dimanche 22 novembre 2009 Dernière mise à jour 11h52


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le Canadien l'emporte dans l'euphorie

Guillaume Bourgault-Côté   22 avril 2008  Hockey
Les joueurs du Canadien se sont rués vers leur gardien Carey Price à l’issue d’un blanchissage de 5 à 0 qui a éliminé les Bruins, hier soir, au Centre Bell.
Photo : Jacques Nadeau
Les joueurs du Canadien se sont rués vers leur gardien Carey Price à l’issue d’un blanchissage de 5 à 0 qui a éliminé les Bruins, hier soir, au Centre Bell.
Le Tout-Montréal-hockey respire mieux ce matin. Tellement qu'on peut de nouveau sentir quelque chose comme une odeur de Coupe et un parfum d'allégresse sur la ville: le Canadien a finalement triomphé hier du péril jaune bostonnais pour franchir une première étape importante dans ces séries éliminatoires 2008.

Après deux défaites consécutives et bien du jeu mou, l'équipe de Guy Carbonneau a donc fièrement relevé la tête hier soir, devant une foule proche de l'hystérie au Centre Bell, pour remporter le septième et ultime match 5-0. Une victoire nette, pleinement méritée. Encore 12 comme celle-là et on aura la parade rue Sainte-Catherine...

Heureuse, follement heureuse même, la foule a célébré la victoire du Tricolore dans un bruit assourdissant, toutes serviettes blanches agitées. Les joueurs ont remercié leurs partisans au centre de la patinoire après avoir serré la main de leurs adversaires.

Le Centre Bell a d'ailleurs tout au long de la soirée vibré comme rarement — sinon jamais — auparavant.

«C'était difficile de s'entendre sur le banc, indiquait Steve Bégin après le match. Mais c'était tellement motivant, on sentait tout le monde pousser dans notre dos.»

«On joue toute l'année pour pouvoir disputer un septième match à la maison, devant nos partisans», a souligné Guy Carbonneau en point de presse. Pour cause: les partisans ont joué à fond hier leur rôle de septième joueur. Un joueur bruyant, exubérant, encourageant, chantant. Il fallait crier: ils ont crié. Il fallait huer le grand Chara et le petit Thomas: ils ont hué à pleins poumons. Il fallait se lever pour apprécier le talent brut des Price, Kovalev, Kostitsyn, Higgins: ils se sont levés. Il fallait agiter les serviettes blanches: ils ont agité les serviettes blanches.

Et exception faite de la première période, le Canadien a brillamment répondu aux attentes. Particulièrement après le deuxième but de l'équipe, marqué à mi-chemin en deuxième. Mark Streit, qui connaissait jusque là une série très difficile, a soulevé la foule avec une feinte magistrale devant Tim Thomas. Pour la première fois depuis le deuxième match, le Canadien disposait alors d'une avance de deux buts.

Ce fut le point de ralliement qui a semblé libérer le Canadien d'une grande pression. Profitant d'une pause publicitaire, la foule a poursuivi longtemps son ovation. Et tout s'est mis à rouler pour le Canadien. On a revu l'équipe qui a terminé première dans l'Association de l'Est cette saison. Rapide, créative à l'attaque, bien regroupée autour de son gardien. Carey Price, lui, méritait pleinement son surnom de Jesus Price: il a été parfait. Un véritable mur.

Les frères Kostitsyn, réunis sur un même trio pour permettre à Koivu, Higgins et Kovalev de jouer ensemble, ont dominé la feuille des marqueurs, avec deux buts et une passe pour l'aîné Andreï, un but une passe pour Sergeï. Alex Kovalev a aussi inscrit deux passes, dont une après un bel exercice de toupie mobile en première période sur le but gagnant de Mike Komisarek.

«On s'était éloigné de notre style dans cette série, a expliqué le grand Russe après le match. On frappait les Bruins comme pour leur prouver que nous étions les plus forts. Ce n'est pas notre style. Ce soir, le talent a repris sa place.»

