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Gainey veut rester

«J'ai encore du travail à faire»

Jean Dion   24 avril 2009  Hockey
Le directeur général du Canadien a déclaré hier aux journaliste qu’il pourrait aussi revenir comme entraîneur de l’équipe. «Je ne mets pas une croix définitive là-dessus», a-t-il dit.
Photo : Jacques Nadeau
Le directeur général du Canadien a déclaré hier aux journaliste qu’il pourrait aussi revenir comme entraîneur de l’équipe. «Je ne mets pas une croix définitive là-dessus», a-t-il dit.
Une fin de saison en queue de poisson et une brutale sortie de piste en quatre courts matchs aux mains des Bruins de Boston en séries éliminatoires n'auront pas eu raison de la pugnacité de Bob Gainey, qui est déterminé à continuer d'occuper le poste de directeur général du Canadien de Montréal.

«Je peux vous dire aujourd'hui que j'ai encore du travail à faire», a déclaré Gainey hier, moins de 24 heures après l'élimination de l'équipe dont il est également l'entraîneur-chef depuis quelques semaines. Cela dit, «je sais aussi que j'ai des patrons qui évalueront mon travail et qui auront leur mot à dire», a-t-il enchaîné. Façon de dire que s'il part, c'est qu'il aura été congédié.

Bob Gainey a dit vouloir prendre de deux à trois semaines pour réfléchir à tout ce qui touche au département hockey; les joueurs, les entraîneurs adjoints et son propre statut derrière le banc. Tout juste après le dernier match mercredi soir, il avait donné à entendre qu'il ne souhaitait pas revenir comme entraîneur-chef, mais hier, il s'est ravisé. «Je ne mets pas une croix définitive là-dessus. [Mercredi], je n'étais pas préparé à cette question. J'aimerais prendre un peu de recul pour prendre de meilleures décisions.»

Il faut souligner que l'avenir de Gainey est intimement lié à l'identité du «patron», qui pourrait changer d'ici peu. Le flou entourant l'intention présumée du propriétaire George Gillett de vendre la franchise — celui-ci a déclaré il y a quelques jours que sa priorité consistait à trouver des partenaires minoritaires et qu'une vente ne serait envisagée qu'en dernier recours — empêche de faire tout pronostic pour le moment.

Lors d'un point de presse en forme de bilan tenu au Complexe d'entraînement Bell de Brossard, Gainey a par ailleurs déclaré que la sévère dégringolade de son équipe en deuxième moitié de saison était en partie due aux blessures, mais aussi au comportement de la direction du Lightning du Tampa Bay, qui en marge des pourparlers quant à une transaction engageant Vincent Lecavalier, a révélé publiquement les noms des joueurs qu'elle convoitait: Christopher Higgins, Tomas Plekanec et Josh Gorges. Cela aurait pour effet de semer la pagaille au sein du club, et il a qualifié les agissements du Lightning de «honte» (disgrace).

Le directeur général se retrouve avec pas moins de 10 joueurs autonomes sans restriction — notamment les Kovalev, Koivu, Tanguay et Komisarek — dans sa formation. Après évaluation, il communiquera avec leurs agents autour du 1er juin pour faire le point de la situation, a-t-il fait savoir.

Tous ces joueurs sans contrat pour l'an prochain ont-ils nui au rendement de l'équipe? «Ce n'était pas la situation idéale, mais c'était ce que c'était», a-t-il répondu. Mais ajouté à des «distractions secondaires», cela a pu devenir un «prétexte» à manifester de l'insatisfaction, qui est apparue «seulement lorsque nous avons eu des problèmes plus sérieux ailleurs».

Toujours est-il que cette masse de joueurs potentiellement libres pourrait provoquer un changement de visage draconien du Canadien dans les prochains mois. «Je pourrai répondre à cela plus tard. Je ne sais pas ce qui va arriver. Nous aurons plusieurs postes ouverts et de l'argent disponible. Nous aurons beaucoup d'occasions de modifier notre équipe pendant la saison morte. C'est une discussion qu'il faudra avoir» au sein de la direction, a dit Gainey.

Au sujet du gardien Carey Price, à qui l'entraîneur-chef a fait confiance jusqu'au bout malgré un rendement discutable — huit défaites consécutives pour terminer l'année —, les éloges n'ont pas manqué. «Price est un pur-sang. L'an dernier, j'ai décidé de faire en sorte qu'il puisse prendre de l'expérience le plus rapidement possible et accélérer son développement. Je pense qu'à 21 ans, il joue très, très bien. Voilà pourquoi je lui ai fait confiance.»

