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Violence au hockey mineur: la ministre Courchesne veut sévir

Alexandre Shields   25 mars 2008  Hockey
La Ligue de hockey junior majeur du Québec devra prendre des mesures énergiques pour éviter la répétition d'incidents violents comme ceux survenus samedi lors du match entre les Remparts de Québec et les Saguenéens de Chicoutimi, a martelé hier la ministre de l'Éducation, des Loisirs et du Sport, Michelle Courchesne. Elle-même entend discuter avec ses homologues des autres provinces des moyens d'imposer la tolérance zéro à l'endroit des bagarres dans les circuits juniors canadiens.

«On ne doit tout simplement plus revivre ce genre de situation au Québec», a-t-elle affirmé, jugeant les échauffourées survenues sur la patinoire «complètement inacceptables». Mme Courchesne croit d'ailleurs que les sanctions disciplinaires qui seront annoncées aujourd'hui par la Ligue devront être sévères, afin d'envoyer un message «très très clair». «Ce n'est pas la première fois qu'il y a des bagarres au hockey, a-t-elle admis. Mais cette fois-ci, ça atteint des limites qui, comme parents [sic], sont inacceptables et intolérables, et je pense qu'il faut qu'on s'assure que les sanctions vont être complètement dissuasives pour le futur.»

S'il n'en tenait qu'à elle, les bagarres seraient carrément «interdites», à l'instar de ce qui existe dans les ligues universitaires. Le hic, c'est que la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) fait partie de la Ligue canadienne de hockey, qui regroupe également les équipes de la Ligue de l'Ontario et de la Ligue de l'Ouest. Michelle Courchesne entend donc communiquer cette semaine avec ses homologues des autres provinces «pour les sensibiliser à l'importance de gérer beaucoup plus correctement la question des bagarres au hockey». Selon elle, si Québec veut «combattre les batailles, il faut que tout le monde puisse suivre».

«Je peux agir et, oui, je compte bien le faire», a toutefois insisté celle dont le fils a lui-même évolué dans cette ligue. Par exemple, la ministre a dit souhaiter un renforcement des règles de discipline dans la LHJMQ. «On doit être plus sévère dans les règlements et avoir des suspensions beaucoup plus fortes qu'elles ne le sont actuellement, bien qu'il y ait eu sévérité au cours des années, a-t-elle jugé. Je crois que le message ne se rend pas suffisamment.» Québec a déjà forcé la main de la ligue en rendant le port de la demi-visière obligatoire pour tous les joueurs.

Le porte-parole adéquiste en matière de loisir et de sport, Sylvain Légaré, a pour sa part réclamé la tenue d'une commission parlementaire pour débattre des questions de violence, mais aussi de drogue et de sécurité dans le sport. Bref, a-t-il expliqué au Devoir, il faudrait aborder «tout ce qui tourne autour de l'éthique», afin de voir ce qui pourrait être fait en termes de législation.

Toute une raclée

Samedi, à Chicoutimi, une mêlée générale a éclaté entre les deux équipes en fin de deuxième période, impliquant les 10 joueurs alors sur la glace. Au milieu des échauffourées, le gardien des Remparts, Jonathan Roy, le fils de l'ancien gardien-vedette des Canadiens, Patrick Roy, a invité son vis-à-vis Bobby Nadeau à venir se battre avec lui. Ce dernier n'a pas bronché.

Retenu un moment par les officiels, le jeune Roy a par la suite pu traverser la patinoire pour aller sauvagement agresser le gardien des Saguenéens, tranquillement appuyé sur la barre transversale de son but. Celui-ci a encaissé une série de coups de poings, même une fois au sol. Après coup, Jonathan Roy a levé les bras au ciel et a fait des gestes disgracieux à la foule du Centre Georges-Vézina, avant d'être rejoint par Sébastien Rioux des Saguenéens et d'amorcer le combat avec ce dernier.

