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Alex Kovalev a le franc-parler de Guy Lafleur, fait valoir Carbonneau

La Presse canadienne   18 octobre 2007  Hockey
Les commentaires d'Alex Kovalev après le match de mardi contre les Panthers de la Floride n'ont pas soulevé de tempête chez le Canadien. Les propos du Russe ont quand même eu assez de résonance pour que l'entraîneur Guy Carbonneau sente le besoin d'en parler à ses joueurs.

Après le match, Kovalev a déclaré que l'entraîneur aurait dû commander un temps d'arrêt durant la pénalité à Mike Komisarek «afin que l'équipe ait les bons joueurs sur la patinoire».

«Un joueur ne peut mettre en doute une décision de l'entraîneur. Ça devient alors difficile pour tout le monde, a déclaré Carbo. Nous sommes comme une famille et ces choses-là doivent se discuter à l'interne. Le commentaire de Kovalev fait partie de ces choses-là même s'il a parlé sous le coup de la frustration. [...] Ça demeure une histoire pas très importante qui n'a eu aucun effet sur le résultat de la rencontre», a-t-il ajouté.

Carbonneau a rappelé qu'il n'a pu demander un temps d'arrêt durant la pénalité à Komisarek. «Il n'y a pas eu de sifflet, a-t-il dit. En fait, je voulais conserver ce temps d'arrêt afin de faire reposer certains joueurs pendant la pénalité. Sauf que le jeu s'est poursuivi.»

Mathieu Dandenault, Andreï Markov, Patrice Brisebois et Kyle Chipchura étaient sur la patinoire lorsque Nathan Horton a marqué le but égalisateur à 19 min 49 s de la troisième période. Komisarek était aussi sur la patinoire puisqu'il venait de quitter le banc des pénalités.

Une bonne relation

Carbonneau a répété une nouvelle fois bien s'entendre avec son joueur-vedette. «Je n'ai pas de problème avec Alex. Surtout qu'il joue bien depuis le début de la saison. Mais Alex, c'est Alex. Il est comme Guy Lafleur. Je n'ai pas aimé ce qu'il a dit. Il a émis une opinion alors qu'il aurait dû m'en parler. C'est pourquoi je vais m'entretenir avec tous les joueurs.»

***

Komisarek a accepté le blâme pour la défaite. Il a été puni pour avoir cinglé Richard Zednik qui venait de lui subtiliser la rondelle le long de la clôture. Il s'est par contre élevé contre les commentaires de Kovalev qu'il a trouvé très déplacés. «Kovi est un joueur d'élite et il a son franc-parler. Parfois il dit de bonnes choses, parfois de moins bonnes. Mais on ne retire jamais rien de bon lorsqu'on met en doute une décision de l'entraîneur.»
 
 
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