Et si Price a paru ébranlé, pour la deuxième saison d'affilée, par la façon dont s'est terminé son parcours, son patron n'est pas inquiet pour autant. «J'aimerais qu'il fasse preuve d'une plus grande maturité, mais il ne faut pas oublier qu'il est arrivé au dernier camp d'entraînement en bien meilleure condition physique, qu'il a connu un bon début de saison jusqu'à sa blessure en janvier. Il y a beaucoup de signes positifs.»

Price, justement, s'est présenté hier devant les médias, casquette vissée sur la tête, pour la première fois en plusieurs jours. Il a mentionné que les attentes étaient extrêmement élevées à son endroit et que s'il avait pu mieux jouer dans la série contre les Bruins, il n'était pas le seul membre de l'équipe... Au sujet de son geste de mercredi, quand il a levé les bras au ciel après que des spectateurs du Centre Bell l'eurent conspué en guise de dérision lors d'un arrêt de routine, il l'a dit qu'il le regrettait... un peu.

«J'aurais dû agir autrement. Mais pour la foule, il s'agissait d'une façon de s'exprimer, et j'ai voulu m'exprimer aussi. Les deux parties ont été blessées», a dit Price.

Les joueurs

Plusieurs autres joueurs du Canadien étaient de passage au Complexe Bell hier afin de récupérer leurs effets personnels et de rencontrer les représentants de la presse une dernière fois avant les vacances.

Guillaume Latendresse s'est montré coloré, associant les péripéties bien réelles des derniers mois à celles d'une oeuvre de fiction bien connue. «Je pense qu'on a vécu trois saisons de Lance et compte en un an, a-t-il dit. Il y a eu plusieurs situations difficiles, et on a eu beaucoup de blessures en comparaison des années précédentes. Ça devient plus difficile à gérer quand tu n'as pas fait face à ça avant. C'est peut-être un mix de beaucoup de choses qui fait qu'on est rendus où on est présentement. On a pris le chemin le plus difficile.»

Maxim Lapierre, lui, a évoqué une campagne «très difficile mentalement». «Il y a eu beaucoup de hauts et de bas.»

Les vétérans Alex Kovalev et Robert Lang, qui deviendront joueurs autonomes sans compensation cet été, ont pour leur part manifesté le désir de poursuivre leur carrière à Montréal.

Kovalev a estimé que le Canadien «s'en va dans la bonne direction. J'aime tout de cette équipe».

«Ça n'a pas été facile dans les 10 ou 15 derniers matchs de se battre pour une place en séries, et arrivés là, nous n'avions plus de jus. Nous n'étions pas prêts, nous n'étions pas assez reposés. Comme vous avez pu le voir, nous étions bons pendant une période et demie et par la suite, nous n'étions plus capables de patiner», a commenté le 27.

Alex Tanguay, qui a raté les deux derniers matchs en raison d'une blessure à l'épaule et devra sans doute être opéré (tout comme Mathieu Schneider), aura aussi l'autonomie le 1er juillet et il a indiqué que son souhait était de demeurer à Montréal. Cela étant, il prendra d'abord soin de sa santé et «on verra ce qui va se passer l'an prochain».

Il restait enfin à Mike Komisarek de parler au passé de son séjour à Montréal. «J'ai eu du bon temps ici. Mais actuellement, je ne contrôle pas la situation. On verra bien», a-t-il commenté.
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    24 avril 2009 02 h 59
    Bob, ne nous quitte pas
    Tout peut s'oublier, on l'a oublié déjà.
  • fermer
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  •  
  • Jean Clenche - Inscrit
    24 avril 2009 16 h 44
    pur-sang
    Si il y a souvent trop d'alcool dans le sang d'un pur-sang, est-ce que c'est encore un pur-sang?
    À 100%?
  • fermer
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  •  
  • André Bussière - Inscrit
    24 avril 2009 16 h 48
    La retraite, ça presse
    BOB TU AS EU UN MANDAT DE 5 ANS POUR BATIR UNE ÉQUIPE À TA FAÇON...

    LE RÉSULTAT: UN FIASCO SUR TOUTE LA LIGNE.

    MONTRÉAL MÉRITE MIEUX QUE TOI POUR GÉRER UNE ÉQUIPE PROFESSIONNELLE QUI PORTE SON NOM.

    TU AVAIS CARTE BLANCHE: TU LES A PERDUES.

    TU AS JOUÉ À QUITTE OU DOUBLE EN CONGÉDIANT GUY CARBONNEAU: LA JOUTE EST FINIE ET TU AS PERDU TON PARI:
    """Q U I T T E """

    ANDRÉ BUSSIÈRE B.S.A.
    Montréal
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