Apport collectif

«Il n'y a pas de secret dans n'importe quel sport, a lancé Guy Carbonneau. Il faut que tes meilleurs joueurs soient tes meilleurs joueurs, et ce fut le cas ce soir.» Radieux, l'entraîneur arborait encore sa spectaculaire cravate «magique» qui fait la part belle au turquoise, rose et orange. Avec elle autour du cou, il est trois en trois. «Je ne le mettrai pas partout, mais je saurai la ressortir au bon moment», a-t-il promis, sourire aux lèvres. .

Plus sérieusement, Carbonneau jurait ne pas avoir été nerveux avant la partie. Cela parce qu'il connaît les qualités de son équipe. «En octobre, j'aurais été nerveux. Mais chaque fois que nous avons été challengé cette année, nous avons été capable de revenir».

Sur un plan individuel, Carey Price l'a aussi prouvé hier en réalisant un deuxième jeu blanc après avoir accordé 10 buts dans les matchs 5 et 6. «Tout le monde a bien joué ce soir, a déclaré le gardien de 20 ans. C'est de cette façon qu'on espérait gagner. Je pense que ce match a démontré le caractère de cette équipe.»

Un caractère qui a été éprouvé par la résistance imprévue des Bruins, donnés perdants par tous avant le début de la série. «Cette série nous a appris qu'on ne peut jamais prendre de congé, a noté Guy Carbonneau. Ce soir, j'avais demandé aux joueurs de jouer à la limite de leur capacité. C'est ce qu'ils ont fait.»

«Tout le monde souhaite qu'une série se termine en quatre matchs. C'est le rêve. Mais j'ai assez d'expérience pour savoir qu'il faut préparer l'équipe pour 28 matchs.»

Et c'est au fil de ces matchs qu'on mesure la vraie force d'une équipe, a-t-il ajouté. «Être une bonne équipe, c'est une chose. Mais être une grande équipe, c'est beaucoup plus dur.»

Le Canadien affrontera maintenant en deuxième ronde soit les Flyers de Philadelphie ou les Rangers de New York, selon le résultat de la série Philadelphie- Washington.

Grabuge

Évidemment, la victoire du Canadien a été célébré bruyamment à l'extérieur du Centre Bell. Des milliers de spectateurs sont restés massés devant l'amphithéâtre à la fin de la partie pour festoyer cette victoire. Le tonnerre de klaxons s'entendait même à l'intérieur de la bâtisse.

Les célébrations se sont toutefois transformé en grabuge sur le rue Sainte-Catherine, autour de la rue Stanley. Des centaines de partisans ont alors affronté les forces anti-émeute de la police de Montréal. Des bouteilles de bière ont été projetées. Les policiers ont répliqué avec du poivre de Cayenne. Au moment de mettre sous presse, une voiture de police avait été saccagée par une dizaine de turbulents, mais aucun bilan des dommages ou des arrestations n'était disponible, les événements ayant encore cours.

***

Avec la collaboration d'Alexandre Shields
Les joueurs du Canadien se sont rués vers leur gardien Carey Price à l’issue d’un blanchissage de 5 à 0 qui a éliminé les Bruins, hier soir, au Centre Bell. Phil Kessel, des Bruins, a salué Carey Price au centre de la patinoire après le match.
 






