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Le Canadien et l'Avalanche s'affrontent à Québec - José Théodore affronte son héros de jeunesse

28 septembre 2002  Hockey
José Théodore devrait partager la même patinoire que Patrick Roy lors du match que le Canadien livrera à l'Avalanche du Colorado ce soir au Colisée. Le gardien du Tricolore ne cache pas sa joie à l'idée d'affronter son idole de jeunesse sur la patinoire des anciens Nordiques.

«C'est un rêve d'enfance», a déclaré le gagnant des trophées Hart et Vézina. «Je n'ai jamais eu la chance de jouer au Colisée dans l'uniforme du Canadien mais je me souviens très bien de la série de 1993. Je me rappelle aussi les confrontations avec Michel Bergeron et les frères Stastny. Et puis le fameux but refusé aux Nordiques en séries éliminatoires.»

«Quand j'étais petit, les matchs Canadien-Nordiques étaient les seuls que je pouvais regarder en entier à la télé», a-t-il ajouté.

Le Canadien et l'Avalanche présenteront des formations presque complètes pour ce match «historique».

«On n'aura aucune difficulté à se motiver, même s'il s'agit d'un match hors concours. On a l'impression de se préparer à jouer un match de saison. Pour nous, il s'agira d'une bonne préparation, surtout qu'on affronte l'Avalanche.»

Les gens embarquaient

Mike Ribeiro est également trop jeune pour avoir joué au Colisée dans l'uniforme tricolore. Mais il conserve tout même d'excellents souvenirs.

«La rivalité était intense. Je pense que les amateurs auraient aimé que le Canadien et les Nordiques s'affrontent 82 fois durant la saison. Les gens embarquaient vraiment.»

Ribeiro a joué au Colisée, d'abord lors du tournoi pee-wee, puis dans le junior, et finalement dans la Ligue américaine.

«J'ai joué avec les Remparts, rappelle-t-il. Je me souviens que le public était exigeant. Ma première semaine avait été bonne et les gens s'attendaient à ce que je produise toujours autant. J'avoue avoir passé des moments difficiles. Mais les gens ont quand même été corrects. J'ai bien aimé jouer à Québec.»

Deux équipes au Québec

Karl Dykhuis vivait dans le nord du Québec à la belle époque de la rivalité Canadien-Nordiques.

«Les sentiments des gens étaient partagés, dit-il. Mais ils prenaient ça à coeur. Personnellement, j'aimais les deux équipes. Le Canadien, c'était la tradition, la grande organisation, tandis que les Nordiques étaient les p'tits nouveaux. Mais ce que j'appréciais le plus, c'est qu'il y avait deux équipes au Québec.»

Stéphane Quintal a plutôt connu la rivalité Boston-Québec.

«Québec est une ville que j'adore, dit-il. Je pense que les gens vont assister à un bon match. Les deux équipes auront des formations presque complètes. Il s'agira d'un bon test pour nous.»
 
 
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