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Le Canadien - Avec ou sans Souray, l'attaque massive garde la même tactique

La Presse canadienne   5 octobre 2007  Hockey
Toronto — Doug Jarvis, grand spécialiste du jeu défensif, est encore cette année responsable de l'attaque massive du Canadien. La saison dernière, le Tricolore s'est classé au premier rang avec un taux d'efficacité de 22,8 %. Les 19 buts de Sheldon Souray y ont été bien sûr pour quelque chose.

Cette saison, Jarvis ne pourra miser sur le tir canon de Souray. Qu'à cela ne tienne, le Canadien a inscrit ses trois buts en supériorité numérique dans la victoire de 3-2 qu'il a remportée mercredi soir face aux Hurricanes de la Caroline.

«Notre approche demeure la même», a expliqué Jarvis après l'entraînement de l'équipe au Ricoh Coliseum. «Nous voulons tirer au filet le plus souvent possible. Tant mieux si la rondelle trouve le fond du but. Sinon, un attaquant peut toujours saisir un retour.»

En plus des trois buts, Jarvis fait valoir que le Canadien a obtenu 14 lancers en supériorité numérique contre seulement huit aux Hurricanes.

«Même si Souray n'est plus là, nous voulons privilégier le tir de la ligne bleue tout en créant de l'espace pour faire circuler la rondelle autour du filet.»

Mark Streit en a fait la démonstration lors du premier but. Un tir sur réception dans la lucarne juste au-dessus de l'épaule droite de Cam Ward. Même Souray aurait été fier de ce but. «On veut que Streit lance le plus souvent possible», dit Jarvis.

Aucune inquiétude

Christopher Higgins dit ne pas être préoccupé par l'attaque à cinq du Canadien. «Nous avons perdu un élément important, c'est vrai, a-t-il dit. Mais Streit peut le remplacer même si son lancer n'est pas aussi puissant. Par contre, il est meilleur passeur que Souray.»

Selon Higgins, Jarvis préconisait la même approche lorsqu'il dirigeait les Bulldogs de Hamilton. «Il veut qu'on lance au filet. S'il n'y a pas de but, il s'attend à ce qu'on se serve de notre sens du hockey.»

C'est exactement ce que Higgins a fait en prolongation. En déséquilibre sur la glace, il a repéré Saku Koivu que les Hurricanes avaient oublié devant le filet. «Ma première idée a été de lancer, a-t-il expliqué. Puis j'ai aperçu Saku qui était seul.» Sans hésiter, le capitaine a déjoué Ward d'un tir sur réception.

Comme en Suisse

De son côté, Streit est très heureux de la confiance que lui manifestent ses entraîneurs.

«Ils me disent tous de lancer. C'est ce que je faisais en Suisse. J'avais la réputation d'avoir un bon tir, dit-il timidement. Jusqu'ici, je n'avais pas eu l'occasion de le démontrer dans la Ligue nationale.»

Streit, qui lance de la gauche, note que son partenaire Andreï Markov lui facilite le travail. «C'est très simple avec lui. C'est un super passeur. Je dois être toujours prêt à tirer le palet», dit Streit qui a quand même marqué 10 buts en 2006-07 dans un rôle beaucoup plus effacé.
 
 
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