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 22 avril 2008 08h55
    Le grabuge
    « Bravo aux policiers pour leur beau travail, ils ont laissé les gens célébrer dans l'allégresse. Malheureusement un petit groupe de morveux sont venus jeté un paver dans la mare. Ce que l'on pouvait facilement voir à la télé (Bravo LCN pour la couverture live) ce sont ces quelque charognes qui de façon organisé s'attaquait au voiture de police pour provoquer une confrontation plus généralisée. Encor là les policiers ne sont pas tombés dans le panneau. Malheureusement les quelque personnes qui ont été arrêtés s'en tireront tous avec une tape sur la main.
    Je crois que les policiers à la fin aurait du se servir de la méthode lourde envers ceux qui ont causé le trouble. Je ne crois pas qu'il y ais une personne intelligente qui après avoir vue ce type assez corpulent en t-shirt blanc mettre le feu à une voiture de police puis courir et aller en allumer une autre, ne soit indigner de voir ce même énergumène étendu par terre le crane fendu, les cotes brisés par une plus de coup de matraque laissé pour compte. Le laisser attendre agonisant au milieu de la route que le tout soit terminé avant de le transporter chez le vétérinaire.
    Messieurs de la police, lors de la prochaine fin de série, ayez l'obligeance d'avertir avec beaucoup de fermeté la population qu'après la partie tous devront se disperser dans l'ordre et dans un temps limité. Après ce temps raisonnable s'il y a encor des attroupements alors ce sera la cavalerie lourde, les gaz, la matraque et les arrestations. Il faut mettre au pas ces animaux. »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 09h07
    Fuck you les fans de la puck!!!
    « A tous les débiles de droite qui s'ignorent,

    Faut-il être moron pour ne pas s'apercevoir que, dans le sport commercial, les matchs sont truqués. Vraiment les fans sont des idiots patentés dont profitent les actionnaires de ces clubs plus près de la mafia que d'autres choses.

    Agitez vos fanions faisant la promotion d'une identité préfabriquée à la gloire des épiciers, bandes de demeurés.

    Vous ne faites que la publicité de la droite imbécile qui mène ce monde â la catastrophe. Tiens, par exemple, dans ce jeu de pousseux de rondelles en caoutchouc, il est normal de croire que tant qu'on ne se fait pas prendre à faire des 6 pouces par l'arbitre, on est OK ... belle métaphore de la vie en société! »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    mardi 22 avril 2008 13h33
    L'imbécilité réfractaire à la fierté d'un peuple
    « C'était chaud, très chaud. On se rappelais 1994 mais l'avant-goût est éloquent de la suite. Un peuple servile qui n'a pas souvent eu l'occasion de manifester sa fierté s'enivre lors de tels événements. Je n'y étais pas, mais j'ai entendu les cris de joie et la fête au loin de mon balcon jusqu'aux petites heures. Puis ça m'a fait du bien. Du bien de reconnaître que pour une fois dans mon petit coin du monde il y avait enfin quelque chose de rassembleur qui nous animais. C'était beau. Il y a eu des vitres et des autos cassées? Monsieur, vous suggérer la mise aux fers par des moyens matraques. Quand réaliserez-vous que c'est en étouffant l'expression que vous l'amplifiez. Laissez les gens faire, nous ne sommes pas une république de bananes. Quant à moi, cela fait mon affaire de voir les gens dans les rues. C'est vivant et pour une fois on peut se sentir fiers et libres. En lisant vos insultes et insinuations intolérantes je comprends que vous n'êtes pas d'accord et vous avez le droit. Cependant, les gens - sourtout les jeunes - ont le droit de se rallier et si il y a des débordements ce n'est pas nécessairement pas manque de savoir vivre. Peut-être que ces individus ont simplement étés trop blessés dans leur vie pour faire ressortir leur joie autrement. C'est une réalité humaine. Peut-être qu'en étant moins intolérant, messieurs Archambault et Cotnoir, vous contribueriez à un déroulement plus pacifique de ces manifestations qui mises en perspective et comparées ne sont pas aussi sauvages que vous les décrivez.

