Et puis euh - Gump
Lorsqu'ils parlent de l'histoire du hockey à la télé, ils montrent souvent cet extrait de film. Forum de Montréal, 1er mai 1965. Dans les secondes précédentes, le Canadien de Montréal vient de remporter sa treizième coupe Stanley au 7e match de la finale contre les Black Hawks de Chicago. On aperçoit Gump Worsley et Jean-Claude Tremblay qui se sautent dans les bras avant d'être pris d'assaut par la meute de leurs coéquipiers. Worsley porte le numéro 30. C'était la douce époque, mesdames messieurs, où les gardiens de but portaient de vrais numéros de gardiens de but, soit le 1 et le 30. À l'occasion, quand un numéro était déjà retiré ou quand il y avait un troisième gardien, il pouvait porter le 29 ou le 31, ce qui était aussi, quoique à la limite, un vrai numéro de gardien. Le 35, inauguré par Tony Esposito, est aussi considéré comme légitime, uniquement parce qu'il s'agissait de Tony Esposito. Mais je tiens ici même à vous informer de ce que tous les autres numéros, à l'exception du 20 de Vladislav Tretiak qui avait le droit puisqu'il venait d'un autre pays, ne constituent pas d'authentiques numéros de gardien. Entre 30 et 35, on pourrait en débattre, mais à part ça, non. Le 60 de Théo, le 39 de Christo et de Hasek, le 41 de Thibault, désolé, ça ne fait pas sérieux. Un joueur d'avant qui porte le 30 non plus, d'ailleurs.
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