vendredi 27 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Dernier round pour les bagarres au hockey

La presse canadienne
Le gardien Jonathan Roy s’est violemment attaqué samedi dernier à son vis-à-vis Bobby Nadeau pendant qu’un coéquipier de celui-ci se débattait avec un arbitre.
Photo : La Presse canadienne (photo)
La presse canadienne Le gardien Jonathan Roy s’est violemment attaqué samedi dernier à son vis-à-vis Bobby Nadeau pendant qu’un coéquipier de celui-ci se débattait avec un arbitre.
Le gouvernement veut mettre les hockeyeurs bagarreurs K.-O. La Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et Hockey Québec ont donc reçu hier la consigne stricte de présenter d'ici juin des projets de règlement visant à enrayer les bagarres et la violence au hockey.

En frappant sans retenue un adversaire passif samedi dernier, l'impétueux gardien de but Jonathan Roy a involontairement préparé le terrain pour un profond changement de culture dans le monde du hockey junior, mineur et amateur au Québec. Ainsi, le dernier round des bagarres a peut-être sonné.

Hier, la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a confirmé qu'elle souhaite voir une saison de hockey 2008-09 sans violence ni bagarres. «Notre société est prête à passer à une autre étape», a-t-elle dit lors d'une conférence de presse très courue, organisée conjointement par le ministère et la LHJMQ.

Afin de diminuer le recours aux gestes disgracieux, on imposera des «sanctions dissuasives» à tout joueur impliqué dans une bagarre. L'étendue des sanctions souhaitées n'a pas été précisée, mais la ministre favorise «l'idée d'une gradation», tant pour les joueurs que pour les entraîneurs.

Chose certaine, la ministre Courchesne veut que ces sanctions soient plus lourdes qu'une simple expulsion d'un match pour un bagarreur ou qu'une suspension de sept matchs pour un geste comme celui commis par le fils de Patrick Roy. On souhaite pouvoir frapper fort avec des sanctions afin de décourager ces gestes en amont.

L'ancien préfet de discipline de la LHJMQ, Maurice Filion, a mentionné hier en entrevue à la télévision qu'il était envisageable de songer à des suspensions de 20 ou 40 matchs pour tout joueur impliqué dans une bagarre. De cette façon, a-t-il dit, la ligue arrivera rapidement à éliminer les bagarres. À terme, en réfléchissant aux conséquences, les joueurs développeront le réflexe de garder leurs gants plutôt que de les ôter.

La LHJMQ et Hockey Québec, l'organisme qui gère tout le hockey mineur et amateur au Québec, devront donc chacun présenter d'ici trois mois un projet de règlement destiné à renforcer les mesures déjà existantes pour enrayer les bagarres et la violence.

«Comme ministre, je m'attends à ce que les deux réglementations comportent des sanctions très dissuasives, à la fois pour les joueurs et pour les entraîneurs, de s'engager dans des [comportements violents]. Il y a déjà des règles qui existent. Mais je m'attends à ce que les règlements soumis soient bien plus dissuasifs encore», a affirmé Mme Courchesne.

La ministre se prévaudra ensuite de l'article 27 de la Loi sur la sécurité dans les sports pour approuver les mesures qui seront soumises par la LHJMQ et Hockey Québec. Si jamais elle n'était pas satisfaite des solutions proposées, Mme Courchesne pourrait imposer d'elle-même la réglementation souhaitée, a-t-on confirmé à son cabinet hier.

Mais il semble que la collaboration entre les différents partenaires soit déjà acquise. Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, mis sur la sellette cette semaine dans la foulée des événements survenus entre les Remparts de Québec et les Saguenéens de Chicoutimi, a assuré à plusieurs reprises hier que la ligue collaborera et qu'elle poursuit le même objectif que le gouvernement.

Comités

En fait, la LHJMQ avait déjà amorcé une réflexion au sujet des bagarres au hockey junior, a affirmé M. Courteau. Selon lui, la ligue a «entamé depuis plusieurs mois un processus de consultation auprès de ses partenaires [Hockey Canada, le bureau des gouverneurs et les propriétaires] sur la présence des bagarres dans le hockey junior canadien».

Cette réflexion sera maintenant élargie et menée plus rapidement, a-t-il assuré hier. L'appui donné au projet du gouvernement se traduira par la création d'un comité de consultation composé d'experts du hockey, de parents et de gens du milieu juridique, qui auront pour mandat de «rencontrer tous les intervenants» pertinents et de soumettre des recommandations.