Roy a écopé de deux pénalités majeures pour s'être battu, une mineure et deux inconduites de match. Il ne pourra pas participer au prochain match de la série, prévu ce soir, et pourrait bien se voir imposer d'autres sanctions aujourd'hui même par la LHJMQ. Hier, la direction s'affairait à visionner les bandes vidéo des événements, mais aussi à rencontrer témoins et joueurs. Le comportement de l'entraîneur des Remparts, Patrick Roy, sera également pris en compte. Selon les images diffusées en boucle aux bulletins de nouvelles, il aurait incité son fils à aller se battre avec le gardien de but adverse.

Le fils du célèbre numéro 33 a par ailleurs présenté de brèves excuses au cours d'un point de presse donné à Québec hier. «Au cours de cette mêlée, j'ai agi d'une façon inacceptable pour un athlète», a dit Jonathan Roy. «J'ai fait des doigts d'honneur à la foule et, après le match, j'ai tenu des propos inacceptables devant les caméras, a-t-il ajouté. J'ai agi sous l'effet de l'adrénaline et de la frustration. Mais comme tout athlète qui veut jouer et gagner, je n'avais pas le droit d'agir ainsi. [...] Vous ne me verrez plus faire ce genre de comportement de ma part [sic].»

Il n'a toutefois présenté aucune excuse à l'endroit du gardien Bobby Nadeau des Saguenéens. L'entraîneur-vedette des Remparts, Patrick Roy, n'a pas commenté, se contentant d'assister à la déclaration de son fils à la presse, en marge d'une séance d'entraînement de l'équipe. Le président et copropriétaire des Remparts, Jacques Tanguay, a qualifié d'inadmissible le geste du jeune joueur à l'endroit des spectateurs de Chicoutimi. Il a affirmé que Patrick Roy n'était pas fier non plus de ce qui s'était produit, puis il a ajouté que le jeune Jonathan s'était excusé devant la presse de sa propre initiative.

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a condamné les gestes survenus samedi, soulignant que le comité de discipline du circuit examinera tous les détails de l'incident avant de rendre une décision. «Ce n'est pas des gestes que nous voulons voir dans la Ligue, a souligné Courteau. C'est à nous de prendre les décisions appropriées pour que ce genre de situations ne se répètent pas.»

Avec la Presse canadienne






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Vos réactions

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  • Michel Lebel
    Inscrit
    lundi 24 mars 2008 23h35
    Une intervention ministérielle requise
    « Quelle disgrâce, quel cirque, quelle magnifique publicité pour le Québec! Nous allons passer de par le monde pour un bande de zoufs, de crétins, sans éducation. Bravo aux deux Roy, père et fils. Pour calmer ces deux excités du bocal, rien de mieux qu'une accusation de voie de fait et de longues suspensions du jeu. Mais ça ne se fera vraisemblablement pas. À la minstre Courchesne d'alors intervenir! »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    lundi 24 mars 2008 23h46
    Frapper moins les joueurs, davantage la rondelle
    « Est-ce que la question se poserait donc - de savoir s'il faut sévir, sanctionner plus sérieusement, plus systématiquement et plus radicalement, réglementer de manière plus rigoureuse et civilisée ? C'est bien sûr qu'il faut mettre de l'ordre et du civisme en tout ça. Du savoir-vivre et autre chose que du spectaculaire, assaisonné de violence, sous forme d'assauts, de bagarres ou autre semblables, qui n'ont pas lieu d'être (tolérés et encore moins encouragés) au hockey. Il y a le sport boxe pour qui veut boxer. Et il y a l'Afghanistan pour qui veut être confronté à des sensations plus fortes encore. Mais le hockey, lui, n'a nullement besoin, pour être intéressant, pour être beau et bon, de coups de salaud, pas plus que de violence de quelque autre nature que ce soit. »

  • Michel Handfield Societas Criticus
    Abonné
    lundi 24 mars 2008 23h48
    Le hockey junior, c'est simple à régler!
    « 24 mars 2008

    On fait comme pour les motards: on ferme le chapitre et on retire le permis de la ligue de hockey junior majeur du Québec pour tout le reste de la saison et de la saison prochaine. Ceci devrait leur laisser le temps de revoir toute leur organisation et leurs règlements. De faire un grand ménage pour parler clairement!

    L'an prochain les jeunes iront à l'école, liront et iront voir du théâtre plutôt que de jouer au hockey. Ça leur donnera de la culture, ce qui ne serait pas un luxe.

