Hockey - Alexander Ovechkin ne fait pas encore courir les foules à Washington
28 décembre 2006
Hockey
Washington — Une affiche géante d'Alexander Ovechkin, vu de dos, décore quelques édifices de Washington. Sur l'affiche, on peut lire la question «Do you know 8?» («Connaissez-vous le numéro 8?»).
«Est-il Américain ou Français?», demande le chauffeur de taxi, grand admirateur de Jacques Chirac. «Non, il est Russe.» «Est-il mort?», demande-t-il encore. «Il n'a que 21 ans et il est bien vivant.» «Je ne le connais pas. Je suis plus amateur de soccer», avoue notre homme qui est originaire de Sierra Leone.
Cette brève conversation dans un taxi illustre bien l'anonymat dans lequel sont plongés les Capitals malgré la présence d'Ovechkin, l'une des grandes vedettes de la Ligue nationale. Avant d'affronter le Canadien hier, Ovechkin avait marqué 25 buts, un sommet dans la LNH.
Les Caps sont loin de faire salle comble. Ils attirent moins de 13 000 spectateurs en moyenne par match, même si l'équipe se retrouve au plus fort de la lutte pour une place en séries.
«L'amphithéâtre est vide», lance un journaliste. «À moitié vide», corrige Ovechkin qui fait courir les foules au Canada ainsi que dans quelques villes américaines. «Les foules seront meilleures si on gagne et si on participe aux séries», ajoute-t-il.
Un joyau
L'entraîneur Glen Hanlon donne l'impression de marcher sur des oeufs lorsqu'il commente la situation de l'affluence aux matchs des Caps. Mais sa passion pour son sport est si forte qu'il ne peut s'empêcher de livrer le fond de sa pensée. «J'aimerais que les gens réalisent qu'ils ont un joyau sous les yeux. Ovechkin est un joueur extraordinaire», dit-il.
Avant l'entraînement du matin, Ovechkin a pu converser avec son grand ami Andreï Markov. Selon Ovechkin, Markov est un des deux défenseurs les plus difficiles à déjouer à un contre un, l'autre étant Zdeno Chara, des Bruins de Boston. «J'ai beaucoup de difficultés à le contourner. Il sait tous mes trucs, il me connaît comme un livre», dit l'attaquant des Caps.
Ovechkin et Markov s'entraînent ensemble durant l'été. Non pas à Moscou mais à Toronto. Les deux Russes ont également eu l'occasion de jouer ensemble aux Jeux olympiques de 2006 à Turin.
Vous avez peut-être remarqué qu'Ovechkin ne porte plus de visière teintée. «C'est à cause de Martin Brodeur, explique-t-il. Brodeur s'est plaint qu'il ne pouvait pas voir mes yeux. Pourtant, c'est la rondelle qu'il devrait regarder. J'aimais cette visière. Elle correspond à ma personnalité. C'est mon style. Je veux être différent. Ce que j'aurais aimé, c'est porter une visière complètement noire.»
Un joyau qu'on vous dit.
«Est-il Américain ou Français?», demande le chauffeur de taxi, grand admirateur de Jacques Chirac. «Non, il est Russe.» «Est-il mort?», demande-t-il encore. «Il n'a que 21 ans et il est bien vivant.» «Je ne le connais pas. Je suis plus amateur de soccer», avoue notre homme qui est originaire de Sierra Leone.
Cette brève conversation dans un taxi illustre bien l'anonymat dans lequel sont plongés les Capitals malgré la présence d'Ovechkin, l'une des grandes vedettes de la Ligue nationale. Avant d'affronter le Canadien hier, Ovechkin avait marqué 25 buts, un sommet dans la LNH.
Les Caps sont loin de faire salle comble. Ils attirent moins de 13 000 spectateurs en moyenne par match, même si l'équipe se retrouve au plus fort de la lutte pour une place en séries.
«L'amphithéâtre est vide», lance un journaliste. «À moitié vide», corrige Ovechkin qui fait courir les foules au Canada ainsi que dans quelques villes américaines. «Les foules seront meilleures si on gagne et si on participe aux séries», ajoute-t-il.
Un joyau
L'entraîneur Glen Hanlon donne l'impression de marcher sur des oeufs lorsqu'il commente la situation de l'affluence aux matchs des Caps. Mais sa passion pour son sport est si forte qu'il ne peut s'empêcher de livrer le fond de sa pensée. «J'aimerais que les gens réalisent qu'ils ont un joyau sous les yeux. Ovechkin est un joueur extraordinaire», dit-il.
Avant l'entraînement du matin, Ovechkin a pu converser avec son grand ami Andreï Markov. Selon Ovechkin, Markov est un des deux défenseurs les plus difficiles à déjouer à un contre un, l'autre étant Zdeno Chara, des Bruins de Boston. «J'ai beaucoup de difficultés à le contourner. Il sait tous mes trucs, il me connaît comme un livre», dit l'attaquant des Caps.
Ovechkin et Markov s'entraînent ensemble durant l'été. Non pas à Moscou mais à Toronto. Les deux Russes ont également eu l'occasion de jouer ensemble aux Jeux olympiques de 2006 à Turin.
Vous avez peut-être remarqué qu'Ovechkin ne porte plus de visière teintée. «C'est à cause de Martin Brodeur, explique-t-il. Brodeur s'est plaint qu'il ne pouvait pas voir mes yeux. Pourtant, c'est la rondelle qu'il devrait regarder. J'aimais cette visière. Elle correspond à ma personnalité. C'est mon style. Je veux être différent. Ce que j'aurais aimé, c'est porter une visière complètement noire.»
Un joyau qu'on vous dit.
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