Des démarches ont aussi été engagées avec Hockey Canada et la Ligue canadienne de hockey (qui regroupe les trois circuits junior majeur du pays) pour tenter de trouver une solution commune et faire en sorte que les règles soient les mêmes dans tout le pays.

Le commissaire Courteau a assuré que les discussions sont déjà bien entamées avec les ligues de l'Ouest et de l'Ontario. «L'Ouest et l'Ontario se sont dit sensibilisés [au problème], a indiqué M. Courteau. Ils m'ont assuré de leur collaboration entière dans ce dossier.»

L'enjeu, c'est que la LHJMQ ne veut pas être la seule à faire le saut. On craint que les joueurs québécois soient désavantagés lors du repêchage de la Ligue nationale de hockey ou pendant le tournoi de la Coupe Memorial.

Toutefois, la ministre Courchesne et le commissaire ont relevé hier que de plus en plus de joueurs européens — qui fréquentent donc généralement des circuits où les bagarres sont interdites — font maintenant partie de la Ligue nationale. Cette année, six des dix meilleurs compteurs sont d'ailleurs européens. Alors? «Le talent au hockey ne passe pas obligatoirement par la violence», a dit Mme Courchesne.

Gilles Courteau a été interrogé à plusieurs reprises pendant et après la conférence de presse sur la volonté de la LHJMQ de faire cavalier seul dans l'hypothèse où les autres ligues canadiennes ne suivraient pas. Sa réponse a été ambiguë: la ligue se dit prête à «prendre l'initiative», mais l'objectif consiste à atteindre «l'uniformité». La ministre Courchesne est toutefois intervenue à un certain moment pour indiquer que M. Courteau l'avait assurée que la ligue «prendra le leadership».

Mme Courchesne est déjà entrée en contact avec ses homologues du Canada anglais afin d'«amorcer la discussion sur la question des bagarres». Elle a aussi demandé que cette question soit inscrite à l'ordre du jour de la prochaine rencontre des ministres responsables du sport, en mai.

Du côté de Hockey Québec, le directeur général Sylvain Lalonde a confirmé au Devoir que l'organisme est ouvert au renforcement de la réglementation et que le tableau des sanctions sera revu. «Au-delà de ça, nous voulons avoir des mesures d'aide en ressources humaines et financières pour travailler sur la prévention», a-t-il dit, évoquant la formation des arbitres et des entraîneurs, de même que des activités de sensibilisation pour les parents.

Un bon pas

Les premières réactions entendues hier laissent croire que le projet d'interdiction des bagarres pourrait confondre les sceptiques. Interviewés à la télévision, des membres de la direction des Remparts, des Saguenéens et de l'Océanic de Rimouski ont dit approuver le changement souhaité. «À 100 milles à l'heure», a lancé Maurice Tanguay, propriétaire de l'Océanic.

«C'est la première fois que je sens une réelle volonté politique de poser des gestes concrets», se réjouit pour sa part Gaston Marcotte, professeur au département d'éducation physique de l'Université Laval et vieux routier du monde du hockey et des notions de sport collectif. «Sauf qu'après 45 ans d'observation, j'ai appris à me méfier des discours: je jugerai donc sur les actes et les changements réels. Il ne faut pas oublier que la LHJMQ est une entreprise qui utilise des jeunes au salaire minimum et que plusieurs considèrent que la violence est vendeuse.»

M. Marcotte reconnaît tout de même que la culture interne «change un peu». «La qualité des propriétaires s'est beaucoup améliorée. Je suis convaincu que le spectacle de samedi n'a pas plu» au copropriétaire des Remparts, Jacques Tanguay (ce qui est peut-être moins sûr en ce qui concerne Patrick Roy, l'autre copropriétaire... ).

