Le Canadien a désormais son avenue
Et les 761 joueurs ayant évolué avec le club depuis 100 ans ont leur monument
Les célébrations entourant le centenaire du Canadien de Montréal tirent à leur fin (l'équipe a été fondée le 4 décembre 1909), mais l'organisation et la Ville avaient encore des choses à dévoiler, hier.
On a ainsi annoncé que la portion de la rue de la Gauchetière Ouest située devant le Centre Bell et la gare Windsor portera désormais le nom d'« avenue des Canadiens-de-Montréal ». De plus, un monument rendant hommage à tous les joueurs qui ont porté l'uniforme bleu blanc rouge au long de sa glorieuse histoire a été aménagé au milieu de la Place du centenaire, sise du côté ouest de l'amphithéâtre.
« Quel que soit le nom qu'on lui donne, la Sainte Flanelle, le Tricolore, les Glorieux, les Habs ou le Canadien, l'important est la mémoire individuelle et collective que nous avons de notre équipe », a déclaré le maire Gérald Tremblay lors d'une cérémonie sous la pluie.
Le comité exécutif de la Ville a approuvé hier matin la modification toponymique. Question de règlement, le tronçon de rue allant de Peel à l'est à de la Montagne à l'ouest continuera de s'appeler officiellement de la Gauchetière pendant encore un an.
Par ailleurs, le monument dévoilé consiste en un gros cube surmonté du logo du Canadien. Il porte sur l'une de ses faces le nom des 761 joueurs ayant joué pour l'équipe dans ses 100 premières années d'existence et présente sur les autres la liste des gagnants de trophées, des directeurs généraux et entraîneurs, de même que la fiche du club pour chacune de ses saisons. La place du Centenaire accueillait déjà notamment les bronzes de ses quatre plus grandes légendes — Morenz, Richard, Béliveau, Lafleur — les 15 numéros de joueurs retirés et des plaques rappelant chaque conquête de la coupe Stanley.
La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs anciens joueurs qui ont fait la renommée du CH, Béliveau, Lafleur, Elmer Lach, Dickie Moore, Yvan Cournoyer, Réjean Houle, Yvon Lambert, Phil Goyette, mais aussi de deux autres, Don Johns et Jean-Guy Morisette qui n'ont disputé qu'un seul match avec le Canadien.
M. Morisette, un gardien de but natif de Causapscal, en Gaspésie, s'en rappelle encore. « Ça se passait le 30 octobre 1963, à Toronto. J'ai été appelé à remplacer Gump Worsley. Trente secondes après que je suis entré dans le match, la lumière rouge s'est allumée derrière moi. Quatre buts ont été comptés contre moi, mais j'ai arrêté Frank Mahovlich sur trois échappées. C'est un très beau souvenir, quelque chose que je n'oublierai jamais », a-t-il raconté.
Mais le lendemain, la malchance s'abattait sur lui. Lors d'une séance d'entraînement au Forum, il recevait un lancer dévié en plein visage — pas de masque, à l'époque — et subissait des fractures de la mâchoire et de l'os de la joue. Il a dû s'absenter et n'a jamais pu remonter avec le grand club. Il a poursuivi sa carrière en roulant sa bosse un peu partout dans les ligues mineures.
Aujourd'hui, à bientôt 72 ans, Jean-Guy Morissette ne regrette rien. « C'est sûr que j'aurais aimé avoir une autre chance, dit-il. Mais c'est la vie. » En tout cas, son nom est maintenant immortalisé, en compagnie de 760 autres grands et moins connus, à l'ombre du Centre Bell.
Les célébrations entourant le centenaire du Canadien de Montréal tirent à leur fin (l'équipe a été fondée le 4 décembre 1909), mais l'organisation et la Ville avaient encore des choses à dévoiler, hier.
On a ainsi annoncé que la portion de la rue de la Gauchetière Ouest située devant le Centre Bell et la gare Windsor portera désormais le nom d'« avenue des Canadiens-de-Montréal ». De plus, un monument rendant hommage à tous les joueurs qui ont porté l'uniforme bleu blanc rouge au long de sa glorieuse histoire a été aménagé au milieu de la Place du centenaire, sise du côté ouest de l'amphithéâtre.
« Quel que soit le nom qu'on lui donne, la Sainte Flanelle, le Tricolore, les Glorieux, les Habs ou le Canadien, l'important est la mémoire individuelle et collective que nous avons de notre équipe », a déclaré le maire Gérald Tremblay lors d'une cérémonie sous la pluie.
Le comité exécutif de la Ville a approuvé hier matin la modification toponymique. Question de règlement, le tronçon de rue allant de Peel à l'est à de la Montagne à l'ouest continuera de s'appeler officiellement de la Gauchetière pendant encore un an.
Par ailleurs, le monument dévoilé consiste en un gros cube surmonté du logo du Canadien. Il porte sur l'une de ses faces le nom des 761 joueurs ayant joué pour l'équipe dans ses 100 premières années d'existence et présente sur les autres la liste des gagnants de trophées, des directeurs généraux et entraîneurs, de même que la fiche du club pour chacune de ses saisons. La place du Centenaire accueillait déjà notamment les bronzes de ses quatre plus grandes légendes — Morenz, Richard, Béliveau, Lafleur — les 15 numéros de joueurs retirés et des plaques rappelant chaque conquête de la coupe Stanley.
La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs anciens joueurs qui ont fait la renommée du CH, Béliveau, Lafleur, Elmer Lach, Dickie Moore, Yvan Cournoyer, Réjean Houle, Yvon Lambert, Phil Goyette, mais aussi de deux autres, Don Johns et Jean-Guy Morisette qui n'ont disputé qu'un seul match avec le Canadien.
M. Morisette, un gardien de but natif de Causapscal, en Gaspésie, s'en rappelle encore. « Ça se passait le 30 octobre 1963, à Toronto. J'ai été appelé à remplacer Gump Worsley. Trente secondes après que je suis entré dans le match, la lumière rouge s'est allumée derrière moi. Quatre buts ont été comptés contre moi, mais j'ai arrêté Frank Mahovlich sur trois échappées. C'est un très beau souvenir, quelque chose que je n'oublierai jamais », a-t-il raconté.
Mais le lendemain, la malchance s'abattait sur lui. Lors d'une séance d'entraînement au Forum, il recevait un lancer dévié en plein visage — pas de masque, à l'époque — et subissait des fractures de la mâchoire et de l'os de la joue. Il a dû s'absenter et n'a jamais pu remonter avec le grand club. Il a poursuivi sa carrière en roulant sa bosse un peu partout dans les ligues mineures.
Aujourd'hui, à bientôt 72 ans, Jean-Guy Morissette ne regrette rien. « C'est sûr que j'aurais aimé avoir une autre chance, dit-il. Mais c'est la vie. » En tout cas, son nom est maintenant immortalisé, en compagnie de 760 autres grands et moins connus, à l'ombre du Centre Bell.
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