    Si le junior n'est pas capable de se discipliner durant cette période, on laissera cette ligue fermé le temps qu'il le faudra. Restera toujours le hockey collégial et universitaire, ce qui serait peut être mieux finalement, car je ne suis pas contre le sport, mais contre les imbécillités que l'on a vu récemment dans la ligue de hockey junior majeur du Québec. Si cette ligue n'est pas capable de se discipliner, fermons là, car ce qu'on y voit n'est pas que disgracieux, mais à la limite de l'agression et du geste criminel.

    Puis, tant qu'à avoir une ligue de hockey, aussi bien avoir une ligue qui instruit les jeunes en même temps, comme le hockey collégial et universitaire.

    Michel Handfield
    éditeur de Societas Criticus
    www.societascriticus.com »

  • Cezar Serbanescu
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 01h01
    Incroyable exemple de laisser-aller
    « L'image que cet évènement projette est que le hockey est beaucoup plus proche de la boxe et du football (américain) que du véritable hockey d'origine. Si Jonathan Roy n'est pas suspendu à vie pour ce genre d'acte (criminel et prémédité selon moi), c'est une preuve flagrante de mollesse et de manque de rigueur dans l'application de la justice dans le milieu sportif. Un sport à prendre en exemple selon moi dans ce domaine est le soccer, où il y a un véritable effort pour respecter l'intégrité physique des joueurs. Imaginez les conséquences si un joueur de soccer d'une ligue de niveau équivalent à la LHJMQ touchait à un arbitre... Pourquoi ce n'est pas la même chose au hockey? »

  • Parisien Jaque
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 05h44
    Pitoyable!
    « Un seul mot me vient à l'esprit suite à cette altercation : pitoyable! Disgracieux au possible, le jeune Roy sert un bel exemple à tous les autres jeunes pratiquant le hockey ou déambulant dans une cour d'école. Encore une fois le recours à la violence comme moyen de régler des comptes et de se faire valoir nuit aux efforts de tous les pédagogues enseignant justement le contraire. Toutes les excuses du monde ne justifieraient pas un tel geste. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 07h06
    Plus de hockey le vendredi saint pour les équipes de Québec
    « Nos joueurs se font crucifier dans les médias...

    17 pages dans La Presse d'à matin!!! C'est la plus grosse couverture du siècle pour un seul événement depuis le 11 septembre.

    17 pages docteur pour une petite bataille entre deux goaleurs! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 07h22
    Honte aux ROY de la boumasse.
    « (Commentaire adressé à Madame Michelle Courchesne, Ministre de l'Éducation, du Loisir, du Sport, le 24 mars 2008)

    Au regard de l'inconduite inqualifiable du gardien de but, Jonathan Roy, lors de l'orgie dite sportive, entre les Remparts du King Patrick Roy et les Saguenéens, à Chicoutimi, une mise en demeure de l'autorité ultime est tout à fait justifiée. Sous la folle pression incitative du millionnaire co-propriétaire et directeur gérant de ce hockey de boums frustrés, Jonathan Roy, qui ne retient surtout pas du voisin, a traversé la patinoire, a violemment arraché le casque protecteur de sa victime et s'est comporté comme un véritable boum, un agresseur fou et consciemment dangereux, un pitbull en rage ou, si vous préférez, un membre de «gang de rue».

    Avec la venue de Patrick Roy à Québec, le Colisée Pepsi s'est transformé en panthéon du hockey boum, promu par un petit potentat de millionnaires. Que le millionnaire Jacques Tanguay s'associe à la promotion de ce genre de sordides dégueulasseries, tient de l'absurde, de l'illogisme et de tous les contraires du bon sens et des autres implications auxquelles il se voue.

    Par ailleurs, les journalistes ont raison de croire que le commissaire Gilles Courteau, devant les caméras, va sortir la férule verbeuse du préfet de discipline et que, derrière la scène, la rigolade, les tapes dans le dos et les génuflexions devant les icônes de sa vénération, feront partie du rituel déjà connu.