Mais selon Gaston Marcotte, les événements de la semaine dernière auront eu pour effet bénéfique de déclencher le début d'une réflexion sur le modèle de développement et d'encadrement des jeunes joueurs proposé par la LHJMQ. Prochaine étape: humaniser le tout, a-t-il dit en affirmant souhaiter que le circuit Courteau sorte de la logique commerciale qui prévaut à l'heure actuelle.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • martin grenier
    Inscrit
    samedi 29 mars 2008 05h31
    les tatas du hockey
    « pourquoi avoir attendu si longtemp c'est comme nos gouvernements ils y pense quand il sont temoin d'une laideur
    comme on la vue
    grenier.martin@videotron.ca »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 29 mars 2008 05h40
    LHJMQ: la Ministre Courchesne a forcé la ligue à se compromettre.
    « Si n'eut été de la Ministre, jamais le commissaire Courteau ne se serait engagé à réformer son organisation basée sur la violence, soit disant pour attirer les foules avides de sang.
    Les propriétaires de cette organisation sont d'abord là pour le fric, toute l'historique de la ligue le démontre assez clairement.L'ai deux petits fils qui évoluent dans des ligues mineures et j'assiste occasionnellement aux matchs mais j'entends surtout les parents se plaindre qu'en dehors de la région Abitibi-Témiscamingue, le jeu rude et intimidant est la norme, ce qui défavorise les équipes qui misent sur le talent avant tout;la rudesse fait partie intégrante de la culture de ce sport.Si les deux autres organisations canadiennes ne joignent pas les rangs et que la Ministre cesse ses pressions sur la LHJMQ il en fait des beaux engagements de son mollusque commissaire.
    Patrick Roy et les autres proprios sont les premiers décideurs dans ce dossier.
    Pour ce qui est des médias nationaux,ils ne s'intéressent a cette ligue que pour relater ses mauvais côtés, jamais ou rarement ils ne donnent les résultats ou les faits marquants des matchs. »

  • John Holbrooke
    Inscrit
    samedi 29 mars 2008 07h39
    Bravo
    « Bravo. <<Six des dix meilleurs compteurs sont d'ailleurs européens. Alors? «Le talent au hockey ne passe pas obligatoirement par la violence» dit tout. Les bagarres limitent la progression des joueurs. Nous ne pouvons pas encore supporter cette stupidité.
    John Holbrooke »

  • René Pelletier
    Inscrit
    samedi 29 mars 2008 10h44
    À surveiller de près
    « M. Gaston Marcotte dit: «Il ne faut pas oublier que la LHJMQ est une entreprise qui utilise des jeunes au salaire minimum et que plusieurs considèrent que la violence est vendeuse.»

    Faudra donc surveiller de très près ce que les dirigeants de la ligue vont proposer et faire. Il s'agit d'individus qui affichent depuis longtemps une totale irresponsabilité. Quelles valeurs transmettent-ils à ces jeunes de 16-17 ans ? Ils devraient avoir honte.

    René Pelletier »

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 29 mars 2008 11h19
    Deux poids deux mesures
    « La ministre semble ignorer qu'il existe déjà une solution: l'accusation pour voie de fait fondée sur le code criminel.

    Il est currieux que ce recours soit largement ignoré lorsqu'il est question de dissuader les fiers à bras de patinoire, mais qu'il vienne si rapidement à l'esprit lorsqu'il est question de professeurs qui ont empoigné des élèves indisciplinés.

    Il faut croire que dans l'état actuel des moeurs, on peut bénéficier de l'indulgence populaire quand on traverse une patinoire pour battre quelqu'un à grand coups de poings dans le gueule, mais qu'il est odieux de mettre physiquement à la porte un petit baveux qui refuse de s'exécuter.

    Quand cette manière de voir les choses sera inversée, les garçons réussirons peut-être mieux à l'école. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 29 mars 2008 13h28
    Un petit plat d'amendes pour Peanut.
    « Chapeau à la Ministre du Sport, pour sa détermination. Par contre, elle devra se méfier de la verbeuse et fuyante bonne foi de ses vis-à-vis, passés maîtres dans l'art de se défiler, de s'activer d'une glotte dont les éclats tiennent souvent de la jargonaphasie plurielle. Ils en ont vu d'autres. Pour le moins et après ce que le local, le régional, le provincial, le national et l'international ont pu voir des sauvageries ignobles du samedi 22 mars dernier, il est à souhaiter que la Réforme du Hockey Majeur (suivront le Mineur et le Amateur) ait un peu plus de succès que la réforme scolaire. L'autorité ultime, dans la personne de la Ministre du Sport, est confrontée à des fins finauds et à des fins renards qui ne quitteront pas de si tôt les poulaillers des poussins d'un business qui réunit des commerces commandités, patronnés et lucratifs. Ils en remodèleront les façades et en referont les rampes d'accès, sans plus. Les templiers du Panthéon de l'auto gratification et de l'auto vénération nombriliste ainsi que, notamment, les richards du prototype royal que subit Québec, jubilent, au constat de l'appui inconditionnel que les euphoriques et opportunistes «campaigners» Jean Charest et Philippe Couillard ont servilement donné au majoritaire et multimillionnaire Jacques Tanguay, le mardi 25 mars dernier, à Québec, dans les plus hauts gradins des remparts du Quartier Général de Pepsi.

