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Hockey - L'Avalanche est accueillie dans l'indifférence

28 septembre 2002  Hockey
Québec - Il y avait à peine une dizaine de curieux pour accueillir les joueurs de l'Avalanche à l'aéroport de Québec en fin d'après-midi hier et, à vrai dire, ils ne méritaient pas mieux.

Les joueurs et entraîneurs ont quitté l'aéroport au plus vite, visiblement pressés d'en finir, après avoir servi quelques clichés de la pire espèce aux membres des médias, plus nombreux que les curieux.

Certains ont même manqué le rendez-vous puisque l'avion en provenance du Colorado a atterri près d'une heure avant l'heure prévue, soit un peu après 17h. C'est pourtant en prétextant une arrivée «tardive», qui devait se faire à 18h, que l'Avalanche avait refusé d'organiser un point de presse.

Nicole Bouchard, l'ancienne responsable des communications des Nordiques, chargée de la promotion du match d'aujourd'hui contre le Canadien, ne cachait pas sa déception.

«Ils ne semblent pas réaliser quelle ampleur ce match a prise ici», a-t-elle commenté, confirmant que tous les billets disponibles avaient été vendus en moins de deux heures en décembre dernier.

«Ça va être le fun de jouer dans ma ville natale», a dit Patrick Roy. «It's gonna be fun», ont ronronné les anglophones Joe Sakic, Adam Foote et Peter Forsberg, les seuls joueurs de l'Avalanche qui ont porté les couleurs des Nordiques.

C'est à peu près tout ce qu'on a pu obtenir d'eux, même en insistant auprès d'un Roy par exemple, qui va certainement vivre une situation assez spéciale en endossant les couleurs de l'adversaire du Canadien sur la patinoire du Colisée Pepsi.

«Moi, je m'en viens ici pour avoir du plaisir», s'est-il contenté de dire en reluquant la porte de sortie.

Ah oui, il a eu le temps de répondre qu'il allait garder le filet pendant tout le match, ajoutant en souriant: «Ben, je devrais... »

Avant lui, l'entraîneur Bob Hartley et le directeur du personnel Michel Goulet, une ancienne gloire des Nordiques, étaient passés rapidement, visiblement peu désireux de parler. Le directeur général Pierre Lacroix n'était pas à bord de l'avion.

Sakic a joué à Québec pendant sept ans, et Foote, pendant quatre ans, mais il n'y a pas eu moyen d'obtenir le moindre écho de leur part. Ils n'avaient aucun projet spécial, comme de revoir d'anciennes connaissances ou de retrouver des endroits connus.

«Ça va être le service à la chambre, comme d'habitude», a déclaré Sakic avant de se faire entraîner vers la sortie par un relationniste américain qui n'avait rien à foutre des gens d'ici. Le capitaine a aussi eu le temps de «se réjouir» que les deux adversaires de ce soir allaient s'affronter avec leur formation régulière, pour le plus grand bonheur des villageois...

Seul Alex Tanguay, qui vient de Sainte-Justine, pas loin de Québec, n'avait pas l'air d'un robot programmé à défiler des clichés.

Visiblement heureux d'être ici, il ne cachait pas son enthousiasme à l'approche du match pour lequel il a réussi à mettre la main sur une cinquantaine de billets.
 
 
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