    Auto couronné du bandeau qui caractérise le banditisme boumasse antisportif, le junior roi du hockey boum junior majeur, prépare son entrée au palais-bécosse du palet sur lequel trône son paternel. Une mise en demeure est justifiée, alors qu'une mise en tutelle des Remparts de Québec est un minimum requis, dans les circonstances.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 07h31
    Pays de sauvage?
    « J'ai pris connaissance de l'« incident » de samedi soir.
    La conduite de Jonathan Roy est carrément inacceptable. On ne s'attaque pas aussi sauvagement et gratuitement à un autre sportif. Et Courteau qui doit réfléchir à une sanction. Pour moi, elle est toute trouvée : bannissement total et à vie de toute ligue de hockey!
    Le problème, c'est que les bagarres sont autorisées dans les match de hockey. C'est le seul sport au monde où les adversaires sont autorisés à régler leurs comptes à coups de poing dans le gueule. Et je me demande même si une telle conduite n'est pas encouragée pour remplir les arénas, car le peuple en demande, paraît-il.
    Et le Canada se dit un pays civilisé? Allons donc! »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 08h14
    Belle foutaise!
    « Les deux instructions et les joueurs impliqués accusés au criminel, ce n'est pas plus compliqué que ça. Avec obligation de se présenter en personne, en cours, à toutes les procédures. Lorsqu'ils seront accusés pour 3 ou 4 barrages, et que les procédures dureront 3 ans, ils vont s'écoeurer!

    Des excuses d'un ado retardé, qu'il n'a sûrement pas écrites, et qu'il a lues comme un analphabète fonctionnel.

    Du pain et des jeux! »

  • Maurice Cabana-Proulx
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 08h22
    Talk is cheap
    « «Je peux agir et, oui, je compte bien le faire». Ça veut dire quoi ça? »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 08h34
    On a déjà connu les deux doigts d'honneur du père
    « On a déjà connu les deux doigts d'honneur du père et rien n'a été fait pour dire que c'est inadmissible de faire ce geste envers ses principaux employeurs ...le public sportif... Il s,est pas battu parce qu'il aurait paru encore plus fou, on se bat pas tout seul...
    A mon avis ce fils de riche hockeyeur, qui veut ressembler à son père et lui a obéit quand il est aller battre a plat de couture son adversaire n'aura pas une sanction si exemplaire que cela ne se reproduira plus.
    Le père et le fils s'enragent à battre sans retenue un adversaire qui les faits mal paraitre, la rage du perdant mal éduqué les y oblige.
    Tout cela découle que dans ce sport on enseigne plus a se battre qu'a être poli, pourtant les rois sont souvent bien éduqués et savent contrôler leurs sentiments.
    Que des hordes de «joueurs» mal élevés viennent se battre au Québec n'empêche pas la province de bannir de tout match les mal élevés sans contrôles des patinoires du Québec. »

  • michèle Durocher Leblanc
    Inscrite
    mardi 25 mars 2008 08h56
    valeur québécoise
    « Bonjour ,je crois que la ministre Courchêne a beaucoup mieux à faire que de se mêler de hockey .N'y a t'il pas un problème à l'UQAM .Ne serait-il pas plus important qu'on discute de sous-financement en éducation que de perdre son temps à vouloir donner de l'importance à ces actes disgracieux et se faire ainsi du capital politique en nous laissant croire qu'on intervient dans un conflit qui de toute façon regarde la LHJMQ et non le gouvernement . Je crois que celui-ci à beaucoup mieux à faire que cela.Mais encore une fois on reconnaît le niveau de réflexion de nos élus. C'est du spectacle et les journalistes alimentent cela....... »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 09h02
    Le festival juste pour rire...
    « Que de voeux pieux constamment rabâchés! Tant et aussi longtemps que les hockeyeurs délinquants, et leurs dirigeants complices, ne seront pas systématiquement bannis du hockey, et poursuivis criminellement pour cause d'assaut délibéré, lors d'attaques barbares comme celle perpétrée par le jeune agresseur Jonathan Roy avec l'assentiment plus ou moins implicite de son "casseau vide" de père, la ministre peut continuer à se gloser de "bonnes intentions" pour garnir "ses tablettes"! Il en va de même pour tous ces dirigeants hypocrites qui, en coulisses, s'en moquent éperdument dans des arénas remplies à capacité! »

  • Jean-Pierre Aubry
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 09h11
    Veut-on faire un autre choix ?
    « La violence dans le hockey du junior majeur est un choix que la société québécoise (et canadienne) a fait et qui a été entériné par les autorités de cette ligue et par le gouvernement. Ces deux entités ont eu de nombreuses occasions de par le passé de la diminuer fortement par une meilleure réglementation et par des poursuites judiciaires.

