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Des chats de ruelle !

Jean-Robert Sansfaçon   26 mars 2008  Hockey
L'impact médiatique seul explique les suspensions exemplaires infligées par le comité de discipline de la Ligue junior majeure à Patrick Roy, à son fils et à quelques autres joueurs impliqués dans la bagarre de samedi dernier. Sans cette rediffusion en boucle de l'agression commise par le jeune Roy, la ligue s'en serait tenue aux sanctions symboliques habituelles. Après tout, personne n'a été blessé... Cela dit, comme pour toutes les nouvelles qui font la une, on aura tout oublié d'ici la fin de la semaine.

Le hockey est un sport de contact rapide où les réflexes, l'adresse et la robustesse comptent plus que la réflexion ou la stratégie. Pour les jeunes, il constitue un très bon exercice physique et mental, pour autant qu'il soit encadré par des adultes matures capables d'enseigner l'importance du contrôle de soi. Malheureusement, de la façon dont il est pratiqué à l'heure actuelle, le hockey peut aussi devenir synonyme de décrochage scolaire, voire de comportements délinquants, sur la glace et dans la vie.

En octobre 2000, la même semaine où Patrick Roy, alors gardien pour l'Avalanche du Colorado, était l'objet d'une enquête policière pour violence conjugale, tous les médias d'Amérique traitaient aussi de la condamnation à 18 mois de prison avec sursis du joueur des Bruins, Marty McSorley, reconnu coupable d'agression armée pour avoir assené un coup de bâton à la tête d'un adversaire.

Au même moment, trois incidents survenus à Laval, à Kahnawake et à Thetford Mines impliquant des entraîneurs, des parents et de jeunes joueurs faisaient la manchette. Dans tous les cas, on promettait d'intervenir. Or, huit ans plus tard, rien n'a changé.

Tant mieux si Casseau vient de rencontrer son chemin de Damas: il était temps qu'il réalise que c'est lui, l'adulte! Mais pour le reste, rien ne changera dans le hockey nord-américain parce que personne parmi les dirigeants de ce sport n'a intérêt à ce que ça change.

En Amérique, le hockey fait concurrence à des sports beaucoup plus populaires comme le baseball et le basketball. Les explosions sporadiques de violence gratuite font partie de la tradition. Seuls quelques marqueurs exceptionnels sont exemptés de l'obligation d'être aussi de bons boxeurs. En théorie, les amateurs se disent prêts au changement, mais dans les faits, combien d'équipes de deuxième classe seraient réduites à la faillite sans cette addition au programme d'une bonne dose de coups de poing?

Il ne faut donc rien attendre des propriétaires d'équipes professionnelles, ni des ligues d'élite juniors où les jeunes et leurs parents sont souvent motivés par le grand rêve. Comme ce fut le cas pour l'obligation de porter le casque protecteur et la visière, c'est aux autorités gouvernementales qu'il revient d'encadrer la pratique sécuritaire de ce sport en ne tolérant plus les comportements dangereux. Sans une telle intervention, les jeunes continueront de devoir apprendre à jeter les gants comme condition d'entrée dans une équipe d'élite.

j-rsansfacon@ledevoir.com
 
 
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  • Brian Carey - Abonné
    26 mars 2008 08 h 17
    Et les médias nous en gavent
    Patrick Roy a toujours été un missile incontrôlable (loose cannon), agressif et batailleur, et son fils suit ses traces.
    Ce qui me renverse, c'est le gavage médiatique qu'on nous impose - hier après-midi, Radio-Can/RDI y allait d'analyses de long en large.
    Je me disais qu'il y avait sûrement des nouvelles plus importantes dans le monde que les frasques des Roy - père et fils. Je sentais la rage télévisuelle monter en moi.
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  • Michel Chayer - Inscrit
    26 mars 2008 08 h 47
    Vive le Judo
    Trèves de circonlocutions, la démonstration est faite que le hockey est un sport de crétins à l'adresse de crétins...