    J'acquiesce par contre qu'il y aura toujours des imbéciles réfractaires à la fierté d'un peuple et qui ne savent pas mesurer la portée de leurs gestes. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 14h17
    Coupable de naïveté
    « Tout le bruit orchestré autour des matchs entre le Canadien et les Bruins m'a amené doucement à penser qu'ils constituaient le fin de la saison de hockey. Mais non, ça continue, encore et encore, pour la plus grande joie des amateurs d'événements pas trop dérangeants.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    mardi 22 avril 2008 15h39
    Besoin de clarifier
    « Je crois qu'il y a un besoin de clarifier mes propos avant que bon nombre me prenne pour un casseur moi-même. Je ne cautionne pas les gestes posés à savoir le bris de 16 voitures ni le cassage de vitrines de commerces. Simplement je me dis que ce n'est pas si pire que ça puisque les assurances des particuliers pourront les rembourser. Je vois quand même une fin heureuse à toute cette histoire et ma réponse était dirigée vers ceux et celles qui s'entêtent à penser que quelques incidents sont la norme. J'ai vu au travers des événements d'hier beaucoup, beaucoup plus qu'un simple cassage post-victoire. Puis - qui sait? - personne ne peut savoir qui a organisé le coup ni est en mesure de donner les motifs véritable des cassage d'hier soir. Et ces motifs, je crains, peuvent n'avoir aucun lien avec le hockey.

    Voyez, on patauge en plein délire. Bravo aux partisans qui se sont tenus cette soirée là. Probablement qu'il sera de votre ressort d'arrêter ceux qui voudront tout casser la prochaine fois. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 22 avril 2008 15h40
    À '. de Grandpré
    « Ceux à qui j'en ai contre ce n'est pas les fêtards, mais ceux qui vandalisent, car on peu fêter sans rien briser. Regardez sur la rue René Levesque il n'y a pas eu de grabuge, et pourtant ils étaient beaucoup plus nombreux. La soirée d'hier a été orchestrée et planifiée par une poigné d'anarchiste et de voyous. C'est eux qui doivent payer pour cela. Ces à eux que dirige ma haine et mon désire de vengeance car il détruise ma ville, ma fierté et ma raison de célébrer.

    Et si comme un autre 'ogue' dit sur le site de la SRC, qu'il faut les comprendre en regardant leur passé, moi je dis que ce n'est pas à nous, la société, à payer pour leur choix personnel de mettre le feu à la propriété publique et de vandalisé les commerces. Les autres n'on pas à se sentir coupable ni à les justifier, eux seuls sont responsable de leurs actes et eux seuls doivent payer chèrement peur cela encore une fois au Québec on tente trop d'accepter et de justifier les déviances, on a beaucoup trop de psy et de 'ogue' pas assez de fermeté et certain diront d'intolérance car il est vrai on ne doit pas tolérer de tel geste.

    Quand la police en attrapera un j'espère qu'elle lui montrera de quel bois est faite une matraque, car ce n'est pas le juge qu'on a avec leur sentence bonbon qui va les décourager. Rien ne vau une bonne autorité avec de la discipline pour remettre ces voyous au pas et dans la bonne voix. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 22 avril 2008 17h03
    @ M. Vincent de Grandpré
    « Vous écrivez : «Un peuple servile qui n'a pas souvent eu l'occasion de manifester sa fierté s'enivre lors de tels événements»

    Bien oui, des Européens, très majoritaires chez le CH qui battent d'autres Européens de Boston, si c'est ça qui donne une bonne raison au peuple québécois de s'enivrer au propre et au figuré, ça fait pitié.

    Messieurs Archambault et Cotnoir ont raison de s'insurger contre ce genre de chose. Nos jeunes devraient faire du sport à la place de la casse même si ça demande plus d'énergie et de discipline mais, ils aiment mieux voir des Russes se forcer pour le CH, à la place. »

  • Jean-William P. Laliberté
    Inscrit
    mardi 22 avril 2008 17h52
    @Cotnoir
    « Vivement le monde de la "droite", où tout est complot, surtout les parties de hockey! Il faut vraiment être un demeuré pour aimer le sport professionnel (i.e. commercial) ! Un idiot qui s'ignore ou, bien entendu, un chien capitaliste assumé. Emmerdons tous ces épiciers qui roulent sur l'or grâce à la vente de fanions ! Maudite droite imbécile... Elle est assurément la raison de tous les maux.

    Mon Dieu que votre vie doit être pénible à vivre dans un tel monde M. Cotnoir. Pauvre vous... »

  • Tony Patoine
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 19h35
    Réponse à tous
    « Bonjour, je vais tenter de répondre à la plupart de vos intervenations.

