite après, à quatre contre quatre, Milan Hejduk voyait son tir dévier sur quelques patins de joueurs du Canadien pour se frayer lentement un chemin entre les jambières de Price. 1-1, soudainement.
Les visiteurs ont remis ça en toute fin de période sur une autre déviation, une remise vers le centre du défenseur Kyle Cumiskey touchant le patin de Belle pour amener le caoutchouc à se retrouver dans le filet de Price. Dans l'ensemble, l'inconstance du Canadien lui a coûté d'aller à la deuxième pause en déficit.
En troisième, Tomas Plekanec a créé l'égalité à la neuvième minute à la faveur d'un moment de confusion chez l'adversaire, la rondelle ayant quelques secondes auparavant touché le filet protecteur derrière le but de l'Avalanche, mais le jeu n'ayant pas été arrêté. Puis O'Reilly, laissé fin seul en possession du disque dans la zone privilégiée, est venu trancher le débat.
Toujours est-il que comme les Fleurdelysés l'ont fait à plusieurs reprises dans le vieux Forum, l'Avalanche s'est chargée de venir gâcher la fête et est repartie hier soir du Centre Bell, bondé et survolté comme d'habitude, mais certainement déçu au bout du compte, avec une victoire de 3-2.
C'est un but de la recrue de 18 ans Ryan O'Reilly, son tout premier dans la Ligue nationale, à la 14e minute de la troisième période, qui a permis au Colorado de s'imposer et de remporter une troisième victoire consécutive. Pour le Canadien, qui a encore eu du mal à faire honneur au cliché voulant qu'il faille jouer 60 minutes pour espérer gagner, il s'agit d'un quatrième revers de suite. Son dossier est maintenant de 2-4-0.
À la suite du chambardement des effectifs survenu au sein de l'équipe pendant la saison morte, le match était l'occasion pour quantité de joueurs de faire connaissance officielle, après quelques matchs préparatoires, avec leur nouveau domicile. Les attaquants Mike Cammalleri, Brian Gionta, Scott Gomez et Travis Moen, de même que les défenseurs Jaroslav Spacek, Hal Gill et Paul Mara disputaient tous une première rencontre de saison régulière au Centre Bell dans l'uniforme des locaux. L'arrière Shawn Belle, récemment rappelé de Hamilton, faisait aussi son entrée.
Après un début de rencontre aux élans partagés, le Canadien a exercé une certaine domination, qui a contraint l'adversaire à commettre une infraction. Et conformément aux voeux de l'entraîneur-chef, Jacques Martin, qui voulait voir une attaque à cinq plus soutenue des siens, ceux-ci devaient profiter de la punition imposée au défenseur Kyle Quincey pour prendre les devants 1-0 à la 10e minute de jeu. Roman Hamrlik recevait une passe parfaite en croisé de Tomas Plekanec au cercle de mise en jeu à la droite du gardien Craig Anderson et l'expédiait d'un tir du poignet dans une cage béante.
Le Tricolore a continué de mettre une sérieuse pression en zone adverse par la suite, mais deux autres punitions à l'Avalanche n'ont pas apporté les résultats espérés. Plusieurs bonnes chances de marquer ratées, tirs imprécis ou arrêts clés. Après 20 minutes, on est rentré au vestiaire avec ce score de 1-0, qui illustrait plutôt mal le contrôle du jeu presque total exercé par les locaux.
Au deuxième engagement, le Tricolore s'est montré hésitant, ce qui a permis à l'Avalanche, méthodique, d'orchestrer les meilleures occasions. En milieu de période, Carey Price a dû s'illustrer à au moins trois reprises pour préserver la courte avance.
Il restait une trentaine de secondes à la deuxième visite au cachot de Quincey lorsque la supériorité numérique a été annulée par une punition à Tomas Plekanec à la 14e minute. Tout de suite après, à quatre contre quatre, Milan Hejduk voyait son tir dévier sur quelques patins de joueurs du Canadien pour se frayer lentement un chemin entre les jambières de Price. 1-1, soudainement.
Les visiteurs ont remis ça en toute fin de période sur une autre déviation, une remise vers le centre du défenseur Kyle Cumiskey touchant le patin de Belle pour amener le caoutchouc à se retrouver dans le filet de Price. Dans l'ensemble, l'inconstance du Canadien lui a coûté d'aller à la deuxième pause en déficit.
En troisième, Tomas Plekanec a créé l'égalité à la neuvième minute à la faveur d'un moment de confusion chez l'adversaire, la rondelle ayant quelques secondes auparavant touché le filet protecteur derrière le but de l'Avalanche, mais le jeu n'ayant pas été arrêté. Puis O'Reilly, laissé fin seul en possession du disque dans la zone privilégiée, est venu trancher le débat.
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