    Pour en découdre civilement avec un adversaire, voilà pourquoi, pour les enfants, la pratique du judo est nettement préférable. D'autant que ça coûte drôlement moins cher aux parents : un kimono et un abonnement dans un dojo accrédité par Judo-Québec, et le tour est joué.

    http://www.judo-quebec.qc.ca/index.php3

    Ainsi, pour garder la forme, au fur et à mesure que l'on avance en âge, on peut continuer à battre son prochain régulièrement en toute légalité. La preuve, j'ai cinquante ans et je pratique toujours le judo deux fois la semaine.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    26 mars 2008 09 h 01
    Tous égo devant la loi ?
    Ce que ces personnes ont fait est un acte criminel. Ils doivent être poursuivis sinon ceux qui seront à l'avenir amenés à poser les mêmes actions pourront demander d'être traités de la même manière, c'est-à-dire ne pas être poursuivis. Autant abolir le Code criminel.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    26 mars 2008 09 h 02
    Tous égaux devant la loi ?
    Ce que ces personnes ont fait est un acte criminel. Ils doivent être poursuivis sinon ceux qui seront à l'avenir amenés à poser les mêmes actions pourront demander d'être traités de la même manière, c'est-à-dire ne pas être poursuivis. Autant abolir le Code criminel.
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  • René Pelletier - Inscrit
    26 mars 2008 09 h 12
    Le Gouvernement doit intervenir
    Oui, le Gouvernement du Québec doit intervenir fermement pour civiliser un milieu où il y a beaucoup d'irresponsables.

    René Pelletier
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  • Jacques Francis - Inscrit
    26 mars 2008 09 h 22
    Quelle impéritie !
    Encore une fois l'élite lettrée du fameux Devoir nous enseigne ce qu'est la culture tout en exécrant par la caricature ce qui vient de cette fameuse plèbe qui réside hors de Montréal et qui vit encore à l'ère du néolithique.
    Sachez qu'il y a très peu de bagarres au hockey à Thetford, quelques excès en viennent à biaiser votre regard et ce n'est pas à votre honneur, vous qui prétendez analyser des phénomènes. D'ailleurs la violence au hockey est-elle pire que les coups bas au waterpolo ou au basketball ? En traiter, c'est s'époumonner pour un épiphénomène illustrant les tensions qui marquent notre mode de vie et nos sociétés.
    Et, aussi, veuillez prendre note que le hockey contrairement à vos propos qui trahissent votre ignorance (Le hockey est un sport de contact rapide où les réflexes, l'adresse et la robustesse comptent plus que la réflexion ou la stratégie, Jean-Robert Sansfaçon), nécessite plus de stratégie que de robustesse. La preuve en est que ce ne sont pas les équipes qui alignent le plus grand nombre de joueurs aux grandes habiletés, ou les pires matamores, qui remportent les championnats.
    De toute façon, quand on veut les résultats du hockey, mieux vaut ne pas lire le Devoir, qui préfère parler d'une obscure ligue de curling en Ossétie du Nord. Ça c'est la vraie culture.......
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    26 mars 2008 10 h 33
    Des entraîneurs de gouttières et des proprios de zoos.
    Eh oui, ça continue. On a même eu droit, ce mardi 25 mars, au «Gros Plan Pepsi 2008», alors que Jacques Tanguay était pompeusement flanqué du minoritaire national Jean Charest et de son mandataire régional Philippe Couillard. Who doesn't want to be next to a millionnaire ? C'est ce qui manquait à la programmation du 400e de Québec, «le festival du fou rire», incluant le «carnaval des crampés de rire».

    En somme, les Roy ont été gratifiés de congés payés, leur permettant d'aller confier le lavage de leur linge sale, aux blanchisseuses de leurs incontinences, aux lessiveuses de leurs insolences et aux essoreuses de l'oubliance. Ces glorieux gladiateurs panthéistes, divinisés et adulés des adeptes du sensationnalisme et du voyeurisme des plus débilitants, bizarrement appelés sportifs, ont droit aux accommodements de la complaisante clémence que les à-plat-ventristes accordent aux omnipotents. Comme si trop n'était pas assez, Patrick Roy se dit courbaturé de peine souffrante et éreinté par le chagrin humiliant, au regard de ce que son fils Jonathan, victime accablée, a dû subir, ces derniers jours. Du Gratton et du Bougon à leur meilleur !

    Gilles Courteau blâme les médias qui en font un plat. Mais, fidèle à la culture de la rue dont s'inspire la pratique du hockey junior majeur, il ne manque pas d'ajouter : «Qu'on en parle en bien ou qu'on en parle en mal, pourvu qu'on en parle.» Gilles Courteau sait, mieux que quiconque, que ces gratuités promotionnelles médiatiques sont recherchées, qu'elles sont le carbure quotidien des machines à sport (poker), qu'elles sont très rentables, qu'elles servent les fins du remplissage des arénas et celles de la fidélité des commanditaires, qu'elles accélèrent le swing des tourniquets $$$ d'entrées $$$.