    @Archambeaut:

    Je crois que vous avez raison d'espérer une intervention plus corsée lors de la prochaine fois. Cependant, comme vous le souhaitez sans doute aussi, un déploiement policier suffisant et stratégique pourrait étouffer la menace dans l'oeuf et donner lieu à des manisfestations de joie collectives qui demeurent dans les limites. Je suis également d'accord avec vous pour dire que seul le cerveau reptilien était encore en fonction chez les individus en question. Le règne du Ça et les effets de quelques substances illicites. Perte totale du principe de réalité. Une société qui se respecte doit intervenir pour éviter ce genre de décadence.

    @Cotnoir:

    Au risque d'être à vos yeux un imbécile de droite, je crois que vous tirez à côté de la cible, vous exagérez et mélanger tout. Le problème n'est pas le sport, mais les humains! Vous me faite pensez à ce sociologue du sport français et gauchiste fini, Jean-Marie Brohm pour qui le sport est le plus grand fléau de l'humanité. On peut aimer le sport sans pour autant être un abrupti. On peut l'apprécier pour sa beauté, pour l'émotion, pour son effet rassembleur. Mais je sais qu'on ne convainc pas des gens comme vous très facilement. Enfin, vous demanderez à Steve Bégin et Patrice Bergeron si le méchant sport commercial qu'est le hockey est truqué. Ces gars sont passés proche de la mort. Un peu de sérieux.

    @De Grandpré
    Évidemment, si tout le monde il était beau et gentil, on n'aurait pas besoin des méchantes polices répressives et on se dirait que les gens seraient capables d'établir clairement une limite lorsqu'ils sont sur le party. Mais non, les gens ne sont pas tous des individus kantiens idéaux! «C'est triste, mais c'est de même», comme dit l'autre. Et de grâce, l'heure n'est pas aux «bleeding hearts». Si ces individus sont effectivement des pauv' tites bêtes blessées, cela ne leur donne pas le droit de saccager la propriété publique et privée! Il existe bien des façons de régler nos problèmes et d'exprimer nos émotions. Ce n'est pas en les laissant faire que ces individus vont les trouver par eux-mêmes. Réaliser les conséquences de leurs gestes et toute leur stupidité, voilà ce dont ils ont le plus besoin. L'éducation qui leur a manqué doit leur être fournie d'une façon ou d'une autre. Pour eux ça risque d'être à la dure.

    Si nous ne sommes pas dans une république de banane, cela ne veut pas dire qu'ils n'y a pas une couple de singes parmi nous! Et moi, je veux vivre parmi les humains. »

  • François St-Pierre
    Abonné
    mardi 22 avril 2008 20h20
    Elle est où, cette fierté ?
    « Quoi ? Je devrais être fier ? Je devrais voir dans les événements d'hier l'expression d'un peuple qui se défait de son joug ?
    L'équipe appartient à un Américain.
    Voyons les données qu'on trouve via le site Web de la Ligue nationale - ne perdez pas votre temps à taper www.lnh.com: allez clairement vers l'abréviation anglaise, www.nhl.com.
    Je vois sept joueurs originaires du Québec. Neuf du Canada anglais. Quinze de l'extérieur du pays. Je suis sûr que tous ces gens rêvent de s'établir au Québec à leur retraite, afin d'enseigner Nelligan à leurs enfants.
    Une équipe qui évolue dans un Centre Bell, du nom d'une société sur laquelle la caisse de retraite des enseignants de l'Ontario entend mettre la main.
    Une équipe qui porterait peut-être le nom de Québécois ?
    Mais je me rassure. Tous ces gens patinent sur de la glace faite d'eau de l'aqueduc de Montréal.
    De l'eau qui aurait été bien utile hier pour éteindre les feux de joie allumés par tous ces fiers Québécois.
    Je regrette, mais je ne puis nullement réduire ma fierté à un spectacle si triste. On ne se civilise pas en criant comme des épais à voir des gens qui poussent un morceau de caoutchouc dans un filet. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
10 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009