    L'insolent matamore est mort de rire, au regard des retombées de la couverture médiatique et des avantages qu'il retire personnellement de la publicité gratuite que l'actuelle intervention ministérielle, si justifiée soit-elle, lui offre. Ce COQ dominateur du POULAILLER PEPSI, insolent, fendant, carrément baveux et des plus théâtralement écumeux, s'est présenté à Chicoutimi, ce 28 mars, entouré de ses gardes du corps privés. Allez, prenez-en des portraits de celui qui s'est toujours payé, qui se paye encore et qui se payera toujours la tête de tout le monde, EN ATTENDANT SON WATERLOO. Après tout, après avoir été élevé au rang des Béliveau, des Lafleur et autres gentlemen de la NHL, par nombre de chroniqueurs, fans et accros des millionnaires du palet; après avoir été intronisé et niché au Schack des templiers et dieux soleils dont la tête est aussi gonflée que le portefeuille; après que l'auteur du «GUERRIER», Michel Roy, son procréateur, l'ait porté aux nues de la glorification et l'ait assis à la droite de l'ostentatoire dieu des boums, pourquoi devrait-il changer? Alors que son paternel écrit que «son fils a tout d'un guerrier, la combativité, le courage, la fierté et son indomptable désir de gagner...», c'est entre les lignes que ce situe la réalité très visible, cette réalité de tous les jours, à l'effet que «son fils a tout du guérilléro, l'agressivité, la rage, l'arrogance et l'indomptable envie coléreuse de tout écraser et de tout piétiner». Alors qu'il a eu et qu'il a toujours l'appui du Commissaire qui a peine à garder son sérieux et à contenir son envie de s'esclaffer; alors que Gilles Courteau, cet ex directeur gérant des Remparts de Québec, avant que Maître Aubut les mette aux enchères, n'a jamais compris la différence entre compromis et compromission, pourquoi «Peanut» descendrait-il du piédestal de sa niche? À moins d'y être forcé par une poursuite, au criminel, ayant abusé de son autorité, en incitant son propre fils à se livrer à une agression physique et psychologique sans précédent et dont les images ne cesseront jamais de hanter les sains d'esprit, tous ceux et toutes celles chez qui la raison subjugue la passion, ses dérèglements et ses dégradantes déviances?

    Malgré cette overdose de réalisme, je salue la promptitude de la Ministre à réagir et à agir, dans le dossier de la violence qui sévit dans la pratique du hockey majeur, en priorité. Violence qui remplit les arénas de voyeurs en manque et de sensationnalistes en rut. Violence qui remplit les caisses d'un trop grand nombre de pitres et paillasses qui y trouvent leurs plaisirs scabreux et leurs profits sans scrupule et non avoués.

    Je salue l'autorité de l'action ministérielle, la crédibilité de la prestation de la Ministre, la justesse de ses propos ainsi que la clarté et la précision de ses objectifs. Mais, attention! Le monde du hockey est un domaine où les potentats les plus divers s'exercent en coulisses et derrière des portes closes. Devant les caméras, on raisonne, alors que, derrière, on se bidonne. C'est majoritairement un monde de généreux bénévoles, parmi lesquels, historiquement, se faufilent nombre de rustres, de « Tits Jos Connaissants» et de panthéistes qui ne prennent pas d'ordres et encore moins de conseils de qui que ce soit. Nous en avons eu une démonstration gratuite, ce vendredi 28 mars, à Chicoutimi, alors que le panthéiste Patrick Roy, apparemment démoli et au bord des larmes que devaient faire monter les grands coups d'épée dans l'eau auxquels s'est livré le comité de discipline de la LHJMQ, y est allé jouer au fanfaron matamore provocateur, un KING, en congé payé et escorté de ses propres gardes du corps.

    Dans le dossier d'agression criminelle sans précédent et sous enquête policière, auquel dossier les sauvageries de Jonathan Roy, sous l'instigation sans équivoque du paternel, entraîneur, directeur gérant et copropriétaire des Remparts, ont donné lieu et justification, le samedi 22 mars dernier, je crains que le Commissaire ainsi que les Gouverneurs de la LHJMQ vont tout faire pour sauver les apparences, pour pratiquer leur langue de bois et pour se livrer à leur jactance habituellement codée devant les caméras, pour étirer le temps et pour jouer aux fins roublards, en complexifiant tout le processus consultatif précédant l'inscription de règlements prohibant les bagarres, la violence sous toutes ses formes, ainsi que le langage ordurier, les gestes de grossière décadence et les comportements de manifeste déviance qui justifient également une réglementation dont la sévérité exemplaire doit s'engager dans le sens unique de la dissuasion.

