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Penguins de Pittsburgh - Michel Therrien a réussi à imposer à son équipe sa vision du hockey

La Presse canadienne   15 mai 2008  Hockey
Philadelphie — Il a fallu moins de trois ans à Michel Therrien pour imposer sa vision du hockey aux Penguins de Pittsburgh. Embauché le 15 décembre 2005 en remplacement d'Ed Olczyk, Therrien a hérité d'une formation qui n'avait aucune direction. Aujourd'hui, cette même équipe est à une victoire près d'atteindre la finale de la coupe Stanley en privilégiant le jeu défensif.

«Quand je suis arrivé à Pittsburgh, l'équipe était au dernier rang. C'était pas sans raison. Les joueurs n'avaient aucun sens de l'engagement, aucune éthique de travail», a rappelé Therrien à la veille de la quatrième rencontre de la finale de l'Est face aux Flyers de Philadelphie.

Après un mois de discours positifs, les Penguins se dirigeaient toujours dans la mauvaise direction. L'ancien entraîneur du Titan de Laval et des Prédateurs de Granby a alors sauté une coche après une défaite de 3-1 subie à domicile face aux Oilers d'Edmonton.

«C'est une performance pathétique, a-t-il déclaré à l'époque. La moitié de l'équipe ne se soucie de rien. On fait tout pour avoir la pire défense de la ligue. On redonne la rondelle à l'adversaire, on n'a aucune vision du jeu. Mais ils s'en foutent même s'ils prétendent le contraire. Moi, je le sais. On devrait leur enlever la moitié de leur salaire parce qu'ils utilisent la moitié de leur talent.»

«On a l'impression qu'ils veulent être le pire groupe de défenseurs de la Ligue nationale, a-t-il ajouté en parlant de sa brigade défensive. Je peux dire qu'ils font une bonne job.»

Après cette tirade, les Penguins ont joué à Columbus où les Blue Jackets l'ont emporté 6-1.«On ne peut pas toujours juger une équipe par le résultat d'un match, fait valoir Therrien. Malgré cette défaite, on avait l'air d'une équipe pour la première fois depuis mon arrivée. On a même pris part à cinq batailles. C'était autant que durant toute la saison. Je voyais enfin la lumière au bout du tunnel, je voyais que les gars avaient du caractère.»

«Je me souviens de ce match comme si c'était hier, a-t-il poursuivi. C'était un premier pas dans la bonne direction.» Pendant des semaines, des mois, Therrien a dû répéter le même discours à ses joueurs, nettement plus portés vers l'attaque.

«C'est difficile de changer des mentalités, dit-il. Il faut prendre des décisions qui ne sont pas toujours faciles. C'est jamais amusant. Mais il fallait améliorer notre jeu défensif ainsi que nos habitudes de travail.»






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