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Le Canadien a apprivoisé le Centre Molson

16 mai 2002  Hockey
André Savard demeure très satisfait de la dernière saison en dépit des deux dernières défaites subies face aux Hurricanes de la Caroline. Le directeur général s'est surtout réjoui des succès de l'équipe au Centre Molson et de la participation du Tricolore aux séries éliminatoires.

«Nous avons obtenu 13 points de plus que l'an dernier au Centre Molson, a rappelé le directeur général. C'est bon pour les partisans qui paient cher pour voir du hockey. Dans l'ensemble, les matchs ont été serrés, intéressants et excitants. C'était important pour notre clientèle. Il y a une fierté dans ça.»





Un spectacle


Selon Savard, les gens ont retrouvé le goût de venir au Centre Molson, ce qui n'était pas le cas ces dernières années.


«C'était vraiment plaisant cette année, a-t-il insisté. Lorsqu'un détenteur d'une loge corporative invitait un client, il avait quelque chose à offrir. L'équipe a été compétitive et les gens ont embarqué. Pour moi, c'était important que l'équipe offre un spectacle.»


Savard est d'avis que le Canadien a désormais apprivoisé le Centre Molson.


«On perdait trop souvent à la maison, a-t-il noté. C'est important de donner un bon show à notre clientèle. Maintenant, on veut que cet avantage de la glace veuille dire quelque chose. Il le faut.»





Une bonne saison


Savard refuse de voir dans la défaite de lundi une mauvaise fin de saison.


«Nous n'avons pas eu une mauvaise fin de saison, seulement un mauvais match, a-t-il corrigé. L'autre jour, je consultais le classement et je me suis rendu compte que cinq clubs — Montréal, Long Island, Vancouver, Chicago, Phoenix — n'avaient pas participé aux séries l'an dernier. Et parmi les cinq, seul le Canadien a gagné une série. On peut donc parler d'une bonne saison.»





Le plan de match à l'eau


Au sujet de la dégelée de 8-2, Savard a eu cette explication. «Ils ont marqué deux buts en partant. À 2-0, je savais qu'on était dans le trouble. Notre plan de match a changé et on a dû abandonner notre système. Il le fallait pour revenir dans le match. Nos défenseurs ont appuyé l'attaque. Stéphane Quintal a même compté. Sauf que les Hurricanes ont marqué plus de buts que nous.»


Savard ne souscrit pas à la théorie de Michel Therrien selon laquelle l'équipe n'avait plus de carburant dans le réservoir.


«L'équipe n'était pas vidée, a-t-il dit. On aurait très bien pu jouer le septième match si on avait gagné le sixième. Sauf que le momentum avait changé de camp. Ils ont su profiter des occasions. Pas nous.»
 
 
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