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Qui partira, qui restera?

La Presse canadienne   5 mai 2008  Hockey
Si le Canadien veut autant de Mark Streit que le Suisse souhaite rester avec l'équipe, les deux parties vont trouver un terrain d'entente.

Streit est le rouage le plus important au sein du quatuor de joueurs autonomes sans compensation que le Tricolore risque de perdre, à compter du 1er juillet. Les autres sont l'ailier droit Michael Ryder, le joueur de centre Bryan Smolinski et le défenseur Patrice Brisebois.

Ryder n'est en fait plus un membre de l'organisation, n'ayant même pas revêtu l'uniforme dans les huit derniers matchs de l'équipe en séries éliminatoires. Après avoir connu deux saisons de 30 buts, le Terre-Neuvien est tombé en panne cette saison, avec une récolte de 14 filets.

Quant aux vétérans Smolinski et Brisebois, il sera intéressant de voir si on désire les garder. Ils ont rendu de bons services dans le dernier droit de la saison. Et ils veulent tous deux rester. «Il n'y a pas de meilleur endroit où jouer au hockey», a mentionné Smolinski, après la défaite de samedi.

Le premier choix de Streit est de rester à Montréal, où il a fait ses débuts dans la LNH il y a trois ans.

Utilisé en défense et à l'attaque, il vient de connaître sa plus fructueuse saison avec une récolte de 62 points (13 buts). Véritable aubaine à un salaire de 600 000 $US, Streit va exiger une forte augmentation, qui pourrait avoisiner les 2,5 millions $US annuellement. Certains diront qu'il a fait diminuer sa valeur au cours des séries. L'athlète âgé de 30 ans admet qu'il aurait pu faire mieux.

«Ç'a été toute une randonnée en montagnes russes. C'était nouveau pour moi, a-t-il souligné. Je me sentais toutefois plus à l'aise, à mesure que les séries avançaient. Je suis sûr que l'expérience va me permettre de m'améliorer.»

À sa décharge, il a été incommodé par une blessure au dos, qui lui a fait rater un match au cours de la série contre les Bruins de Boston.

«C'était douloureux. Ce qui n'a pas arrangé les choses, c'est que j'ai aggravé mon cas dans le premier match de la série contre les Flyers. J'avais le dos en mauvais état, mais rien pour m'empêcher de jouer.»

La principale décision que le Canadien devra prendre dans son cas, c'est si on veut continuer de l'utiliser en défense et à l'attaque.

Streit, lui, n'a jamais caché qu'il préfère jouer à la position de défenseur. Pourrait-il aller voir ailleurs si on ne l'assurait pas d'un poste en défense? «C'est important pour moi, mais je ne me suis pas réellement arrêté à la question, a-t-il répondu. J'ai fait ce qu'on me demandait, sans jamais me plaindre. Ça n'a pas toujours été facile. Mais tout ce que je voulais, c'était d'aider l'équipe. Le moment est arrivé pour moi d'établir mes priorités et d'y réfléchir. C'est ce que je vais faire au cours des prochaines semaines.»

Cela dit, Streit adore Montréal et il ne se voit pas jouer ailleurs.

«C'est la meilleure concession pour laquelle vous pouvez jouer. Depuis le premier jour, je savoure l'expérience. L'organisation m'a procuré la chance de m'améliorer et d'être le joueur que je suis. Elle a fait de moi un joueur du calibre de la Ligue nationale.»
 
 
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