    Les événements de la fin de semaine ne sont que le résultat de ce choix.

    Si la société, la ligue et le gouvernement veulent faire un autre choix en punissant très sévèrement les incitations à la violence et les gestes d'agression, ils peuvent le faire.

    Jean-Pierre Aubry »

  • Roland Vuillaume
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 09h23
    Un sport ou un match de boxe?
    « Est-ce que le Hockey est un sport ou un sport de combat?
    En Afghanistan, ils ont besoin de surplus d'adrénaline! Le Premier Ministre du Canada serait fier d'avoir de brillants bagarreurs, équipés pour la guerre des étoiles, des salaires, bonus et repas pantagruéliques...
    Il faut que les sports restent un sport... Alors Madame la Ministre et les décideurs des ligues... Vous savez quoi faire! LA PORTE! À VIE »

  • Roland Vuillaume
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 09h29
    Un sport le Hockey? Laissez-moi rire!
    « Est-ce que le Hockey est un sport ou un sport de combat?
    En Afghanistan, ils ont besoin de surplus d'adrénaline! Le Premier Ministre du Canada serait fier d'avoir de brillants bagarreurs, équipés pour la guerre des étoiles, des salaires, bonus et repas pantagruéliques...
    Il faut que les sports restent un sport... Alors Madame la Ministre et les décideurs des ligues... Vous savez quoi faire! LA PORTE! À VIE »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 10h06
    Le cirque...
    « Au Québec, on aime le cirque et je suis convaincu que les clowns Roy s'en tireront sans aucune égratignure, ils s'exécutent avec un filet à toute épreuve...

    Quel spectacle pitoyable que ce petit morveux de Jonathan Roy s'excuser...Quant au père, un autre attardé du même acabit (c'est ça la puissance de la génétique), je n'en reviens pas que des journalistes nous rappellent qu'il ne faut oublier qu'il fut un des plus grands hockeyeurs des temps modernes, suggérant qu'il faut lui pardonner ses petits accrocs aux règles de civisme. Il a fait quoi au juste dans sa vie ce Casseau? Il est millionnaire et supposé héros d'un peuple pour avoir passer sa vie à bloquer un bout de caoutchouc. C'est tout, son unique contribution à la société, il n'est surement pas un modèle de civisme. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, le géniteur du grand clown était l'invité de toutes tribunes médiatiques pour avoir pondu la biographie de son Casseau (Le guerrier). Oui, on aime le cirque au Québec, surtout quand les clowns sont millionnaires. »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 10h07
    Deux poids, deux mesures, aucun courage
    « Si j'agressais à coups de poings quelqu'un dans la rue, je crois bien que des accusations criminelles seraient portées contre moi. Qu'est-ce qui fait qu'un joueur de hockey puisse en faire autant sans qu'il n'y ait aucune conséquence judiciaire? Je dis que si la Couronne ne dépose aucune accusation criminelle contre Jonathan Roy, alors en toute logique chacun au Canada à droit d'assaillir à coups de poings quelqu'un d'autre.

    Je rappelle l'article 265 du Code criminel du Canada:

    Commet des voies de fait, ou se livre à une attaque ou une agression, quiconque, selon le cas :

    a) d'une manière intentionnelle, emploie la force, directement ou indirectement, contre une autre personne sans son consentement [...].

    Et l'article 266 poursuit:

    Quiconque commet des voies de fait est coupable :

    a) soit d'un acte criminel et passible d'un emprisonnement maximal de cinq ans;

    b) soit d'une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire.

    Y a-t-il deux justices? Une quand de l'argent est en jeu, et une poue les autres cas? Une pour le sport, et une pour les autres cas? Une quand l'assaillant est connu ou le fils de quelqu'un de connu, et une dans les autres cas?

