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Les Sabres sont déjà habités par un sentiment d'urgence contre les Sénateurs

10 mai 2007  Hockey
Daniel Brière et Ryan Miller, des Sabres, ont répondu aux questions des journalistes, hier à Buffalo, à la veille de leur premier match contre les Sénateurs.
Photo : Agence Reuters
Daniel Brière et Ryan Miller, des Sabres, ont répondu aux questions des journalistes, hier à Buffalo, à la veille de leur premier match contre les Sénateurs.
Buffalo — La série Buffalo-Ottawa pourrait bien s'étirer jusqu'à la limite des sept matchs. Les Sabres et les Sénateurs ont été construits à partir du même moule. Les deux équipes misent sur quatre trios rapides et talentueux, un corps défensif étanche et un gardien alerte.

«Il n'y a pas de favoris dans cette série, fait valoir Daniel Brière. Les Sénateurs jouent bien, c'est une équipe complète. On va devoir jouer notre meilleur hockey sinon on va se retrouver rapidement en vacances», a-t-il ajouté à la veille de disputer le premier match de la finale de l'Association Est, ce soir, au HSBC Arena.

Le patineur natif de Gatineau se dit encouragé par les deux dernières victoires remportées contre les Rangers de New York. Il croit que les Sabres sont animés par un sentiment d'urgence qui était absent dans les deux premières séries. Buffalo ne risque pas de commettre la même erreur contre les Sénateurs, sans doute la meilleure formation dans l'Est depuis Noël.

«On entendait dire qu'on allait disposer des Islanders en quatre matchs. On les respectait mais il n'y avait aucune animosité entre les deux équipes», raconte Brière.

«C'était un peu la même chose contre les Rangers. On était largement favoris pour l'emporter. On y a cru nous-mêmes après avoir gagné les deux premiers matchs chez nous. Mais après les deux défaites subies à New York, on a été obligés de réagir. Ce fut pour nous tout un réveil. Soudainement, on a été habités par un sentiment d'urgence.

«On a ensuite remporté le cinquième match en prolongation. Ce fut notre meilleure partie des séries même si Chris [Drury] nous a sauvés en fin de match. Sans Henrik Lundqvist, on aurait gagné par un écart de cinq ou six buts. On a aussi gagné le sixième à New York. Il n'était pas question de disputer un septième match. On avait trop peur. On ne sait jamais ce qui peut se produire. Le gardien en face peut faire des miracles, la chance peut favoriser l'autre club.»

Les Sabres se retrouvent en finale de l'Est pour une deuxième année de suite. Selon Brière, l'équipe est mieux préparée qu'elle ne l'était l'an dernier contre les Hurricanes de la Caroline.

«C'était une première pour bien des joueurs à l'exception de Chris [Drury] et Jay McKee, rappelle-t-il. L'expérience acquise l'an dernier va profiter à tous. On entreprend aussi la série en santé. Ce n'était pas le cas l'an dernier. On a été durement éprouvés par les blessures, surtout à la ligne bleue.

«Les deux derniers matchs contre les Rangers, je le répète, nous ont remis dans le droit chemin. Je trouve que nous sommes en bonne position. J'ai vraiment hâte que la série commence.»
 
 
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