    Comme si cette apothéose du FESSE ET COMPTE des BACK STREET BAD BOYS ne suffisait pas, voilà que monsieur 110%, Enrico Ciccone, y va de la poutine de son potinage, en prétendant, du très haut perchoir de ses macro connaissances, que la Ministre du Sport aurait fait une syncope, si elle avait vu le hockey junior des années 80. Avec une aisance aussi cavalièere que loufoque, alors qu'il palabre et se dit un produit de la « culture établie», en regard de l'incitation aux bagarres, on comprend davantage le FULL VIDE de ses propos, quand on sait que ce gradué n'a que le seul intérêt des grosses piastres dont il s'emplit les poches, comme agent des éléments les moins «vendeurs» de ces écoles de jeunes plombiers que sont la plupart des franchises de la LHJMQ.

    Faut-il sortir la violence du hockey majeur ou sortir le hockey majeur de la violence ? L'évocation «Qu'on bannisse les bagarres !» tient de la bondieuserie et de la stérilité des nuls. C'est aussi brillant que le leitmotiv des politiciens qui répètent jusqu'à nausée» (en campagne) : «Bannissons la pauvreté!», alors que tout le monde sait qu'ils n'en connaissent rien et qu'ils n'en veulent rien savoir, qu'ils n'en ont jamais rien fait et qu'ils n'en feront rien. Tout le monde sait également que le phénomène de «l'extrême violence» faite aux démunis, enchaînés aux geôles du paupérisme crasse, en 2008, est pire que jamais. Revenant au hockey, ce ne sont donc pas les bagarres qu'il faut interdire. Ce sont les sauvages bagarreurs du type Jonathan Roy ainsi que les débiles instigateurs (parents, organisateurs, propriétaires, gouverneurs, directeurs gérants et entraîneurs) du prototype Patrick Roy et des autres moins médiatisés, qu'il faut bannir à vie et auxquels il faut interdire de se retrouver dans les lieux que fréquentent les vulnérables mineurs du Hockey Majeur.

    Le jour presse maintenant. Ce jour où la «Charte québécoise des responsabilités et des imputabilités», ciblant la gouvernance, la gérance et la pratique des sports, inscrira, noir sur blanc, que la violence, sous toutes ses formes et déguisements, est formellement interdite, que les violents promoteurs, instigateurs et agresseurs doivent être expulsés, bannis à vie ainsi que poursuivis sans réserve et sans relâche, au criminel et au civil (le cas échéant) et que l'exemplarité des sentences a l'obligation minimale d'être dissuasive. En ce jour, notre société, au seul regard de sa distinction particulière, aura fait des pas de géant et le sport aura ses galons de dignité, de respectabilité et de crédibilité, honorant, entre autres et comme il se doit, les professionnels Jean Béliveau, Ken Dryden, Peter Stastny et quelques autres parmi les meilleurs.

    LE TEMPS DES GOONFIGHTERS ET DES BOUMS DU HOCKEY, OEUVRANT ET ÉVOLUANT DANS LES RANGS DU HOCKEY MINEUR ET MAJEUR, EST RÉVOLU. Les orgies de boumasses et putasses pourront alors constituer des scénarios de films que se procureront les consommateurs de violences, les déviants sensationnalistes et voyeuristes ainsi que tous les fans toxicos et groupies accros pluriels confondus.

    Il reste à souhaiter que l'enquête policière qu'ont ouverte les agents de Saguenay, donnera lieu à des accusations, en espérant qu'elle donne de plus brillants résultats que ceux des dernières Commissions bobos et Enquêtes diachylons qu'ont patronnées les libéraux du «spectateur» Jean Charest.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec
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  • jacques noel - Inscrit
    26 mars 2008 12 h 24
    Casseau dans l'édito
    C'est sans doute la première fois depuis Henri-Bourassa que notre sport national se retrouve dans un édito du Devoir!

    Le vrai scandale c'est pas les sparages de Jonathan le tannant. Le vrai scandale c'est 17 pages dans la Presse d'hier et 18% de poids médias dimanche. Un incroyable capotage médiatique sur une simple bagarre entre deux ados qui n'a fait aucun blessé!!!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    26 mars 2008 13 h 31
    Une nouvelle version du cirque romain
    Le fameux match entre les Remparts et les Saguenéens nous démontre que la tradition du cirque romain avec ses combats de gladiateurs reste bien vivante.

    Qu'importe le comportement très peu sportif de Jonathan et Patrick Roy, le public a eu droit à de belles bagarres et il a adoré ça !