    La preuve sur vidéo est claire: il y a eu agression, et l'autre gardien de but a fait ce qu'il a pu pour ne pas engager la bataille. Il est difficilement réfutable que cet autre gardien de but ne consentait pas à cette attaque. Si la Couronne décide de ne rien faire, la crédibilité de la justice en sera d'autant affaiblie, i.e. la subordination de la justice à d'autres intérêts. »

  • Raphaella Robitaille
    Inscrite
    mardi 25 mars 2008 10h07
    Non à la violence
    « Madame la Ministre,
    J'appuie grandement votre volonté ferme de sévir. Il est temps que toute la société au Québec se réveille et se rendre compte que la violence dans les sports et même à l'école a pris une trop grande ampleur.Les enfants-rois et nos petites vedettes suivent l'exemple hélas des adultes.Il ne suffit plus de leur apprendre à s'excuser, je pense qu'il faut aussi leur apprendre à assumer les conséquences de leurs actes et à poser des gestes de réparation. Ce qui est assez rare de nos jours..Je remarque que souvent en éducation, on remet à plus tard les sanctions méritées face à un geste ou une attitude innaceptable. On étudie le cas,on réprimande gentiment et on finit par tolérer des comportements et des attitudes repréhensibles, quand on ne laisse pas tomber...Les enfants et les ados ont l'argument facile pour mettre leur faute sur le dos des autres...on les écoute et les excuse trop facilement...Leur faire réaliser la gravité de leurs gestes est plus difficile que de laisser faire et quand vient le temps de sévir ce n'est pas moins facile. Nos enfants ont tous les droits mais on ne leur a pas enseigné qu'ils ont aussi des devoirs.
    Madame la Ministre je souhaite que votre intervention soit significative et que votre action se répercute sur l'ensemble de notre société.
    En tant que ministre de l'Education, je souhaite aussi que vous proposiez une réflexion et un engagement à agir face à ce problème de société.
    Raphaëlla Robitaille, enseignante retraitée »

  • Denis Simard
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 10h20
    Gouvernemental
    « Quand on ne veut pas se mêler de ce qui nous regarde
    on regarde du côté du gouvernement où on espère que l'on va prendre les décisions à notre place.
    Ça fait bien trop longtemps que cette situation existe.
    On sait tous pourquoi les responsables de la ligue réagissent mollement mais on laisse faire.
    Jusques'à quand écrivait-il autrefois, la tolérance aura-t-elle meilleure goût!
    Nous avons assisté et bien trop regardé une bouffonnerie tolérée pour une population que l'on a habitué à tolérer
    en oubliant que rigueur et tolérance doivent nécessairement faire bon méage. »

  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 12h04
    Fier gardien ou fier-à-bras?
    « Honteux!
    Oui, vraiment honteux le comportement de voyou du gardien des Remparts. Incapable de réussir dans les buts, le fiston ne peut faire mieux que de tabasser sauvagement le gardien vainqueur!

    Avec l'encouragement de l'entraineur, ( Mario avait peut-être raison)

    Richard Vaillancourt
    Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 12h38
    Sauvageries primitives.
    « Ces sauvageries signées Roy, père et fils, barbaries qui en font malheureusement rigoler et saliver plus d'un sensationnaliste voyeuriste, sont aussi timbrées LHJMQ. J'ai très bien connu l'actuel commissaire Gilles Courteau, alors que j'étais directeur pédagogique des Remparts, à l'époque où Maître Marcel Aubut était le patron et Gilles Courteau, le directeur gérant des Remparts. Je ne crois surtout pas que Gilles Courteau va oser affronter les millionnaires qui ont installé leurs quartiers généraux au Colisée de Québec. C'est tout à fait dans son style que de retarder et surtout de consulter Patrick Roy!

