Affable et souriant - Vermette, l'ambassadeur francophone des Sénateurs
17 mai 2007
Hockey
Ottawa — Les Sénateurs d'Ottawa n'ont pas gâté leur clientèle de l'Outaouais, au fil des années, en misant sur peu de joueurs québécois. La figure de proue a été Alexandre Daigle, premier choix de la LNH en 1993, qui a passé 301 matchs dans l'organisation. Sylvain Turgeon et Patrick Lalime ont été les principaux autres depuis la renaissance de la concession, il y a 15 ans.
Depuis trois saisons, Antoine Vermette est à toutes fins utiles le seul lien francophone entre l'équipe de la capitale fédérale et les amateurs de hockey de la région de Gatineau, qui comptent pour environ le quart du marché des Sens.
Les Sénateurs auraient pu difficilement trouver de meilleur ambassadeur. Vermette, âgé de 24 ans, en plus de jouer un rôle grandissant dans leurs succès sur la glace, s'acquitte de sa tâche à l'extérieur avec professionnalisme. Affable et souriant, il est toujours un des derniers joueurs qui quittent le vestiaire, au terme des séances d'entraînement et des matchs. «Je suis le seul qui parle français. Je ne sais pas si les journalistes m'apprécient, mais ils n'ont pas le choix de faire affaire avec moi», lance-t-il.
«Je suis à l'aise avec ça, continue celui qui signe une chronique sur le site Internet de RDS. Je ne me dis pas que j'aimerais avoir des coéquipiers du Québec parce que je suis entouré d'une bonne bande de gars.»
Les Sénateurs mettent l'accent avec les joueurs sur l'importance d'établir de saines relations avec les médias. Vermette souligne qu'à son arrivée à Ottawa, c'est le président Roy Mlakar lui-même qui refilait quelques rudiments aux nouveaux arrivants. «Ça fait partie du métier et je suis allé à la bonne école ici. Tout le monde, notre capitaine Daniel Alfredsson en tête, est appelé à faire sa part.»
Le patineur natif de Saint-Agapit, près de Québec, se fait également un devoir d'aller à la rencontre des amateurs québécois dans le cadre d'activités promotionnelles, comme des visites dans les hôpitaux ou les écoles.
«On ne me demande pas nécessairement de les courtiser, quoiqu'on m'en a parlé un peu. J'aime rencontrer les gens, ce n'est absolument pas une corvée pour moi. Je prends plaisir à le faire. On ne me sollicite pas tant que ça, ajoute-t-il, même si les Sénateurs s'impliquent beaucoup dans la communauté, notamment auprès des enfants malades à l'hôpital de Gatineau.» Vermette, qui est oncle depuis quelques semaines, reçoit souvent comme commentaires qu'on souhaiterait une meilleure représentativité francophone au sein de l'équipe. «Plusieurs amateurs déplorent que je sois le seul Québécois, révèle-t-il. Ils me font la remarque poliment, tout en m'accordant leur soutien, mais je comprends leur déception. J'estime par contre que si on a du succès, tout le monde va être content.»
Vermette, qui était lui-même un «fan» du Canadien dans son enfance, constate que le CH compte une légion de partisans en Outaouais.
«Les Sénateurs ne sont pas dans la ligue depuis longtemps, note-t-il. Ça prend du temps avant de changer les mentalités. L'organisation met l'accent sur les jeunes. Je vois de plus en plus d'enfants de partisans du Canadien porter des chandails des Sénateurs.»
Depuis trois saisons, Antoine Vermette est à toutes fins utiles le seul lien francophone entre l'équipe de la capitale fédérale et les amateurs de hockey de la région de Gatineau, qui comptent pour environ le quart du marché des Sens.
Les Sénateurs auraient pu difficilement trouver de meilleur ambassadeur. Vermette, âgé de 24 ans, en plus de jouer un rôle grandissant dans leurs succès sur la glace, s'acquitte de sa tâche à l'extérieur avec professionnalisme. Affable et souriant, il est toujours un des derniers joueurs qui quittent le vestiaire, au terme des séances d'entraînement et des matchs. «Je suis le seul qui parle français. Je ne sais pas si les journalistes m'apprécient, mais ils n'ont pas le choix de faire affaire avec moi», lance-t-il.
«Je suis à l'aise avec ça, continue celui qui signe une chronique sur le site Internet de RDS. Je ne me dis pas que j'aimerais avoir des coéquipiers du Québec parce que je suis entouré d'une bonne bande de gars.»
Les Sénateurs mettent l'accent avec les joueurs sur l'importance d'établir de saines relations avec les médias. Vermette souligne qu'à son arrivée à Ottawa, c'est le président Roy Mlakar lui-même qui refilait quelques rudiments aux nouveaux arrivants. «Ça fait partie du métier et je suis allé à la bonne école ici. Tout le monde, notre capitaine Daniel Alfredsson en tête, est appelé à faire sa part.»
Le patineur natif de Saint-Agapit, près de Québec, se fait également un devoir d'aller à la rencontre des amateurs québécois dans le cadre d'activités promotionnelles, comme des visites dans les hôpitaux ou les écoles.
«On ne me demande pas nécessairement de les courtiser, quoiqu'on m'en a parlé un peu. J'aime rencontrer les gens, ce n'est absolument pas une corvée pour moi. Je prends plaisir à le faire. On ne me sollicite pas tant que ça, ajoute-t-il, même si les Sénateurs s'impliquent beaucoup dans la communauté, notamment auprès des enfants malades à l'hôpital de Gatineau.» Vermette, qui est oncle depuis quelques semaines, reçoit souvent comme commentaires qu'on souhaiterait une meilleure représentativité francophone au sein de l'équipe. «Plusieurs amateurs déplorent que je sois le seul Québécois, révèle-t-il. Ils me font la remarque poliment, tout en m'accordant leur soutien, mais je comprends leur déception. J'estime par contre que si on a du succès, tout le monde va être content.»
Vermette, qui était lui-même un «fan» du Canadien dans son enfance, constate que le CH compte une légion de partisans en Outaouais.
«Les Sénateurs ne sont pas dans la ligue depuis longtemps, note-t-il. Ça prend du temps avant de changer les mentalités. L'organisation met l'accent sur les jeunes. Je vois de plus en plus d'enfants de partisans du Canadien porter des chandails des Sénateurs.»
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