    De plus, même s'ils ont été forcés d'imposer des sanctions aux joueurs qui se sont battus, les dirigeants de la LHJMQ - ils ne le diront pas - savent que l'énorme couverture d'un tel événement par les médias (peu importe que celle-ci soit négative ou pas) a permis de procurer beaucoup de visibilité à leur ligue.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    26 mars 2008 13 h 54
    Quand la médiocrité engendre la crétinerie ...
    Pourquoi s'offusquer des crétineries de 'Casseau et fils' ainsi que de tous ces boulimiques des arénas quand on choisit la médiocrité dans tant de domaines, comme peuple. Après tout, ce n'est qu'une brique de plus dans l'édifice de la Société libre et individualiste que les Québécois choisissent et défendent contre vents et marées 'ad nauseam'... Au plus fort la poche (et les poings), non ? C'est pas ça l'idée ?

    Statu quo sociopolitique érigé en système, CEGEP et universités transformés en 'machins à pseudo-diplômes', système de Santé bouchonné, infrastructures routières en décrépitude, langue française laissée à la 'va comme je te pousse', arts & lettres sous-financés, 42% de la population trop pauvre pour payer des impôts, fraudeurs professionnels protégés et impunis, travail au noir florissant, gangs de rue en croissance, système de justice inaccessible, gaspillage des fonds publics en enquêtes et commissions paravents de toutes sortes, hommes et femmes politiques de carrière et d'envergure 'très moyenne' sauf quelques rares exceptions, valorisation de la 'langue de bois', records de cotes d'écoute pour les émissions de téléréalité et autres inepties semblables, etc. Ce n'est donc pas ça que l'on privilégie au Québec, présentement ? Tsé, veux dire ?

    Un peu plus, un peu moins... Pourquoi pas ?

    Quand on choisit la médiocrité comme modèle de Société et que, somme toute, on s'en accommode fort bien, faut être conséquent et ne pas se surprendre que la crétinerie soit si répandue et si valorisée dans nos arénas, aussi bien sur la glace que dans les gradins !!!

    Jean Desjardins.
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  • Roland Berger - Abonné
    26 mars 2008 14 h 13
    Une longue côte à remonter
    Les féministes d'aujourd'hui auront beaucoup à faire pour contrer un machisme si bêtement illustré et savamment médiatisé.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Jean Desjardins - Abonné
    26 mars 2008 15 h 53
    @ M. Jacques Francis --- Élitisme ou civisme ?
    Monsieur Jacques Francis,

    J'ai jadis fréquenté les arénas, ayant été moi-même joueur de hockey et, par la suite, ayant eu un fils qui se débrouillait assez bien dans les ligues mineures. Je dois cependant vous dire que n'est pas Le Devoir, ni la recherche d'élitisme, ni les guerres de clochers entre la 'grande ville et les régions' qui m'ont éloigné de ce sport.

    Déjà chez les pee-wees, mon entraîneur m'encourageait à planter (légalement, bien sûr!) les p'tits gars des autres équipes plutôt qu'à courir après la rondelle et tenter de la mettre dans le but. Ben non ! Ce dernier privilège était réservé au fils ou aux petits protégés de l'entraîneur...

    Plus tard, j'ai remarqué le même manège quand mon fils a entrepris sa 'carrière' dans ce sport. Je dis carrière, car c'est ce dont il s'agit, dans la tête de bien des parents, dès que leur petit chérubin est en âge de chausser des patins et, éventuellement ...des gants.

    Mon écoeurement a atteint son comble quand j'ai pu me rendre compte, assis dans les gradins, de la folie débilitante qui s'emparait de certains parents dès que leur fiston embarquait sur la patinoire, que ce dernier 'subissait une injustice' de la part de l'arbitre 'vendu', que son équipe se faisait lessiver ou encore que la victoire outrageante sur l'adversaire venait enfin ! Par ailleurs, j'ai reçu un bonne leçon de vie le jour où mon fils m'a dit, après une joute, que cela le dérangeait quand il entendait, occasionnellement, ma voix parmi les clameurs de la foule... Pourtant, je faisais partie de la gang des parents les plus discrets !

    C'est à ce moment-là que j'ai pris conscience que le hockey n'était plus un jeu pour les enfants, mais bien un exutoire pour des parents frustrés et en mal de pseudo-vedettariat. J'ai donc décidé de me dissocier d'une telle crétinerie et d'orienter mon fils vers des activités physiques et ludiques faisant davantage appel au sens civique. Aujourd'hui, mon fils est le premier à m'en remercier et à dénoncer ce qui se passe dans les arénas du pays. Comme vous voyez, on a pas eu à lire les chroniques du Devoir pour s'en rendre compte ...tout seul !

