Flyers 4 Canadien 2 - De l’art de rater le but
Photo : Jacques Nadeau
Koivu ne peut que onstater les dégâts après un but de trop des Flyers.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les joueurs du Canadien n’avaient pas exactement le compas dans l’oeil, hier soir. Ratant chance sur chance autour du filet des Flyers, le Tricolore s’est aussi buté à un Martin Biron en grande forme, architecte d’une victoire de 4-2 qui rend la série égale 1-1.
Et pourtant, le Canadien a bien joué. Les joueurs ont bourdonné en zone adverse tout au long de la soirée, ils ont lancé 36 fois sur Martin Biron, ont dominé dans les mises en échec et ont été disciplinés. Mais le manque flagrant de précision devant des filets ouverts a coulé l’équipe: la statistique du match n’est pas tant le nombre de lancers réussis que celui des tirs qui prenaient soin d’éviter le filet.
«On a bien joué, a dit Steve Bégin après le match, mais ils ont gagné. C’est comme ça. Oui on a été plus souvent dans leur zone, oui on a eu plus de lancers, mais il faut être plus opportunistes que ça.» Son coéquipier Chris Higgins avait le même message. «On a fait plusieurs bonnes choses ce soir, mais il faut surtout mettre la rondelle dans le but.» Comme disait Alex Kovalev l’autre soir: le hockey, c’est d’abord et avant tout de lancer et de compter. Suffit de le faire.
Globalement, les deux équipes ont offert un spectacle nettement plus relevé que jeudi. La foule — elle aussi en meilleure forme qu’au premier match — a eu droit à de belles pièces de jeu, des attaques rapides, des passes précises. Un bon match, jamais ennuyant.
«On n’a pas été parfait mais on a bien joué, a d’ailleurs commenté Guy Carbonneau lors de son point de presse. On se prépare pour sept matchs, alors c’est normal d’en perdre une. C’est vrai que ça a été un match plus intense que le dernier, où on s’était observé longtemps. Je ne pense pas que ça va diminuer à partir maintenant.»
Carbonneau a lui aussi expliqué la défaite par le manque d’opportunisme. «On a fait de belles choses, en avantage numérique notamment. La rondelle bougeait bien. Mais on a raté le filet trop souvent.»
Les largesses de Price
De leur côté, les Flyers ont su profiter de leurs chances... et des largesses de Carey Price. Le jeune gardien a concédé deux buts qui l’ont fait mal paraître en première période. Chaque fois dans la lucarne, du côté de sa mitaine, alors qu’il était agenouillé. «Carey l’a dit lui-même: il peut être meilleur que ça, a indiqué Carbonneau. Mais on ne lui demande pas d’être parfait et il va se reprendre. »
Le Canadien a largement dominé les deux premières périodes du match, mettant Biron à l’épreuve à 16 reprises dans les 20 premières minutes. Après les buts de R.J. Umberger et de Jeff Carter, Saku Koivu a réduit l’écart à un but en surprenant le gardien de l’arrière du filet, après un bel effort pour récupérer la rondelle. Le capitaine a disputé un fort match de bout en bout, méritant la deuxième étoile.
En deuxième, Martin Biron a volé le spectacle en multipliant les arrêts-clés... tout en étant bien secondé par ses poteaux et les tirs de pee-wee du Canadien. Le gardien s’est notamment payé plusieurs arrêts in extremis lors d’un désavantage numérique en fin de période. Le seul but de l’engagement est venu du grand mal-aimé de la foule, Daniel Brière, qui a débordé la défensive du Canadien pour venir glisser la rondelle sous Price. Exactement le genre de but qu’on aurait aimé voir de sa part, mais dans un autre uniforme.
Sinon, Andreï Markov a inscrit le deuxième but du Canadien en début de troisième période, une bonne frappe que Biron n’a pu toucher. Le reste de la période fut à l’image du match: des occasions ratées d’un côté et de l’opportunisme de l’autre, alors que Umberger ajoutait un quatrième but pendant que le Canadien cafouillait dans sa zone.