    La fatwa hockeyeuse boumasse a son Kremlin et ses dépendances, les petits bastions de la LHJMQ. La loi de la complaisante jactance, des restrictions verbales et des silences complices y prévaut. Le «farme ta yueule» est le premier commandement auquel doivent s'en tenir les ronds de cuir du bureau du Commissaire et de la loggia des 18 Gouverneurs, dans la LHJMQ, cette ligue malheureusement devenue une fratrie de «hockey boum» dont l'objectif terminal est de remplir les arènes de consommateurs de hot-dogs, de bières, de poutines, de bagarres et de violences sanguinaires. Les bagarreurs et crâneurs adulés doivent quitter ces arènes, sous escorte policière serrée. Ce hockey tiers-mondiste n'a pas sa place chez les civilisés. À quoi de sportif et d'intelligent doit-on s'attendre, quand un entraîneur aussi débilitant que Patrick Roy dirige une majorité de mineurs qui ont devant eux un intronisé aux niches du Panthéon du Hockey Professionnel, alors que ces petits divino et crâneurs ainsi que leurs parents rêvent aux millions que se voient octroyer les musclés les moins articulés, les moins éduqués, les moins scolarisés du Québec?

    Ne serait-il pas vivement apprécié d'entendre ce qu'en pensent Monsieur Jean Béliveau, Monsieur Ken Dryden et certains autres «Grands» qui ont contribué au maintien des acquis positifs de ce sport national. Ne serait-il pas tout aussi intéressant qu'utile, que Gilles Courteau et les 18 Gouverneurs de la LHJMQ soient expressément convoqués à une séance publique d'enquête exploratoire, comme en tient le CRTC, portant sur la violence, les orgies et sauvageries institutionnalisées, portant sur la suffisance que les pions et tartempions du palet s'autorisent ainsi que le libertinage et les goujateries qu'ils confondent avec droits et libertés? Une séance publique, présidée, en direct et devant caméras, par la Ministre québécoise du Sport, des Loisirs et de l'Éducation. De son c^té, le Ministère de la Sécurité publique ne devra-t-il pas inclure les Remparts de Québec et certaines autres équipes de la LHJMQ à l'agenda de l'affectation et de la distribution des allocations fédérales et provinciales devant contrer les agissements des gangs de rue et de tout autre chiendent qui tient à la culture de la rue.

    Ajoutant l'insulte à l'injure, ajoutant l'arrogance creuse à la violence ténébreusement guerroyeuse de la veille, le feu d'artifice du «baragouinages verbeux et sulfureux» de l'agresseur et frondeur Jonathan Roy fut un sommet du ridicule consommé. L'insolence du king et du kid de la palette n'ont dont pas de limites. Primo, dans une montée du paraître et du faire valoir qui caractérisent le paternel, le fils n'a présenté aucune «eSSScuse» à Boby Nadeau, la victime de l'hystérie sauvage de ce pistonné dont le carbure tient de la culture de la rue. Il ne fallait surtout pas s'y attendre, d'ailleurs. Secundo, quelqu'un aurait dû alphabétiser ce jeune ignare, avant qu'il ne se livre au vaudeville de son arrogance, la tenue de sa feuille, toutefois et «dieux merci», l'empêchant d'activer et d'exercer les deux majeurs musclés du doigté bassement déshonorant de sa chétive éducation et de sa déficience langagière.