    On conviendra que la philosophie qui persiste en 2008 dans les ligues mineures et majeures de hockey québécoises (et canadiennes) découle de cette vieille école de pensée ou pour gagner, tout est permis. Aucun respect pour le talent, la tactique la plus facile étant, bien sûr, de planter les meilleurs joueurs de l'adversaire ...pour le bien de l'équipe ou encore, pour sa gloire personnelle de 'guerrier'. Après cela, on se demande comment il se fait que certains de nos jeunes sont prêts à commettre les pires saloperies pour 'réussir' dans la vie, en dehors des arénas. Avec les années, on a transformé ce beau sport en une aventure digne des arènes romaines de la période décadente de cet empire. Ce qui n'est certainement pas le cas pour le basketball ou le waterpolo, pour utiliser vos exemples, où les batailles de chats de ruelle ne sont pas érigées en système !

    Désolé, monsieur Francis, mais je crois qu'il est temps que la Société québécoise se ressaisisse et fixe des balises précises aux dirigeants de ce sport qui ne semblent pas avoir la maturité nécessaire pour encadrer le hockey amateur et semi-professionnel de manière civilisée.


    Aussi élitiste ou impéritie de la part de monsieur Sansfaçon que cela puisse paraître à vos yeux, je crois, basé sur mon expérience personnelle et celle de mon fils ex-hockeyeur, que l'éditorialiste a visé dans le mille.

    Assez, c'est assez !!!

    Jean Desjardins

    P.S. Avez-vous remarqué comment le jeune gardien des Saguenéens, à sa partie d'hier, a été déstabilisé par l'assaut gratuit du fils Roy ? C'était ça l'idée. Ça valait bien les excuses alambiquées de la part du père et du fils, devant les caméras...

    CQFD, non ?
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    27 mars 2008 14 h 15
    Le Zoo Patrickville à la place du Zoo D'Orsainville.
    Alors que la fiche (hockey) de Jonathan Roy démontre très clairement qu'il ne rencontre aucun des standards minimalement requis pour évoluer dans la LHLMQ, le gardien de relève qui, «forcément» ne peut qu'évoluer que dans l'équipe du paternel, fut utilisé pour intimider, avec les masses de sa stupidité musclée, le cerbère de l'équipe adverse. Très utile bouche-trou des de l'intelligence gruyère de son paternel entraîneur, il est passé des filets qu'il ne peut garder, aux buts de son utilisation, soit ceux de la provocation, de l'agression à la Marty McSorley et de ses gestes boumasses, à l'endroit des spectateurs. Son géniteur entraîneur, ce gorille de la jungle panthéiste, étant au-dessus de toute loi, se cautionnant hors la loi (Chicoutimi 2007 et Chicoutimi 2008), faisant partout la loi et imposant partout sa loi (Michèle Piuze pourrait encore en témoigner), a réussi à imposer «la loi du casseau», aux autorités de la LHJMQ. Hors la patinoire les mêmes gestes «d'instigation» et de «violente et sauvage agression» auraient donné suite immédiate à une intervention policière, à une double arrestation sur le champ et aux poursuites criminelles qui s'imposent. Force nous est donc de constater et de prendre pour acquis que, jouissant des privilèges de la nième justice, celle qui dessert les omnipotents richards, les ROY ont leurs infranchissables remparts. Ils sont galonnés de l'immunité et de l'impunité, les mêmes privilèges autocratiques dont sont galvanisés nos politiques, quand ils guerroient, dans leur Zoo National, appelé l'Assemblée Nationale.

    Tout le Québec et surtout la Ministre du Sport Michelle Courchesne et le Commissionnaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, ont bien saisi le message incontestablement univoque de cet appui de statut et de taille fort médiatisé, que le proprio des Rempart et les deux Hérode du Samedi Saint ont reçu des tout-puissants politiques libéraux, le national Jean Charest et le régional Philippe Couillard, tous deux positionnés en gardes du corps du multi millionnaire Jacques Tanguay, tous trois coincés dans la loggia du Panthéon des Roy du Pepsi, le mardi 25 mars. Forts d'un tel appui, les Remparts récoltaient les dividendes des investissements criminels ou presque criminels ou péri criminels des sacrés plénipotentiaires du hockey boum, à Québec, dont la stature et la distinction particulières en ont pris pour leur rhume.

    Dans cette affaire de GANGS D'ARÉNAS, en somme, les seules ficelles crédibles d'une Justice, la même pour tous, sont bouclées aux résultats de l'enquête qu'ont décidé de mener les policiers de Saguenay. Si cette enquête devait, comme une multitude d'autres, emprunter les méandres des catimini, aboutir aux portes de l'Omerta et être balayés sous les carpettes de ses loggias panthéistes, Québec aura donc troqué son «Zoo d'écurie animale» d'Orsainville pour ce «Zoo d'incurie inhumaine» de Patrickville.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec
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