Maintenant bien réchauffées, les deux équipes se retrouveront à Philadelphie lundi pour le troisième match d’une série qui annonce de belles choses. Un voyage qu’entrevoit avec optimisme Guy Carbonneau. «On a eu du succès là-bas toute l’année. On n’a pas perdu un match et on joue bien depuis plusieurs saisons.»
Reste à viser le but comme il faut...
Et pourtant, le Canadien a bien joué. Les joueurs ont bourdonné en zone adverse tout au long de la soirée, ils ont lancé 36 fois sur Martin Biron, ont dominé dans les mises en échec et ont été disciplinés. Mais le manque flagrant de précision devant des filets ouverts a coulé l’équipe: la statistique du match n’est pas tant le nombre de lancers réussis que celui des tirs qui prenaient soin d’éviter le filet.
«On a bien joué, a dit Steve Bégin après le match, mais ils ont gagné. C’est comme ça. Oui on a été plus souvent dans leur zone, oui on a eu plus de lancers, mais il faut être plus opportunistes que ça.» Son coéquipier Chris Higgins avait le même message. «On a fait plusieurs bonnes choses ce soir, mais il faut surtout mettre la rondelle dans le but.» Comme disait Alex Kovalev l’autre soir: le hockey, c’est d’abord et avant tout de lancer et de compter. Suffit de le faire.
Globalement, les deux équipes ont offert un spectacle nettement plus relevé que jeudi. La foule — elle aussi en meilleure forme qu’au premier match — a eu droit à de belles pièces de jeu, des attaques rapides, des passes précises. Un bon match, jamais ennuyant.
«On n’a pas été parfait mais on a bien joué, a d’ailleurs commenté Guy Carbonneau lors de son point de presse. On se prépare pour sept matchs, alors c’est normal d’en perdre une. C’est vrai que ça a été un match plus intense que le dernier, où on s’était observé longtemps. Je ne pense pas que ça va diminuer à partir maintenant.»
Carbonneau a lui aussi expliqué la défaite par le manque d’opportunisme. «On a fait de belles choses, en avantage numérique notamment. La rondelle bougeait bien. Mais on a raté le filet trop souvent.»
Les largesses de Price
De leur côté, les Flyers ont su profiter de leurs chances... et des largesses de Carey Price. Le jeune gardien a concédé deux buts qui l’ont fait mal paraître en première période. Chaque fois dans la lucarne, du côté de sa mitaine, alors qu’il était agenouillé. «Carey l’a dit lui-même: il peut être meilleur que ça, a indiqué Carbonneau. Mais on ne lui demande pas d’être parfait et il va se reprendre. »
Le Canadien a largement dominé les deux premières périodes du match, mettant Biron à l’épreuve à 16 reprises dans les 20 premières minutes. Après les buts de R.J. Umberger et de Jeff Carter, Saku Koivu a réduit l’écart à un but en surprenant le gardien de l’arrière du filet, après un bel effort pour récupérer la rondelle. Le capitaine a disputé un fort match de bout en bout, méritant la deuxième étoile.
En deuxième, Martin Biron a volé le spectacle en multipliant les arrêts-clés... tout en étant bien secondé par ses poteaux et les tirs de pee-wee du Canadien. Le gardien s’est notamment payé plusieurs arrêts in extremis lors d’un désavantage numérique en fin de période. Le seul but de l’engagement est venu du grand mal-aimé de la foule, Daniel Brière, qui a débordé la défensive du Canadien pour venir glisser la rondelle sous Price. Exactement le genre de but qu’on aurait aimé voir de sa part, mais dans un autre uniforme.
Sinon, Andreï Markov a inscrit le deuxième but du Canadien en début de troisième période, une bonne frappe que Biron n’a pu toucher. Le reste de la période fut à l’image du match: des occasions ratées d’un côté et de l’opportunisme de l’autre, alors que Umberger ajoutait un quatrième but pendant que le Canadien cafouillait dans sa zone.
Maintenant bien réchauffées, les deux équipes se retrouveront à Philadelphie lundi pour le troisième match d’une série qui annonce de belles choses. Un voyage qu’entrevoit avec optimisme Guy Carbonneau. «On a eu du succès là-bas toute l’année. On n’a pas perdu un match et on joue bien depuis plusieurs saisons.»
Reste à viser le but comme il faut...
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