    À voir évoluer l'étalage de cette truanderie, le Ministère du Sport devrait être saisi d'une pétition lui demandant de prohiber la violence et l'incitation à la violence, sous toutes ses formes, dans la pratique du hockey des ligues majeures et mineures.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 14h34
    Sur le trottoir
    « Une telle attaque serait survenue sur un quelconque trottoir que l'assaillant se serait retrouvé accusé de voie de fait et aurait risqué de fortes amendes sinon la prison. Mais dans le merveilleux monde du hockey, l'événement est presque banal. Est-ce vraiment parce que les amateurs veulent du sang ? On pourait le croire.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 14h36
    Bin à 7-1 pour eux, c'est tout ce qu'il a trouvé...à faire l'entraineur
    « Ça vient d'où tout ça?
    Je me rappelle un peu que quand les Canadiens perdaient, les journalistes et Roy pointaient les arrières qui n'avaient rien fait de bon. Quand le Canadien gagnait, bizarre, Roy prenait tout, à moins d'avoir été vraiment pourri et sauvé par ses coéquipiers. Les arrières, ils étaient où? On appelle ça un sport d'équipe?
    Je soupçonne que certains soir, ils se donnaient le mot pour le laisser tomber histoire de faire voir à tout le monde, que, aussi bon soit-il, tout seul, le Câsseau, il valait pas grand-chose.
    C'est dommage de voir un exemple pour la jeunesse tomber si bas. Mais la faute à qui? Les journalistes, les media!
    Cherchez des vieux journaux avec, un séisme, une révolution etc. et s'il y a eu, en même temps, un match de Hockey gagné par les Canadiens, c'est quoi la une? Même au mois d'octobre ou tout match de Hockey est quasi insignifiant...ça fait la une! Je sais, les gérants d'abreuvoir à bière diront que 2 points en octobre ça vaut bien 2 points en avril pi c'est bien plus facile, stratégie oblige, à prendre en octobre parce que tout le monde «se le pogne» à ce moment là. Lance et compte, ça commence à faire pas mal de tort et on a fait ça avec nos impôts en plus!
    Monsieur Noel, c'est pas 17 pages pour une bagarre entre 2 goaleurs, comme vous dites, mais un goaleur sauvage qui s'attaque à un joueur de l'autre équipe, son homologue en l'occurrence, que je soupçonne fort capable de lui pêter la fiole, mais qui n'a pas voulu se faire sortir du match. Pas si fou, ils mènent 7-1. Au moins lui il garde sa concentration sans parler à des poteaux. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 25 mars 2008 14h48
    Dehors, père et fils
    « Une seule sanction vaut pour les deux Roy, père et fils. Les foutre dehors à vie de la ligue de hockey junior. Et les poursuivre au criminel pour voie de fait et encourgement au voie de fait.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 15h38
    "Cinq matchs pour le père, sept pour le fils": ridicule
    « La sanction vient de tomber: cinq matchs pour le père, sept pour le fils. C'est ridicule. La ligue de hockey junior majeure du Québec vient de prouver qu'elle n'a aucune volonté de solutionner un problème... qui n'en est pas un pour elle, car elle considère que ce navrant spectacle la fait vivre.

    Est-ce que la ministre Courchesne va avoir plus de détermination et d'autorité, et ordonner à la Couronne de faire son travail, c'est-à-dire de porter des accusations de voies de fait? Si ce n'est pas le cas, nous aurons une autre preuve que les ministres s'écrasent facilement devant l'argent. »

  • Julien Lussier
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 19h00
    Tache indélébile
    « Patrick Roy vient de quitter les rangs des légendes du hockey, pour rejoindre la basse-cour des abrutis et des gorilles de tavernes. »

  • Claude Darche
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 21h45
    Pourquoi en parle t-on autant?
    « Sommes-nous rendus aussi barbares que du temps des gladiateurs romains?

    Laissons-les Roy devenir les fous du roi...et laissons tomber la poussière. Laissons donc Patrick Roy rester ce qu'il a toujours été, un gagnant arrogant qui ne se contrôle pas. Il a quitté Montréal de la même façon quand il a été humilié par un autre gagnant Mario Tremblay. Il a agit de la même façon...sans contrôle.

    Les batailles ont toujours été tolérés au sein du hockey. En quoi, aujourd'hui, en serions-nous offusqués ? En quoi l'intervention ministérielle viendrait modifier le visage du hockey que l'on a toujours connu? Madame Courchesne laissez le temps faire son travail et plus personne n'en parlera.

    Le problème est beaucoup plus une question d'images médiatiques. Si le coach était une autre personne que Patrick Roy, l'histoire aurait été bien différente. Oui, nous en aurions entendu parlé, mais nous n'aurions pas eu tout ce faux débat sur les bagarres au hockey.

    Cette démonstration de non respect n'est pas acceptable, mais est-ce nécessaire d'en faire une montagne? Bien sur que non. Nous acceptons qu'un récidiviste du volant se fasse "pincer" pour une xième fois pour conduite en été d'ébriété sans trop réagir. Alors pourquoi tant d'énergie pour un geste disgracieux qui n'est rien comparer à un ivrogne au volant....Peut-on remettre les valeurs à la bonne place s.v.p. »

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