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La tradition semble désormais solidement implantée, et on sera en droit à l'avenir de se surprendre si, aux deux ans plus ou moins quelques mois, le Canadien de Montréal n'annonce pas qu'il vient de licencier son entraîneur-chef. Samedi, c'était au tour de Jacques Martin de passer à la moulinette, sacrifié sur l'autel du rendement qui ne correspond pas aux attentes, du proverbial message qui ne passe plus, de la perte de vestiaire et de la nécessité d'avoir un nouveau regard, une voix fraîche, de repartir ça sous le même nom mais avec une autre tête.
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Vous êtes tranquillement assis là à regarder votre hockey professionnel du samedi soir en sirotant une mixture, le spectacle vaut le détour, c'est 3-3 avec trois minutes au cadran, lorsque la violence pointe son vilain museau. Il est lourdement déconseillé par les autorités compétentes d'entrer en zone adverse en coupant à travers, en possession de la rondelle, la tête un peu basse. C'est que, voyez-vous, vous vous placez alors en situation de vulnérabilité, autre façon de dire, dans la Ligue nationale, que vous courez après les bosses.
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Hier était un grand jour. Dix mois et demi qu'il était attendu, le meilleur joueur de sa génération, le visage de la Ligue nationale de hockey. Pendant la journée, l'attaquant des Penguins de Pittsburgh Steve Sullivan avait admirablement résumé la situation: «Nous retiendrons tous notre souffle la première fois qu'il se fera frapper.» Ceci étant écrit avant cela, on ne peut qu'espérer que les choses se sont déroulées dans l'ordre. De toute manière, qui aurait voulu être le premier à s'en prendre à Sidney Crosby?