    Ce déplorable bagage d'une culture boumasse, dans la pratique du hockey junior majeur, date de plus de trente ans, à l'époque des rivalités qui donnaient lieu à des foires de débridés et à des règlements de comptes d'enfoirés. Avec la venue dans la LHJMQ, de riches chômeurs désabusés et de millionnaires gradués de la LNH et, au surplus, avec la venue de quelques statufiés des corniches où se nichent quelques templiers robotisés, la Ministre aura des difficultés certaines à vouloir définir et initier des changements significatifs à ce qui est devenu tout le contraire d'une culture sportive typiquement québécoise. On ne lui fera surtout pas de cadeau.

    Nonobstant les difficultés qui jalonneront le parcours de sa vive détermination, ses engagements l'honorent. Même si son chef aurait plutôt tendance à former une Commission d'enquête que Pepsi pourrait commanditer, la Ministre du Sport aura l'appui d'une très grande majorité de hockeyeurs talentueux et particulièrement doués, celui d'un très grand nombre de parents, d'administrateurs et de spectateurs, tout aussi sportifs qu'équilibrés. Une très grande majorité de Québécois qui s'intéressent à la pratique d'un sport qui est censé particulariser notre distinction nationale.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    samedi 29 mars 2008 13h29
    good luck!
    « Impossible à gérer chez des jeunes qui préfèrent le hockey à la rue et j'en parle en connaissance de cause comme ancien arbitre »

  • Christian Blais
    Abonné
    samedi 29 mars 2008 14h00
    La bagarre comme arme élecorale.
    « Il semble que ce qui dégoûte le plus Mme St-Pierre et l'électeur à qui ont a imposé la boucle de l'assaut de Roy Jr., ce soit l'utilisation de la «violence» comme moyen d'attraction, comme façon de faire du spectacle au détriment du talent.

    Comment interpréter autrement l'opportunisme politique des Libéraux qui n'en finissent plus d'exploiter cet incident pour avoir l'air des bons parents soucieux de la qualité de vie de ses enfants. En effet, qui peut être contre les bagarres?

    La question est toutefois nettement plus complexe, et il existe une nuance entre bataille et violence. Les assauts sauvages (type Jonathan Roy), les coups de bâtons sournois (type Perezoghin) ou toute autre tentative délibérée de blesser (type Patrice Bergeron) devraient être sanctionné lourdement. 20 à 40 matchs me semble un bon début.

    Mais les bagarres? Ces ballets organisés entre joueurs consentents? Ces évacuateurs de tension? Et que dire de toute la stratégie qui consiste à les utiliser au bon moment pour fouetter la foule ou les joueurs ? Voyons, est-ce vraiment là que devrait être focalisé toute l'attention médiatique et ministérielle?

    Enfin, un règlement de cette nature doit se faire en consortium non seulement avec tout le réseau junior du reste du Canada, mais avec toutes les ligues du continent (incluant la LNH), et possiblement les ligues européennes. Il ne faut pas oublier que la violence commence beaucoup plus tôt que chez les Juniors, et qu'elle s'étend dans la ligue nationale. Où cette dernière repêchera ces «joueurs d'impact», ces «fiers à bras»? Aux États-Unis? Dans le semi-pro? En Russie?

    Malheureusement, «l'art de la bagarre» ne se pratique pas, il se vit dans l'action, et fait partie de la culture nord-américaine du hockey.
    Prétendre qu'on peut changer ça du jour au lendemain grâce à un coup de baguette magique législatif, c'est vraiment montrer qu'on ne comprend rien aux enjeux l'entourant. »

  • Pierre Imbeault
    Abonné
    samedi 29 mars 2008 17h01
    Mille fois bravo à ceux et celles par qui le changement passera
    « Merci à Mme Courchesne et à toutes celles et ceux qui travaillent à faire du hockey un sport où la violence destructrice n'a pas sa place.
    Il faut revenir à la base de ce sport; à la robustesse, à l'agilité, à la détermination et à la coopération qu'il implique. La bagarre et les coups vicieux ainsi que les spectateurs qui encouragent de tels actes, font fuir nombre de parents qui cherchent un sport formateur pour leurs enfants.
    Merci pour moi et pour mon jeune qui veut pratiquer ce sport.
    Enfin, on ne gagne rien à avilir un sport à ce point même d'un point de vue mercantile. On observera peut-êre seulement une variation du public dans les gradins. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
9 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Idées
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres

Articles les plus commentés

Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009