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Penguins-Rangers - Pittsburgh ne se laissera pas distraire par Avery

La Presse canadienne   25 avril 2008  Hockey
Pittsburgh — Ce ne sont pas les joueurs-vedettes qui manquent dans cette série. Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Marian Hossa, Jordan Staal et Sergei Gonchar des Penguins de Pittsburgh contre Chris Drury, Scott Gomez, Jaromir Jagr, Brendan Shanahan et Henrik Lundqvist des Rangers de New York, pour n'en nommer que quelques-uns.

Malgré tout, à la veille de ce qui devrait s'avérer un duel fort intéressant dans cette demi-finale de l'Association Est, un joueur était sur toutes les lèvres. Vous l'avez deviné, il s'agissait de Sean Avery.

Le mauvais garçon des Rangers a rendu les Devils du New Jersey fous lors du premier tour, surtout Martin Brodeur, et les Penguins insistent pour dire qu'ils ne tomberont pas dans le panneau lorsque la première rondelle sera mise en jeu ce soir.

«Il a retenu toute l'attention parce que les Devils l'ont laissé faire, a déclaré le dur des Penguins Georges Laraque, hier après l'entraînement. Mais si tu ne lui fais pas attention, le problème est réglé. Notre équipe n'est pas du genre à se sentir insultée par une attaque verbale, quelle qu'elle soit. On préfère parler par nos gestes. Il peut dire ce qu'il veut, on a un objectif, on a une mission, et ce n'est pas un seul joueur qui va réussir à déconcentrer tout le monde dans l'équipe.»

«Je regarde leur formation et je prends note d'au moins huit noms avant de commencer à m'inquiéter de Sean Avery, a quant à lui déclaré le vétéran Gary Roberts. Ils ont tout un club de hockey. C'est-là dessus que nous nous concentrons.»

C'est ce que pensaient les Devils eux aussi. Mais ensuite la série s'est mise en branle. Les facéties d'Avery ont poussé Brodeur tellement à bout que ce dernier a refusé de serrer la main de la peste des Rangers à la fin de la série, chose très rare dans le monde du hockey.

«Dans la dernière série contre les Devils, c'est tout ce qu'ils ont fait, ils n'ont fait que parler de lui, a souligné Laraque. Ils ont tellement parlé de ce qu'il a fait devant Brodeur qu'on a presque l'impression qu'ils ont oublié qu'il y avait un match à jouer. Nous, on n'est pas comme ça.»

Plus facile à dire qu'à faire. Avery a amené le rôle de petite peste à un nouveau sommet. Il semble qu'il n'y a aucune limite à ce qu'il peut dire à un adversaire sur la patinoire.

«Il retire une certaine fierté de ce qu'il fait», a noté le gardien des Penguins, Marc-André Fleury, qui s'attend à avoir Avery dans les pattes. «C'est correct. Tout ce que je sais, c'est qu'il y a des règles qui existent qui font en sorte qu'il ne pourra pas faire trop de choses stupides. On verra ce qu'il va faire.»
 
 
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