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Hockey - Fleury a appris à faire fi des critiques

La Presse canadienne   5 juin 2009  Hockey
Pittsburgh — Marc-André Fleury est bien placé pour savoir ce qu'a vécu Carey Price ces derniers mois. Il n'a sans doute pas essuyé les critiques avec autant d'acuité, d'assiduité et de verve que le gardien du Canadien cet hiver, mais il a souvent dû affronter les doutes et les sous-entendus au sujet de ses performances depuis qu'il a commencé à protéger le filet des Penguins.

Ç'a été le cas au début de sa carrière, ç'a été le cas quand les Penguins ont fait leur première incursion sérieuse en séries éliminatoires et ç'a encore été le cas cette semaine, après les deux premiers matchs de la série finale de la coupe Stanley contre les Red Wings de Detroit.

Si ça l'affectait au début, ce n'est plus le cas maintenant. Fleury a appris à ne pas se laisser déranger par les questions corsées des journalistes. Il a fini par gagner une maturité qui lui permet de mieux faire la part des choses. Il estime que ce sera également le cas de Price éventuellement.

«C'est un bon gardien, a dit Fleury de Price avant le quatrième match de la finale. J'aime bien comment il joue. Il montre qu'il est calme. Il est très bon techniquement. Toujours bien placé, il se laisse frapper par la rondelle. Mais ce n'était que sa deuxième année. Il est encore jeune, il va apprendre. Il va gagner de l'expérience et après ça, il va être correct.»

«Moi, j'ai appris avec les années, ça vient avec l'expérience», a ajouté Fleury, qui a disputé 21 matchs avec les Penguins en 2003-04, a passé la saison suivante dans les mineures puis a accédé à la grande équipe de façon définitive en 2005-06. «L'important, c'est qu'il faut que tu te sentes bien dans ta tête. Il faut que tu sois confiant, que tu sois positif.»

«En autant que tes coéquipiers ne doutent pas... Si tu entends des choses [négatives] de tes propres coéquipiers, peut-être que c'est plus difficile, a souligné Gilles Meloche, l'entraîneur des gardiens chez les Penguins. Nous, dans notre vestiaire, on n'a jamais eu ce problème-là.»

Le premier à le savoir

Fleury dit ne pas lire les journaux ni regarder les bulletins sportifs à la télé afin d'éviter de ressentir la pression de l'extérieur. Un cliché que bien des athlètes utilisent pour signifier qu'ils ne se laissent pas affecter par la critique. Mais il faut bien qu'ils répondent aux questions des journalistes. Ce qui fait que s'il y a des doutes à leur sujet, ils le sauront quand même. «Je réponds à leurs questions, puis ensuite, disons que je n'y repense pas plus que ça, a fait savoir Fleury. Je ne rentre pas à la maison en pensant ce qu'ils m'ont dit.»

Fleury n'a d'ailleurs pas besoin des journalistes pour lui dire s'il a accordé de mauvais buts ou non. «Je le sais quand c'est un tir que j'aurais dû arrêter ou qui était dur à arrêter, a affirmé l'athlète de Sorel. Je regarde ça avec [Meloche]. S'il y a quelque chose à corriger, il va me le dire. Dans les séries, ce qui est important, c'est de gagner quatre matchs. Quoi qu'il arrive dans le premier, le deuxième ou le troisième match, tu effaces tout et tu recommences à chaque soir, peu importe ce que tu as fait avant», a ajouté Fleury.
 
 
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